Jeudi 3 juillet 2008
4
03
/07
/2008
10:52
-
Par Antiochus
Un an, aujourd'hui, que le blog est ouvert ! ...
Je suis absolument fasciné par ces projets révolutionnaires de buildings à étages tournants qui vont voir le jour dans les années à venir ... je ne résiste pas au plaisr de mettre ici une
vidéo d'un projet de tour à DUBAÏ (420 mètres de haut)... les commentaires sont en anglais mais les images parlent d'elles-mêmes ... Ne vous réjouissez pas trop vite, les appartements
luxueux de la tour, de 125 à 1200 mètres carrés, seront vendus 30 000 dollars le mètre carré soit entre 3,7 à 36 millions de dollars ...
Ce projet de l'architecte italien David Fischer comprend 80 étages réalisés en modules
préfabriqués pivotant autour d'un axe vertical. Ce sera un immeuble "intelligent" et "vert", avec des équipements domotiques les plus modernes qui générera sa propre électricité grâce à 79
éoliennes horizontales (voir la vidéo) installées entre chaque étage. Prix estimé de cette petite merveille d'invention et de technologie : approximativement 700 millions de dollars
-
Publié dans : Architecture
6
-
Partager
Dimanche 8 juin 2008
7
08
/06
/2008
14:09
-
Par Antiochus
Vezelay a été comparé au Mont Saint Michel en raison de la similitude de l'architecture naturelle des deux sites d'où se dégage une impression de grandeur innée,
forçant l'admiration et incitant à la méditation.
Photo David Fugère
Façade actuelle
Tympan de la Basilique de Vezelay
"La Raison se tournant vers le domaine de la Vue, c'est-à-dire la Terre et le Ciel, remarqua que dans le Monde, c'est la
Beauté qui plaît, dans la Beauté des Formes, dans les Formes les Mesures, dans les Mesures les Nombres"
Saint Augustin
Photo
Arnaud Frich
L'ancien tympan dont on devine encore le thème a été remplacé par la scène du Jugement Dernier sculptée par Pascal des ateliers de
Viollet-le-Duc, en 1856-57. Cet ancien tympan est déposé sur le côté sud de la basilique, à côté du cloître, et représentait le Christ en gloire entouré des apôtres ainsi que les attributs des
quatre évangélistes : l'ange, l'aigle, le lion et le taureau.
-
Publié dans : Architecture
8
-
Partager
Mercredi 4 juin 2008
3
04
/06
/2008
14:06
-
Par Antiochus
Voir le début de l'article Ici
La salle de spectacle (114 places) est une salle "à l'italienne" ornée de 12 colonnes - rappel des 12 colonnes du péristyle ...
entre-elles les balcons et les loges. Au niveau du parterre - ou orchestre - s'ouvre des baignoires sortes de loges inconfortables.
La salle est éclairée par un majestueux lustre en cristal de bohème, qui date de 1914. Il pèse la bagatelle de 1200 kilos et comporte 400
ampoules.
Le plafond en forme de coupole, entièrement en bois, peint à l'origine par Claude Robin et qui fut recréé, à partir du
modèle original, par le peintre bordelais Roganeau en 1919. Cette fresque représente la ville de Bordeaux offrant le nouveau théâtre à Appolon et aux muses.
La scène du Grand Théâtre mesure 24 mètres sur 21,40 de profondeur, elle est construite avec une inclinaison de 4 cm
pour offrir une vue la plus parfaite possible à tous les spectateurs. Elle est idéale pour les opéras du XVIIè, XVIIIè siècle et du début du XIXè siècle : Monteverdi, Haendel, Mozart,
Bellini etc mais il est possible d'y représenter avec bonheur les opéras de Verdi ainsi que le répertoire courant ... Les problèmes commencent avec les opéras de Wagner et Strauss qui
demandent un effectif important de musiciens. L'orchestre étant un peu à l'étroit dans la fosse d'orchestre.
Une restauration du XIXè siècle nous avait légué une salle rouge et or comme c'était d'usage à cette époque. Les années
passant, la salle était poussiéreuse et fanée, la scène avait besoin de grosses rénovations pour être aux normes actuelles. Une grande rénovation eut lieu pendant trois ans (au début
des années 90) pour redonner à la salle son aspect d'origine (mélange harmonieux de bleu de blanc et d'or) et pour doter la scène de moyens techniques modernes.
J'espère vous avoir donné envie d'assister à une représentation ou simplement de visiter cette merveille
d'architecture. Les photos viennent du site de l'Opéra National de Bordeaux et d'autres sites parlant du sujet. L'historique est inspiré de l'article du site Le Press
Book et d'autres documents.
-
Publié dans : Architecture
2
-
Partager
Vendredi 30 mai 2008
5
30
/05
/2008
15:11
-
Par Antiochus
Deux articles suivent, consacrés au magnifique Grand Théâtre de Bordeaux ... là où, depuis de nombreuses années je viens entendre l'opéra, la musique symphonique, les
récitals de chants, la musique de chambre etc... A chaque fois c'est un ressourcement, une ré initialisation qui me permet d'avancer de nouveau, calme et serein. Lorsque les portes sont fermées,
les spectateurs finissent de toussotter - alors qu'aucun d'eux ne va chanter - le grand lustre s'éteint avec douceur et détermination... le chef d'orchestre, qui dépasse à peine de la fosse,
lève sa baguette et les premières notes s'emparent de tout l'espace disponible y compris des oreilles, et des coeurs ...
Je suis chaque fois étonné : mais quelle acoustique !
La musique de l'Ouverture s'élève et élève - ce sera encore plus fort dans quelques instants quand la voix du premier chanteur (euse) retentira ... Le drame prendra forme, nous entraînant avec
lui ... l'opéra, quoi que l'on dise, parle de tout un chacun, d'émotions de réalités que nous connaissons tous : L'amour, la mort, la trahison, l'amitié, la beauté, l'idéal ... la joie,
l'exaltation, la colère, le dépit. Dans cette salle, j'ai fait des rencontres avec des artistes extraordinaires qui me paraissaient ne chanter que pour moi. Les portes sont fermées, la lumière
éteinte et le grand rideau soulevé, la scène et la salle ne sont plus qu'une seule et même chose ... une vibration, à l'unisson ... Comme je l'ai déjà dit ailleurs, à l'extérieur, le temps s'est
arrêté et nous avançons dans l'oeuvre, décalés dans l'espace et le temps !
Comment ? l'oeuvre a été crée en 1640 ! (Il Ritorno d'Ulisse in patria de Monteverdi). Qu'importe ! Le bâtiment et ceux qui s'y trouvent vivent au soir de la Première et tout un pan de la culture
de ce siècle reculé parvient jusqu'à nous. Un théâtre d'Opéra est une machine à remonter le temps et particulièrement ce fameux Grand Théâtre de Bordeaux (il faut entendre l'accent
inimitable des bordelais qui prononcent ces trois mots) aussi beau à l'intérieur qu'à l'extérieur il représente, pour moi, une manière de perfection.
Historique
Depuis plus de deux siècles, l'histoire du Grand-Théâtre de Bordeaux se déroule au rythme des événements qui jalonnent
son existence.
D'abord, l'inauguration qui a lieu le 7 avril 1780 ... La foule se presse devant les portes du nouveau bâtiment. On vient
assister à la représentation d'Athalie de Racine mais aussi et surtout admirer le chef-d'oeuvre. Il a fallu sept ans pour mener à bien la construction de l'édifice. Il s'agit d'une commande du
gouverneur de Guyenne, Louis Armand du Plessis, duc de Richelieu. Le résultat est là : sous les yeux du public se dresse une véritable merveille. L'architecte Victor Louis s'est surpassé pour
offrir harmonie, raffinement, sobriété, puissance, pureté de style, élégance et noblesse.
On ne tarit pas d'éloges, aujourd'hui encore, sur ce bâtiment véritable chef-d'oeuvre de l'art architectural du XVIIIe siècle
... en plus de cette valeur architecturale, Victor Louis nous a offert l'acoustique exceptionnelle de la salle entièrement conçue en bois et inoubliable pour ceux qui ont eu la chance de
l'entendre. Chaque instrument se détache avec pureté et netteté et les voix lyriques y sont à l'aise grâce à la taille "humaine" de la salle ( 1114 places).
Donc, les premiers coups de pioches furent donnés à l'automne de l'année 1773. le bâtiment se situe au bout des allées
de Tourny sur l'emplacement du forum Gallo-Romain où se trouvait l'ancien temple des Piliers de Tutelle.
Long de 88 mètres, sa façade de 47 mètres est ornée de 12 colonnes corinthiennes au-dessus desquelles trônent les 9
muses et 3 déesses (Junon - Minerve - Venus) imaginées par le sculpteur Berruer. De chaque côté, deux galeries latérales décorées de pilastres et encadrant des arcades destinées à recevoir des
boutiques (aujourd'hui disparues).
On pénètre à l'intérieur de ce vaste temple gréco-romain voué à la musique, par un immense vestibule, agrémenté par 16
colonnes doriques, aux proportions très pures entièrement fait de pierre blonde. Au fond le grand escalier en forme de T (le premier de ce style) surmonté d'une coupole de 19 mètres de hauteur
donne accès à la salle de spectacle par une porte monumentale flanquée de deux cariatides.
Lorsque l'empereur d'Autriche Joseph II rendit visite à Victor Louis sur le chantier, le souverain fut intrigué par le péristyle qui
lui paraissait fort audacieux dans sa conception : la voûte plate accumule une pression énorme sur les colonnes des angles ... L'architecte trouve une réponse - inattendue pour l'époque - pour
remédier à cet état de fait : Une armature en fer traversant en diagonale les deux caissons d'angle et s'ancrant d'une part sur les colonnes et l'architrave et d'autre part sur le mur de
façade. Ce système révolutionnaire au XVIIIe siècle porte le nom de "Clou de Louis".
Photos tirées de divers sites consacrés au Grand-Théâtre de Bordeaux
à suivre ...
-
Publié dans : Architecture
8
-
Partager
Jeudi 29 mai 2008
4
29
/05
/2008
17:29
-
Par Antiochus
Quelques exemples de tracés tirés de l'ouvrage de :
Jan (ou, Hans ou, Friedman) VREDEMAN de VRIES (1527-1606) publié en 1599.
Il était peintre et architecte et prit une place essentielle dans la Renaissance flamande principalement en prônant l'usage de la "perspective linéaire" selon les
techniques géométriques italiennes dont il contribua à propager l'emploi.
J'ai toujours été, depuis longtemps, extrêmement sensible aux tracés de perspectives, sans trop savoir pourquoi ... les années passant, je
crois être un peu plus à même de comprendre le sens de cette émotion ressentie alors...
La Beauté est émotion, elle naît de la perfection des formes, et crée les conditions d'un état de conscience "autre".
Un jour, en réponse à un de mes commentaires sur son blog, Harmonie m'a dit qu'il faudrait que nous échangions à propos de "l'harmonie (justement) des proportions" et de la conception que
j'en avais ... Ces dessins parlent mieux que je ne saurais le faire ...
Vous savez maintenant d'où vient ma bannière !
-
Publié dans : Architecture
7
-
Partager
DERNIERS COMMENTAIRES