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OPERA - BLOG

Toutes les photos présentes sur ce blog sont des clichés personnels, sauf mention contraire ...
Elles ne sont pas libres de droit !


Concernant les articles de la catégorie: "Franc-Maçonnerie",
je tiens à préciser que je ne représente, ici, aucune Loge ni aucune obédience.


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Lundi 7 avril 2008
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique communauté : Le Chant dans tous ses états

Après l'article consacré à la voix de
Contre-ténor, voici quelques éléments concernant la voix de Soprano colorature. Parmi les voix lyriques c'est  la plus aiguë des tessitures  féminines, la plus spectaculaire aussi. Depuis Mozart et les deux célébrissimes airs de la Reine de la Nuit dans la Flûte Enchantée, les compositeurs ont beaucoup utilisé ce type de voix. L'aigu est souvent facile et surprend les spectateurs qui sont touchés, même si, pour certains, la performance (Suraigu) est plus importante que le chant lui-même.
La plus emblématique des cantatrices actuelles dans ce registre est, sans conteste, Nathalie DESSAY. Tout le monde connaît, par la télévision, cette jeune-femme jolie, enjouée, avec un franc-parler assez peu "Prima donna", titre auquel son immense talent, sa technique extraordinaire et sa voix prodigieuse d'agilité, pourraient lui faire prétendre.

Un air, incontournable du répertoire des sopranos coloratures : L'air d'Olympia dans l'opéra les Contes d'Hoffman de Jacques Offenbach, "Les oiseaux dans la charmille" que l'on appelle parfois "l'air de la poupée".



Un autre "classique" des Sopranos Aigus : "l'air des clochettes" de LAKMÉ de Léo DELIBES.
Par la cantatrice coréenne SUMI JO en 1995



Et pour sortir des sentiers battus, un extrait de l'air de Zerbinetta tiré de l'opéra de Richard Strauss : Ariane à Naxos et qui valut, en son temps, un triomphe à Nathalie Dessay qui peut y faire briller toutes ses qualités de chanteuse et de comédienne. Ce rôle lui permet, également, de jouer de son physique avantageux  (l'opéra c'est aussi du théâtre).


Sans oublier, bien évidemment, l'air de la Reine de la nuit ,le plus spectaculaire avec son suraigu irréel : "Der Hölle Rache", que vous pouvez trouver ICI chanté par Edda Moser.

à suivre ...

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Dimanche 30 mars 2008
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique communauté : Le Chant dans tous ses états
Tristan Und Isolde, opéra de Richard Wagner
Poème et musique : Richard Wagner
Créé au Hofteater de Munich
le 10 juin 1865


Liebestod (Mort d'Isolde)


Isolde n'entend plus rien autour d'elle, avec une émotion croissante
elle fixe les yeux sur le cadavre de Tristan à ses pieds ...



Nina Stemme Soprano (Isolde)

Doux et serein
comme il sourit
comme il ouvre
les yeux avec grâce,
le voyez-vous mes amis ?
Ne le verriez-vous pas ?
Toujours plus lumineux
comme il illumine
et s'élève
reflet des étoiles !
Comme son coeur
se dilate bravement,
la plénitude
jaillit en son sein !
Comme ses lèvres
avec une douceur délicieuse,
exhalent tendrement
un souffle suave :
Amis voyez !
Ne le sentez-vous pas et ne le voyez vous pas ?

Suis-je seule à entendre
cette mélodie qui avec douceur
d'une plainte si
merveilleuse et douce,
disant tout, réconciliant,
tirant d'elle son chant,
me pénètre,
s'élève,
retentit si juste,
vibre autour de moi ?

Sonores et claires,
ondulant autour de moi, sont-ce des vagues,
de douces brises ?
Sont-ce les ondes
de délicieux effluves ?
Comme ils s'enflent
et m'entourent de murmures.
Dois-je respirer ?
Dois-je prêter l'oreille ?
M'exhaler
en douceurs suaves ?
Dans la houle des vagues,
dans le flot qui ondule,
dans les sons qui modulent, dans la respiration de l'univers,
sous le souffle du tout,
se noyer,
sombrer
inconsciente !
Extrême plaisir !


Comme transfigurée, Isolde s'effondre doucement sur le corps de Tristan
Emotion et saisissement de tous les assistants.
Le rideau tombe lentement !


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Jeudi 27 mars 2008
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique communauté : Le Chant dans tous ses états


AÏDA
Opéra en quatre actes de Guiseppe VERDI (1813 - 1901) créé en 1869 à l'occasion de l'inauguration de l'Opéra du Caire.

 



ARGUMENT :

L'action se déroule en Egypte, à l'époque de la puissance des Pharaons.


Acte I
Memphis, palais du roi

L'Egypte est menacée par les troupes éthiopiennes qui s'approchent de Thèbes. Le jour même, doit être proclamé le nom du nouveau chef des armées égyptiennes, désigné par la déesse Isis. Aspirant ardemment à un tel honneur, le jeune capitaine Radamès y voit un moyen de mériter la main d'Aïda, reine de ses pensées et esclave éthiopienne. Ses rêveries sont interrompues par l'arrivée d'Amnéris, fille du roi d'Egypte, qui tente de sonder le cœur du jeune homme, dont elle voudrait être aimée. Mais sa lucidité lui fait craindre une rivale, et le soupçon qu'il pourrait s'agir d'Aïda l'emplit d'une terrible jalousie. Le roi fait son entrée, suivi de sa suite et des prêtres. L'heure est grave : les armées éthiopiennes envahissent l'Egypte ; déjà elles marchent sur Thèbes, guidées par l'indomptable Amonasro. Aïda est en fait sa fille, mais ses ravisseurs l'ignorent. Dans le camp égyptien, le nouveau commandant suprême sera Radamès, les dieux en ont décidé ainsi. Le cri de guerre général résonne tragiquement aux oreilles d'Aïda, déchirée entre la fidélité à sa patrie et l'amour qu'elle éprouve pour celui qui en est désormais l'ennemi. (Ritorna vincitor)

Ritorna vincitor : Nina Stemme (AÏDA)


Memphis, temple de Vulcain

Radamès est conduit à l'intérieur du temple pour la cérémonie solennelle de la Consécration. Au pied de l'autel, le grand prêtre Ramfis lui confie l'épée sacrée et, avec elle, le devenir de l'Egypte. Que l'arme forgée par le Dieu répande par sa main foudre et mort sur l'ennemi !


Acte II


Appartements d'Amnéris dans le palais du Roi.

Sous le commandement de Radamès, l'armée égyptienne a triomphé et revient du front avec trophées et prisonniers. Grisée par la victoire, Amnéris veut croire encore à la possibilité d'être aimée du héros. Mais à la vue d'Aïda, le doute la saisit. Feignant la compassion, elle cherche à recueillir les confidences de la fille d'Amonasro par la ruse, en lui faisant croire à la mort de Radamès. Aïda ne peut cacher sa douleur. Furieuse, Amnéris lui apprend qu'elles sont rivales et jure de la renvoyer à son statut de " vile esclave ".

Une des entrées de Thèbes

Entonnant un hymne triomphal, la foule célèbre la victoire. Radamès, accueilli en sauveur de la patrie, reçoit des mains d'Amnéris la couronne triomphale, et du roi la promesse d'obtenir tout ce qu'il demandera.
Les prisonniers sont amenés. A la vue de son père, vêtu en officier éthiopien, Aïda est bouleversée mais, à sa demande, ne révèle pas son rang. Laissant croire que son souverain est mort, Amonasro implore la clémence de Pharaon pour les esclaves. Le roi est disposé, sous les prières du peuple, à accéder aux supplications d'Amonasro, dont Aïda et les esclaves égyptiens se font l'écho, mais Ramfis et le chœur des prêtres, impitoyables, exigent la mort des esclaves. Radamès rappelle alors la promesse du roi d'exaucer son souhait : c'est la vie et la liberté pour les esclaves éthiopiens qu'il demande. Implacable, Ramfis exige que restent Aïda et Amonasro demeurent captifs en gage de sécurité. Le roi offre au vainqueur la main de sa fille. Celui-ci, pour qui " le trône d'Egypte ne vaut pas le cœur d'Aïda ", garde le silence, sans que personne ne le remarque. Amnéris, pleine d'espoir, veut croire que ses vœux s'accompliront. Amonasro quant à lui, rassurant sa fille à mi-voix, prépare sa revanche.

Acte III

Les bords du Nil, au pied du temple d'Isis. Il fait nuit.

Une barque accoste sur la rive, transportant Ramfis et Amnéris. La jeune femme, à la veille de ses noces, se rend au temple afin d'adresser ses prières à Isis pour que l'amour de Radamès réponde au sien.
Aïda, couverte d'un voile, attend Radamès. Redoutant que ne prenne fin son rêve d'amour, elle se réfugie dans l'évocation nostalgique de sa patrie, qu'elle ne reverra jamais (ô patria mia). L'arrivée soudaine de son père interrompt son extase. Amonasro, obnubilé par la vengeance, a percé le secret de l'amour partagé d'Aïda pour Radamès, et sait comment en tirer parti. Lui faisant d'abord miroiter l'espoir de la liberté, puis lui remémorant les douleurs et les humiliations du peuple éthiopien criant vengeance, il lui demande d'obtenir de Radamès le chemin qu'emprunteront les troupes égyptiennes. Epouvantée par l'ignoble trahison qui lui est demandée, elle finit cependant par plier, brisée par les accusations d'un Amonasro fanatique. Ce dernier se cache à l'arrivée de Radamès. Aïda se montre d'abord distante puis, au jeune homme qui lui jure amour et fidélité, elle propose la fuite : c'est en Ethiopie, dans sa douce contrée natale qu'ils seront libres de s'aimer. Pour le guerrier, cela signifie abandonner non seulement sa propre patrie, mais aussi sa gloire grandissante. Après une hésitation, il accepte dans une résolution passionnée. Les amants s'enfuiront donc. Par quel chemin éviter les troupes égyptiennes, demande alors Aïda ? Radamès indique sans hésitation la route choisie, à la satisfaction d'Amonasro, qui révèle en même temps sa présence et son rang. Stupéfait, foudroyé, Radamès prend alors conscience qu'il vient involontairement de trahir sa patrie. Alors que les deux Ethiopiens tentent de l'entraîner avec eux, Amnéris surgit à son tour. Amonasro se jette sur elle, mais Radamès s'interpose, leur intime de fuir et se constitue prisonnier.



Acte IV

Une salle dans le palais du Roi.

Saisie d'une angoisse mortelle devant le sort de Radamès, Amnéris le fait amener par les gardes. Elle veut le sauver, elle implorera sa grâce, sacrifiera tout pour lui. Mais elle se heurte à la résolution du jeune homme : il est décidé à mourir, et jamais il ne renoncera à Aïda.
La désolation d'Amnéris n'y peut rien : dans le souterrain, Ramfis et les prêtres rendent leur jugement. Accusé de trahison, de désertion et de parjure, Radamès est condamné à être enterré vivant. Dans un acte désespéré, Amnéris tente de s'interposer au pouvoir irréfragable des prêtres, en vain. Elle ne peut que lancer sur eux " l'anathème d'un cœur déchiré ".


 

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Lundi 24 mars 2008
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique
Ci dessous une vidéo d'Angelique Ionatos dont j'ai parlé il y a quelques temps en réponse
à un de vos commentaires ...
Il s'agit d'un extrait du CD : SAPPHO de MYTILENE
Chef d'oeuvre absolu pour qui aime la voix sombre et profonde de cette artiste grecque, auteur de la musique et de  l'adaptation des vers de la poétesse SAPPHO.
Dans ce CD, elle interprète quelques unes de ses chansons avec une autre chanteuses grecque à voix grave : Nena Venetsanou.
Spéciale dédicace à une fidèle de ce blog : Darmon


- Astéron Panton -
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Vendredi 21 mars 2008
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique communauté : Le Chant dans tous ses états
Comme il n'y a plus de commentaires nouveaux, voici les résultats des votes concernant l'article Contre ténors du 5 Mars 2008 (article vu 115fois)
Comme vous n'avez pas réussi à vraiment les départager (Il faut dire qu'il s'agit de la crème de la crème) je ferai bientôt un article détaillé sur chacun d'eux.

Philippe Jaroussky : 3 Votes
SCHOLL-2.jpg      Andreas Scholl : 2 votes
               Alfred Deller : 4 votes

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Mercredi 5 mars 2008
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique communauté : Le Chant dans tous ses états
"Sans musique, la vie serait une erreur" (F. Nietzsche)

Par delà la typologie sommaire des voix lyriques classiques : 
[ Féminines : Soprano - Mezzo-soprano - Contralto. Masculines : Ténor - Baryton - Basse ] se situe la voix de Contre-ténor  (ou contreténor). C'est un type de voix masculine utilisant la technique de la voix de tête (dite aussi, de "fausset"), passant en voix de poitrine dans le registre grave. La voix de haute-contre, souvent confondue avec la précédente, est particulièrement adaptée à la musique baroque française. C'est une voix de ténor aigu qui chante en voix mixte. La tessiture de contre-ténor correspond, à peu de chose près, à celle de mezzo-soprano.

C'est le contre- ténor Alfred Deller qui recrée cette technique de chant dans les années cinquante : Au sortir de la mue il se rend compte qu'il a, naturellement, perdu la voix de soprano de son enfance mais qu'il a gardé des aigus lumineux et purs. A partir de cette constatation, il recrée la technique de l'utilisation de la "voix de tête", perdue depuis plus de deux siècles. Il est le "Père" des contre-ténors  célèbres : Charles Brett, James Bowman, Paul Esswood, René Jacob, Michael Chance, Gérard Lesne et bien d'autres.
Andreas Scholl et  le célèbre Philippe Jaroussky sont ses héritiers directs.

Lequel des trois contre-ténors préférez-vous ?

(Trois générations, trois façons d'aborder cette tessiture ...)
Vous pouvez également proposer un autre contre-ténor. Je ferai un article détaillé sur celui que vous aurez choisi.
Fanchon, Trazom, Stéphane, Atma, Isis, Ariana et deux nouvelles venues : Darmon et Armelle ont déjà donné leur avis !

Andreas Scholl
dans Gulio Cesare in Egitto de G.F. Haendel.
(Production de 2005 à Copenhagen)




Philippe Jaroussky
(voix plus aiguë, plus angélique, que Andreas Scholl)
Un petit extrait du "Nisi dominus" d'Antonio Vivaldi
Accompagné par l'Ensemble Matheus
sous la direction de Jean-Christophe Spinosi.


Alfred Deller dans un air de Henry Purcell : "Ô Solitude"
"Le Maître"

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Jeudi 28 février 2008
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique communauté : Le Chant dans tous ses états
Le Trio final du Chevalier à la Rose (Rosenkavalier) de Richard Strauss, surtout pour entendre la grande Soprano actuelle Nina Stemme dans le rôle de "la maréchale". (Elle chante ici avec Vesselina Kasarova (Octavian) et Malin Hartelius (Sophie) à l'Opéra de Zurich). Et pour écouter/découvrir aussi la sublime partition que Richard Strauss a écrite sur le livret de Hugo von Hofmannsthal
Création le 26 janvier 1911 à Dresde


Octavian 
Marie-Thérèse

(Tous les trois ensemble)

La Maréchale
Je me suis vantée
d'être capable de l'aimer de la bonne manière.
D'aimer, jusqu'à son amour pour une autre !
Je ne pensais vraiment pas
que cela me serait aussi vite infligé !
La plupart des choses en ce monde, 
restent incroyable à qui
les entend seulement raconter.
Seul peut y croire celui qui les vit, 
et il ne sait comment ...
Le garçon est là et je suis là, 
et avec cette fille étrangère il sera heureux, 
heureux de son point de vue d'homme, pleinement.

Sophie
Je me sens comme à l'église,
tout me paraît sacré, et si impressionnant,
et tout pourtant me paraît sacrilège !
Qu'éprouve donc vraiment mon âme ?
Je voudrais m'agenouiller devant cette femme,
et je voudrais lui faire du mal aussi,
car je devine qu'elle me le donne, 
et me prend quelque chose de lui à la fois.
Qu'éprouve donc vraiment mon coeur ?
Je voudrais tout comprendre, et puis je m'y refuse.
Je voudrais questionner et ne pas questionner,
j'étouffe et je suis glacée.
Et je ne sens que toi et je ne sais qu'une chose :
Je t'aime, je t'aime !

Octavian
Quelque chose est advenu, quelque chose s'est produit.
Je voudrais lui demander : cela peut-il être ?
Et cette question, je le sens, m'est interdite.
Je voudrais lui demander : pourquoi en moi ce tremblement ?
Une grande injustice a-t-elle donc été commise ?
Et je ne dois pas, précisemment, l'interroger - elle - à ce sujet ...
Et puis je te regarde,
Sophie, et je ne vois plus, et ne sens plus que toi,
Sophie, et je ne sais plus rien, sinon
que je t'aime !

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Lundi 25 février 2008
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique
Avec une dédicace spéciale pour Harmonie et Isis ...

Cosi fan Tutte ossia la scuola degli amanti. (Ainsi font-elles toutes ou, l'école des amants). "Opéra buffa" en deux actes, livret de Lorenzo da Ponte, musique de Wolfgang Amadé Mozart (KV 588) créé à Vienne, au Burgtheater, le 26 janvier 1790.

Résumé de l'action :

Acte 1

Un philosophe, Don Alfonso, entretient deux de ses amis, Ferrando et Guglielmo, sur l'amour. Les jeunes gens, outrés d'entendre mettre en doute la vertu des femmes qu'ils aiment, acceptent le pari que leur propose Don Alfonso : ils devront obéir aveuglément aux exigences d'un plan destiné a leur ouvrir les yeux sur la vraie nature de leurs fiancées. Fiordiligi et Dorabella s'inquiète de ne pas voir arriver leurs amoureux Ferrando et Guglielmo. Don Alfonso leur apprend qu'ils sont appelés à la guerre; les deux hommes se présentent alors pour faire leurs adieux. Don Alfonso réconforte les fiancées éplorées puis, resté seul, savoure par anticipation le succès de sa machination. Despina, la femme de chambre de Dorabella et Fiordiligi, se réjouit ouvertement du départ forcé de Ferrando et Guglielmo : le moment est venu (selon elle) pour ses maîtresses de profiter de leur liberté. Don Alfonso, après avoir mis Despina dans la confidence, lui demande d'introduire Ferrando et Guglielmo déguisés en Albanais. Les audacieuses déclarations des deux intrus ne réussissent qu'à attiser la colère des jeunes femmes. Les deux Albanais poussés par le désespoir (feint) avalent une fiole de faux arsenic. Despina, travestie en médecin, utilise avec succès l'aimant de Mesmer pour les ramener à la vie. Une dernière tentative de séduction est à nouveau repoussée.
Acte 2
Ayant entendu Despina faire l'éloge de la frivolité, Dorabella jette son dévolu sur Guglielmo (le fiancé de sa soeur) et Fiordiligi sur Ferrando. Don Alfonso laissent ces derniers en tête à tête avec les deux soeurs. Dorabella ne tarde pas à succomber au charme de Guglielmo et accepte de lui un pendentif qu'il substitue à celui de son vrai fiancé Ferrando. A peine le nouveau couple est-il sorti qu'entre Ferrando poursuivant vainement Fiordiligi de ses assiduités. Restée seul, Fiordiligi se repend de sa faiblesse. Ferrando relate a ses amis la rebuffade qu'il vient d'essuyer. En réponse Guglielmo lui présente son portrait, preuve de la trahison de Dorabella; mais l'expérience n'est pas encore terminée, et Don Alfonso exige une nouvelle tentative sur la plus vertueuse des deux soeurs. Fiordiligi (toujours déterminée à ne pas trahir son fiancé) veut rejoindre Ferrando sur le champ de bataille en endossant un uniforme. Surgit alors Ferrando (toujours déguisé en Albanais) apparemment désespéré, il obtient enfin sa capitulation. Guglielmo, comme Ferrando, est maintenant prêt à rompre ses fiançailles mais Don Alfonso tempère leur colère : de doubles noces seront célébrées le soir même. Les quatre nouveaux fiancés boivent à leur bonheur tout neuf. Despina, déguisée en notaire, fait signer aux deux jeunes femmes une parodie de contrat de mariage, mais l'arrivée imprévue des ex-fiancés et de leur troupe est annoncée par un choeur martial. Les jeunes femmes cachent les Albanais, qui profitent de la panique pour s'esquiver et revêtir leur uniforme de soldat. Ferrando et Guglielmo, ayant repris leurs véritables personnalités, jouent les amants bafoués. Don Alfonso lève alors le voile sur la supercherie et reforme les couples en les invitant à rire, en toutes circonstances, de la vie ; tous l'approuvent.

Malgré l'invraisemblance de la situation (comment les deux soeurs ne reconnaissent-elles pas leurs fiancés bien aimés en ces deux albanais grossièrement déguisés ?) Mozart à composé une de ses plus belle partition. Les airs et les ensembles entrecoupés de récitatifs sont tous plus beaux les uns que les autres et certains airs sont devenus les "chevaux de bataille" de bien des cantatrices. Cosi fan Tutte est un opéra que je chéris particulièrement.





Covent Garden 1997
Récitatif : Dove son ?
Terzettino de l'acte 1  : "Soave sia il vento"

Soave sia il vento
Tranquilla sia l'onda
Ed ogni elemento
Benignio risponda
Ai nostri desir
Que suave soit le vent
Que tranquille soit l'onde
Et que chaque élément
Réponde favorablement
A nos désirs


Fiordiligi : Soile Isokosky (Soprano)
Dorabella : Hélène Schneiderman (Mezzo-soprano)
Don Alfonso : Alessandra Corbelli (Basse)




L'air du premier acte : "Come scoglio" 
par la grande Léontine Price au Lincoln Center de New-York
en 1982, sous la direction de Zubin Metha.

"Comme un roc demeure immobile
Contre les vents et la tempête;
ainsi pour toujours cette âme est forte
Dans sa fidélité et son amour ..."


 Je publie cette vidéo (malgré sa qualité sonore approximative) car elle me semble emblématique de la manière dont il faut chanter cet air si difficile, d'une tessiture si étendue que la plupart des cantatrices se contentent de chanter les notes qu'elles possèdent sans se préoccuper des autres. Pour madame Price, il en est tout autrement puisqu'elle dispose de toutes les qualités de legato, de style et d'ampleur vocale qu'il faut pour chanter ce rôle trop souvent confié à des voix plutôt légères ou limitées. Elle incarne aussi, me semble-t-il, à merveille, le personnage de Fiordiligi dans toute sa constance (comme dirait Ariana) : Comme un roc, dit-elle ! Au deuxième acte le roc fondra ainsi que banquise au soleil, devant l'obstination teintée de vengeance de Ferrando qui n'entend pas être le seul  homme trompé dans cette histoire ... Cosi Fan Tutti !



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Jeudi 21 février 2008
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique
free music



Philip GLASS ... "Opening" Extrait du CD "Glassworks".
Au piano le compositeur.
Philip_Glass_by_Annie_Leibovitz.jpg

Profondeur, sérénité, subtiles variations tonales et mélodiques ... le génie. 
Si J.S. BACH avait vécu notre époque il aurait composé une musique de ce genre.

[Appuyer deux fois sur la flèche (jusqu'à l'obtention des deux barres verticales de l'icone : PAUSE) pour démarrer la musique et patientez SVP pendant le temps (court) de téléchargement].
Pour en savoir plus sur Philip Glass un article ICI

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Samedi 16 février 2008
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique

Cet article fait suite à l'article Edda Moser

Edda-Moser-1.jpgSingulier parcours que celui de la soprano allemande Edda Moser (fille du grand musicologue Hans Joachim Moser). Elle est née le 27 octobre 1938 à Berlin.
Elle fait ses début en 1962 dans le rôle de Kate Pinkerton dans l'Opéra : "Madame Butterfly" de G. Puccini à l'opéra d'état de Berlin.
Sa voix de soprano lyrico-dramatique (ou lyrico-spinto) lui permet d'aborder, tout au long de sa carrière, des rôles aussi divers que : La Reine de la Nuit (La Flûte Enchantée) le bel canto (Lucia di Lammermoor) et même des rôles wagnériens comme la Brünnhilde du "Crépuscule des Dieux" de Richard Wagner. Cependant, c'est comme interprète de Mozart qu'elle est reconnue au niveau international : Enorme succès au métropolitan opéra de New-york au moment de sa prise du rôle de la Reine de la Nuit ... à cette époque on est habitué aux voix légères dans les deux redoutables airs de la Flûte enchantée, Edda Moser apporte tout ce qui manquait à ce rôle : l'engagement dramatique, un véritable timbre, un peu effrayant, qui correspond tout à fait à la noirceur du personnage de la Reine et, pour couronner le tout une tessiture très étendue qui lui permet d'affronter, sans problème,  les notes suraiguës des deux airs. Une Vidéo de : "Der hölle Rache" Ici ... Sa performance dans l'aigu ne s'arrête pas là puisqu'en 1971 elle grave le célèbre récital Mozart : "Airs virtuoses de Mozart" chez EMI, où elle aborde le terrible air de concert : "Popoli di Tessaglia" K 316 qui comporte une des notes les plus aigue qu'il soit possible de chanter : Un Contre-sol aigu. dont on peut avoir un exemple dans la vidéo ci-dessous, deuxième partie de l'Air de Concert :

 



 Sa popularité sera encore accrue par le tournage du film de Joseph Losey (1978) : Don Giovanni ou elle incarne  avec un talent digne de la grande actrice dramatique qu'elle est : Donna Anna.

 En 1983, en compagnie de Marilyn Horne et de Samuel Ramey elle aborde, toujours à New-york, le rôle d'Armida dans le "Rinaldo" de G.F. Haendel, avec un immense succès. Un extrait de cet opéra dans la vidéo ci-dessous :




 Elle se produit, par ailleurs, souvent en récital et chante (entre-autres) des lieders de Brahms le "Liebestreu" suit :



 A partir des année 1980, elle se tourne vers des rôles plus dramatiques : Salomé (Richard Strauss,) Fidelio (Beethoven) Sieglinde et Brünnhilde (La Walkyrie de Richard Wagner)
Pour avoir une idée de son impact dans le rôle de Brünnhilde de " Die Walküre" de Wagner un enregistrement de 1989 :



 Après 35 ans au service de l'opéra et du récital lyrique, elle met un terme à sa carrière en 1996 et se consacre, depuis, à l'enseignement au conservatoire de Cologne.

Pour moi, Edda Moser est l'archétype de la cantatrice idéale. Elle possède naturellement toutes les qualités vocales (legato - timbre rare), physiques (la beauté est un atout) et dramatiques (intelligence et talent) nécessaires à l'interprétation d'une oeuvre lyrique, elle comprend les styles et adapte son chant au compositeur et à l'oeuvre ... J'ai eu la chance d'entendre un récital de lieder un peu avant la fin de sa carrière et j'ai été frappé, outre la beauté de la femme et de la voix, par sa capacité à incarner des personnages différents et à les faire vivre jusque sur les traits de son visage (j'étais au premier rang) ... la voix n'était plus celle de la Reine de la Nuit ni même celle des rôles dramatiques de la fin de sa carrière, mais sa technique était intacte et son timbre toujours présent, seul le souffle pouvait lui manquer, par moment. Ce récital figure toujours dans le panthéon des moments lyriques d'exception auxquels il m'a été donné d'assister.
Un grand merci, Madame MOSER



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Dimanche 10 février 2008
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique
A l'occasion de mon centième article, je voudrais vous faire partager le bonheur que j'ai eu d'écouter, hier soir, un concert piano/violon  dans ma bonne ville de LA ROCHELLE.

NRadulovicSManoff_150.jpg

Né en Serbie en 1985, le jeune prodige du violon Nemanja Radulovic jouait en compagnie de l'incandescente pianiste américaine Susan Manoff.



Au programme :
la sonate 137 en ré majeur de Franz Schubert : le jeune compositeur - il a 20 ans - concocte une musique légère sans être mièvre, virtuose sans facilité et nos deux interprètes s'en donnent à coeur joie.
Le grand Ludwig van Beethoven et sa sonate op 12 en mi bémol majeur.
Musique mûre, profonde et puissante ... un adagio émouvant et tendre. Nemanja Radulovic n'est pas pour rien dans l'émotion que nous ressentons, sa virtuosité et ses subtiles nuances nous emmènent dans un monde parallèle et je me surprend à oublier de respirer. Grand moment !
Après un extrait d'Orphée de C.W. Glück moelleux comme un oreiller de plume, nos deux interprètes attaquent la très sérieuse Sonate Opus 105 en la mineur de Robert Schumann. Là, même si l'allegretto tente de nous faire croire le contraire, il s'agit de drame ... du drame, peut-être, de la vie de Schumann ... à la fin de l'oeuvre, j'avoue ne plus très bien savoir où j'en suis.
Le regard d'une des deux amies qui m'accompagnaient, braqué sur moi, après les premières mesures de l'oeuvre, regard à la fois stupéfait et incrédule (c'est son premier concert de musique de chambre) me comble.

ci dessous une courte vidéo pour avoir une (petite) idée du duo que nous avons entendu dans une oeuvre de Maurice RAVEL : "Tzigane" au piano, Susan Manoff.






Une autre vidéo avec une interview/portrait de Nemanja Radulovic et quelques extraits musicaux... (attention, le son est très fort)




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Dimanche 3 février 2008
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique
Début de l'article ICI

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Le Riccardo de Julian Gavin est attachant , il aborde le rôle  tout en force et nuance peu le fort volume de sa voix.  Il ferait un Siegmund de "La Walkyrie" de R. Wagner tout à fait convainquant.  Il nous fait profiter ici de sa voix facile et de ses aigus  particulièrement sonores et brillants.  Il est vrai qu'il faut rivaliser avec la puissance vocale de sa partenaire Hui Hé. Malgré tout , même si les nuances et la caractérisation du personnage ne sont pas ses points fort ,  il sait manifestement  ce que chanter  Verdi veut dire et son plaisir à la faire est communicatif.




James-Westman-1.jpgJames Westman, chante Renato avec conviction et de mieux en mieux tout au long de l'opéra. Au début il est un peu difficile de l'entendre puis, peu à peu, la voix s'étoffe, prends du corps et il commence à habiter son personnage avec talent. Un vrai Baryton Verdi  (ils sont rares).

DaphneTouchais.jpg






La prestation de Daphné Touchais dans Oscar est remarquable de bout en bout. Voix légère (mais pas trop) facile et juste, elle saute et virevolte sur scène, au gré d'une mise en scène compliquée et pas toujours à propos et compose un oscar de rêve, pierre de touche du drame qui se joue.


La mise en scène de Carlos Wagner (puisqu'il faut en parler) décale l'action du Bal Masqué quelque part dans une amérique du sud totalitaire (Carlos Wagner - c'est sa première mise en scène d'un opéra de Verdi -  dit, lui, qu'il a plutôt globalement pensé à un pays du tiers-monde) Riccardo campe un dictateur, Renato étant son âme damnée, et les décors un peu "misérables" nous plongent dans une jungle kitch avec guérilleros et prisonniers (nus) que l'on exécute sur scène ... Bref, une mise en scène à oublier tant elle est constituée de clichés et contre-sens, surtout qu'à la conclusion du drame, au moment du fameux "bal masqué", noeud de l'intrigue où va se perpétrer le meurtre de Riccardo, les masques sont étrangement absents. Ce qui rend le texte incompréhensible pour qui viendrait pour la première fois écouter et voir le chef-d'oeuvre de Verdi.
L'opéra est un art complet, la mise en scène devrait participer, autant que la musique, à l'émotion et au drame ... Ce soir là il manquait un élément essentiel à l'Oeuvre.

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