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OPERA - BLOG

Toutes les photos présentes sur ce blog sont des clichés personnels, sauf mention contraire ...
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Concernant les articles de la catégorie: "Franc-Maçonnerie",
je tiens à préciser que je ne représente, ici, aucune Loge ni aucune obédience.


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Dimanche 10 février 2008
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique
A l'occasion de mon centième article, je voudrais vous faire partager le bonheur que j'ai eu d'écouter, hier soir, un concert piano/violon  dans ma bonne ville de LA ROCHELLE.

NRadulovicSManoff_150.jpg

Né en Serbie en 1985, le jeune prodige du violon Nemanja Radulovic jouait en compagnie de l'incandescente pianiste américaine Susan Manoff.



Au programme :
la sonate 137 en ré majeur de Franz Schubert : le jeune compositeur - il a 20 ans - concocte une musique légère sans être mièvre, virtuose sans facilité et nos deux interprètes s'en donnent à coeur joie.
Le grand Ludwig van Beethoven et sa sonate op 12 en mi bémol majeur.
Musique mûre, profonde et puissante ... un adagio émouvant et tendre. Nemanja Radulovic n'est pas pour rien dans l'émotion que nous ressentons, sa virtuosité et ses subtiles nuances nous emmènent dans un monde parallèle et je me surprend à oublier de respirer. Grand moment !
Après un extrait d'Orphée de C.W. Glück moelleux comme un oreiller de plume, nos deux interprètes attaquent la très sérieuse Sonate Opus 105 en la mineur de Robert Schumann. Là, même si l'allegretto tente de nous faire croire le contraire, il s'agit de drame ... du drame, peut-être, de la vie de Schumann ... à la fin de l'oeuvre, j'avoue ne plus très bien savoir où j'en suis.
Le regard d'une des deux amies qui m'accompagnaient, braqué sur moi, après les premières mesures de l'oeuvre, regard à la fois stupéfait et incrédule (c'est son premier concert de musique de chambre) me comble.

ci dessous une courte vidéo pour avoir une (petite) idée du duo que nous avons entendu dans une oeuvre de Maurice RAVEL : "Tzigane" au piano, Susan Manoff.






Une autre vidéo avec une interview/portrait de Nemanja Radulovic et quelques extraits musicaux... (attention, le son est très fort)




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Dimanche 3 février 2008
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique
Début de l'article ICI

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Le Riccardo de Julian Gavin est attachant , il aborde le rôle  tout en force et nuance peu le fort volume de sa voix.  Il ferait un Siegmund de "La Walkyrie" de R. Wagner tout à fait convainquant.  Il nous fait profiter ici de sa voix facile et de ses aigus  particulièrement sonores et brillants.  Il est vrai qu'il faut rivaliser avec la puissance vocale de sa partenaire Hui Hé. Malgré tout , même si les nuances et la caractérisation du personnage ne sont pas ses points fort ,  il sait manifestement  ce que chanter  Verdi veut dire et son plaisir à la faire est communicatif.




James-Westman-1.jpgJames Westman, chante Renato avec conviction et de mieux en mieux tout au long de l'opéra. Au début il est un peu difficile de l'entendre puis, peu à peu, la voix s'étoffe, prends du corps et il commence à habiter son personnage avec talent. Un vrai Baryton Verdi  (ils sont rares).

DaphneTouchais.jpg






La prestation de Daphné Touchais dans Oscar est remarquable de bout en bout. Voix légère (mais pas trop) facile et juste, elle saute et virevolte sur scène, au gré d'une mise en scène compliquée et pas toujours à propos et compose un oscar de rêve, pierre de touche du drame qui se joue.


La mise en scène de Carlos Wagner (puisqu'il faut en parler) décale l'action du Bal Masqué quelque part dans une amérique du sud totalitaire (Carlos Wagner - c'est sa première mise en scène d'un opéra de Verdi -  dit, lui, qu'il a plutôt globalement pensé à un pays du tiers-monde) Riccardo campe un dictateur, Renato étant son âme damnée, et les décors un peu "misérables" nous plongent dans une jungle kitch avec guérilleros et prisonniers (nus) que l'on exécute sur scène ... Bref, une mise en scène à oublier tant elle est constituée de clichés et contre-sens, surtout qu'à la conclusion du drame, au moment du fameux "bal masqué", noeud de l'intrigue où va se perpétrer le meurtre de Riccardo, les masques sont étrangement absents. Ce qui rend le texte incompréhensible pour qui viendrait pour la première fois écouter et voir le chef-d'oeuvre de Verdi.
L'opéra est un art complet, la mise en scène devrait participer, autant que la musique, à l'émotion et au drame ... Ce soir là il manquait un élément essentiel à l'Oeuvre.

Bal-masqu-.jpg

 

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Vendredi 1 février 2008
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique communauté : Le Chant dans tous ses états
 Je viens de retrouver dans ma bibliothèque un vieux livre découvert chez un bouquiniste, il y a quelques années,  sobrement intitulé : "Anecdotes musicales". Ces anecdotes - d'intérêts divers -  ont été rassemblées par Ernest Van de Velde, par ailleurs éditeur.

 Je vous en livrerai quelques unes, de temps en temps, elles ont un charme un peu suranné car elles racontent le monde musical de la fin du 19ème siècle et des premières années du 20ème ... le livre a été publié en 1926. 
Ce sera une occasion d'avoir une approche, par le biais d'anecdotes, des grands musiciens et chanteurs (euses) de cette époque.

 

 La première anecdote concerne la cantatrice italienne, née à Madrid (soprano colorature) Adelina Patti(1843 - 1919) adulée des grands personnages de son temps et des foules. Sa voix de soprano aigu (elle atteignait sans effort le contre Fa) faisait merveille dans le bel canto italien comme "La Somnabula" de Bellini. Elle débute à New-York en 1859 Dans le rôle de Lucia di Lammermoor et poursuit une carrière internationale sur les plus grandes scènes du monde. Elle interprète une trentaine de rôles (Rossini, Bellini, Verdi, Gounod, Meyerbeer, Donizetti). Son amplitude vocale était remarquablement étendue puisqu'elle abordait, avec grand succès, Aïda, Léonora, Violetta, Marguerite. Elle donne son concert d'adieux en 1906 mais chante une dernière fois, dans un concert de charité, en 1914. Elle était la cantatrice la mieux payée de son époque. (5000 dollars en Amérique)

 

       Portrait de 1863
undefinedL'éventail d'Adelina Patti :

 Adelina Patti possédait un éventail unique : tous les souverains d'Europe y avaient inscrit quelques mots . Voici quelques-uns de ces précieux autographes :
Alexandre III : "Rien ne calme comme votre chant."
L'empereur Guillaume : "Au rossignol de tous les temps."
La reine Christine: "A l'Espagnole, une reine qui est fière de la compter au nombre de ses sujets."
L'empereur d'Autriche et la reine Elisabeth ont simplement signé.
La reine des Belgesà écrit les premières mesures de la célèbre valse : "Il bacio".
Et, au centre, se trouvaient ces quelques mots : "Reine du chant, je te tends la main." (A. Thiers, président de la république française)
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Mardi 29 janvier 2008
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique
Dimanche 27 janvier 2008 représentation de :
Un Ballo in maschera
Opéra en trois actes, Livret d'Antonio Somma d'après le poème écrit par Eugène Scribe pour l'opéra de Daniel-François Esprit Aubert : Gustave III ou le Bal masqué.
Musique de Guiseppe VERDI
Opéra National de BORDEAUX.

Direction musicale : Paolo Olmi
Mise en scène : Carlos Wagner

Riccardo : Julian Gavin
Renato : James Westman
Amélia : Hui Hé
Ulrica : Elena Manistina
Oscar : Daphné Touchais
Samuel : Jérome Varnier
Tom : Antoine Garcin
Silvano : David Grousset
Un juge : Pierre Guillou
Un serviteur : Nicolas Pasquet

Choeur et orchestre de l'Opéra National de Bordeaux Aquitaine



Quelle joie de retrouver cette musique de Verdi à la fois puissante et subtile, au service du drame, qu'elle illustre et souligne avec une efficacité redoutable. Réécouter ces mélodies, que l'on ne peut oublier après les avoir entendues pour la première fois, est toujours un grand plaisir.
Les divers enregistrements ont rendu l'oreille exigeante, mais l'Opéra est un spectacle vivant avec ses sommets d'émotions, ses imperfections inévitables et, parfois des moments de perfection absolue.
Cette représentation se situe dans la juste mesure sur le plan musical. Paolo Olmi peine, au début, à rassembler son monde et à constituer - comme c'est son rôle - un tout cohérent ... puis, petit à petit, la concorde s'établit et la musique de Verdi apparaît !
hui-he.jpgHui Hé
Photo : Frédéric Desmesure
Site Forum opéra

Hui Hé déploie son lyrico spinto sonore et chaud et use de sa puissance qui semble sans limite ... même dans les aigus forte elle ne semble pas au bout de ses possibilités. Cette cantatrice chinoise est déjà venu chanter deux autres rôles à Bordeaux : Tosca en Février 2005, Aïda en Mars 2006 et pour l'avoir entendue à ces deux occasions, je peux mesurer la progression vocale de cette artiste en écoutant son Amélia d'aujourd'hui. Déjà le contraste était flagrant entre sa Tosca, chantée totalement "en force" avec peu de subtilité et sans grand souci du personnage et des émotions qu'il est sensé éprouver, et une Aïda totalement habitée par son rôle, chantant en finesse avec un légato "sur le souffle" que je ne lui connaissais pas. Dans ce Bal masqué, on retrouve la cantatrice au faîte de sa maturité vocale : timbre charnu et verdien (ce qui est rarement le cas chez les cantatrices extrèmes-orientales) caractérisation du personnage : son Amélia n'est pas seulement victime du système social dans lequel elle évolue, Hui Hé campe une femme de caractère qui cherche à agir, malgré tout, sur ce qui lui arrive. J'espère que nous pourrons continuer à l'entendre à Bordeaux car sa carrière internationale pourrait l'éloigner de notre beau théatre.

helena-manistina.jpgEléna Manistina
Photo : Frédéric Desmesure
Site Forum opéra
Eléna Manistina, Mezzo-soprano puissante et sonore, nous offre une Ulrica de grande classe. On pense aux grandes devancières (Fédora Barbieri, Guilietta Simionato et bien d'autres ...) qui n'auraient pas à rougir de sa prestation de ce soir. Peu aidée par la mise en scène, qui en fait une magicienne un peu grotesque, elle domine la tessiture (très grave) du rôle sans difficulté apparente. Elle utilise sa grande voix et son timbre sombre, à grain serré, pour susciter la démesure du personnage d'Ulrica. J'avais pu l'entendre lors de sa prise de rôle dans Amnéris aux côtés de Hui Hé dans l'Aïda de Mars 2006. Là aussi, belle progression, on peut constater sa connaissance profonde du chant verdien et une technique vocale de toute première qualité qui lui permet d'émettre les "extrèmes graves" sans les poitriner (je n'avais jamais entendu cela). Grande artiste, Bravo Madame Manistina.

à suivre ...

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Samedi 19 janvier 2008
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique
stich-randall.jpeg



Modification du billet que j'avais rédigé à l'occasion du décès de Teresa Stich Randall avec l'ajout d'une vidéo, pour Isis, et tous les amoureux et amoureuses de cette immense cantatrice ICI 
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Mardi 15 janvier 2008
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique
Moser-Edda-15.jpgAu cours de l'été 1977, la NASA lance les sondes spatiales Voyager 1 et Voyager 2 depuis le pas de tir de Cap Canaveral en Floride. Techniquement, elles ne devaient fonctionner que 5 ans mais, 30 ans après, elles continuent leur route dans l'espace, imperturbablement.
à leur bord, parmi d'autres équipements, se trouve un objet singulier : Un disque de cuivre recouvert d'or "Voyager Golden Record". Il contient divers documents enregistrés relatifs à notre civilisation. Il s'agit d'un message adressé aux "extra-terrestres" qui intercepteraient, par hypothèse, les deux Voyager. Dans cet enregistrement on peut trouver : des sons (pluie, bruits de pas, chants d'oiseaux ...) Diverses images : (Un homme, une femme, un bébé, un violon ...) Voyager Golden Record contient également une liste d'extraits musicaux des diverses cultures terrestres. Parmi ces documents, se trouve l'extrait d'une oeuvre d'un compositeur, reconnu unanimement comme le plus génial : W.A. MOZART. Il s'agit du deuxième air de la Reine de la Nuit ("Der hölle rache ...") extrait de la Flûte Enchantée, son opéra le plus célèbre. Le choix s'est porté (et c'est tant mieux) sur l'interprétation exceptionnelle de la Soprano Lyrico-colorature allemande EDDA MOSER
 

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Mercredi 19 décembre 2007
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique
Je viens de passer un très beau moment sur You Tube  à comparer les différentes interprétations de l'air de Turandot de G. Puccini"In questa reggia"  ...
Cet air est particulièrement  spectaculaire et doit être chanté par la plus volumineuse des voix de soprano : Le Soprano Dramatique.  J'ai écouté la voix d'airain de Birgit Nilsson, celle, non moins impressionnante, d'Eva Marton, le vibrato quelquefois génant de l'immense Gwyneth Jones, Le formidable instrument vocal de Ghena Dimitrova, même une bande son illustrée de photos de la jeune Maria Callas (qui ne se doutait pas, à l'époque, qu'elle chanterait les opéras de Bellini et Lucia di Lamermoor - qui aurait pu s'en douter ?) et beaucoup d'autres cantatrices moins connues ...

and the winner is ...

L'extraordinaire ALESSANDRA MARC... Jugez vous même


 

TURANDOT
Dans ce palais, voilà mille et mille ans,
Résonna un cri désespéré.
Et ce cri, passant d'âge en âge,
Se réfugia ici, dans mon âme !
Ô princesse Lo-u-ling,
Ancêtre douce et sereine qui régnait.
Dans ton obscur silence, et en pure joie,
Toi qui refusa, inflexible et certaine,
L'âpre domination, à cette heure tu revis en moi.
LE CHOEUR
C'était quand le roi des tartares
Déploya ses sept étendards !
TURANDOT
Mais dans ce temps dont chacun se souvient,
Il y eut soudain l'effroi, la terreur, le bruit des armes !
Le Royaume envahi ! le Royaume envahi !
Et Lo-u-ling, mon aïeule, fut traînée
Par un homme comme toi, comme toi étranger,
Là-bas dans la nuit atroce
Où s'éteignit sa fraîche voix !
LE CHOEUR
Depuis des siècles elle dort
Dans sa tombe énorme !
TURANDOT
Ô princes qui, par de longues caravanes,
De tous les coins du monde,
Venez ici jeter votre destin
Je venge sur vous, sur vous, cette pureté
Ce cri et cette mort !
Ce cri et cette mort !
(Avec énergie)
Nul jamais ne m'aura !
Nul, nul ne m'aura !
L'horreur pour l'homme qui la tua
Reste vivante dans mon coeur !
Non, non ! Nul ne m'aura !
Ah, orgueil renaît en moi
De tant de pureté
(Et, menaçante à l'adresse du prince Calaf)
Etranger ! Ne tente pas le sort !
Il y a trois énigmes, la mort est une !
LE PRINCE CALAF
(Avec fougue)
Non ! non !
Il y a trois énigmes, la mort est une
LE PRINCE CALAF -
LA PRINCESSE TURANDOT
(Ensemble)
Non, non !
Il y a trois énigmes, la mort est une !

Chanter cet air sans hurler, garder la pureté de son timbre sur tout le registre avec une justesse jamais prise en défaut, chanter "légato" même dans les moments les plus extrèmes et atteindre les aigus sans effort apparent, c'est ce qu'arrive à réaliser cette cantatrice que je ne connaissais pas ... Belle découverte, belle artiste.
Qu'en pensez-vous ?




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Jeudi 29 novembre 2007
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique
Début de l'article ICI


Marilyn-Horne-4-copie-1.jpg


En 1977, elle est à Houston où elle dispense à profusion son talent dans Tancrède de G. Rossini, prise de rôle triomphale suivie d'une autre non moins considérable dans le célèbre Orlando Furioso de A. Vivaldi (partition récemment reconstituée) Elle chante avec un succès fracassant cet opéra à PARIS en 1981.



Air d'Orlando Furioso de VIVALDI en 1989 à San-Francisco




A la fin des années soixante-dix, quoique ayant conservé intactes ses possibilités dans l'aigu, elle se consacre aux seuls rôles de Mezzo et de contralto (Carmen - Amneris - Orfeo - Eboli - Dalila ) à ces rôles célèbres elle ajoute Fides du Prophète de Meyerbeer opéra alors bien oublié.

 


"Mon coeur s'ouvre à ta voix" Samson et Dalila de Saint-Saens

Elle chante aussi beaucoup de récitals avec piano (mélodies) ou avec orchestre (elle a même chanté des extraits des opéras de R. Wagner).

Unique dans l'art de rendre tout leur éclat aux joyaux de la musique baroque Horne atteint au sublime dans la musique de Haendel (Particulièrement Rinaldo) mais aussi les oratorios.
Ci dessous un extrait de SEMELE enregistré en 1986

Unique par son timbre à la noirceur presque inquiétante, la luxuriance de ses ornementations, sa tessiture exceptionnelle et l'étendue de son répertoire (de Monteverdi à Mahler) Marilyn Horne, au zénith de sa carrière, à donné le sentiment d'un retour à l'âge d'or. Elle émeut passionne et bouleverse tout ceux qui l'ont écoutée ...


  Marilyn Horne en récital (1992)
HORNE-1992-copie-1.jpg Le 19 Janvier 2006 la mezzo-soprano légendaire annonce, par l'intermédiaire de son agent qu'elle est atteinte d'un cancer du pancréas.
Une dépêche du mois de juin de la même année annonce que Marilyn Horne va mieux et qu'elle vient de faire une apparition, à l'occasion d'un gala en l'honneur du directeur sortant du Métropolitan-opéra. La cantatrice semble en forme et souriante.

Toutes nouvelles de sa santé seraient les bienvenues ... amis visiteurs, bien informés, à vos commentaires !

Long life Marilyn

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Mercredi 21 novembre 2007
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique
Marilyn Horne

HORNE-2.jpg  La découverte de cette voix (dans les années 70) a constitué, pour moi, un choc ... Un changement de ma perception du chant lyrique. Cette mezzo-soprano au timbre unique, reconnaissable dès la première note, porte l'art du chant à son sommet. Elle s'adresse à ceux qui l'écoutent, en parlant directement au coeur, faisant jailllir des émotions, que l'on aurait pas imaginé éprouver.

  Marilyn Berneice Horne est née le 16 janvier 1929 (1934 dans certaines biographies) à Bradford en Pennsylvanie.
De son père Bentz Horne, ténor semi-professionnel de talent, elle reçoit,dès son enfance, les premières bases de l'enseignement du chant.
  Dans un entretien accordé au magazine LYRICA en juillet-août 1981, elle affirme avoir commencé à chanter très tôt (quatre ans) et ne s'être apercu de l'existence de son registre grave (Un octave) qu'à quinze ans. "Je suis néammoins resté soprano, affirme-t-elle, et comme j'avais du succès j'aurais pu le rester pour toujours s'il n'y avait eu ce renouveau du bel canto."

  En 1953, après une tournée en Europe avec la chorale de Robert Wagner, elle décide de voler de ses propre ailes. Ses débuts sur scène ont lieu en 1954 à Los Angeles dans le rôle, très grave, de Hata dans "La Fiancée vendue" de  B. Smetana.
  L'été 1954, elle est la doublure vocale de l'actrice Dorothy Dandrige (Une voix claire et haute de soprano lyrique) dans l'enregistrement de la version signée par Oscar Hammerstein du chef-d'oeuvre de G.Bizet devenu un film important d'Otto Preminger.
  Elle passe ensuite trois saisons (1957-1960) à l'opéra de Gelsenkirchen en Allemagne où elle chante quantité de rôle de soprano : Mimi de la Bohème, Minnie de la Fille du Far West de Puccini, Amélia de Simon Boccanegra, Tatiana de d'Eugène Onéguine etc ...
De retour aux Etats-Unis, elle débute à l'opéra de San Francisco dans Marie de Wozzeck d'Alban BERG chantant dans le même temps La Vecchia de Gianni Schicchi, un authentique rôle de contralto. Elle fait alors la connaissance du chef d'orchestre Henri Lewis qui la dirige dans Santuzza. Le premier juillet 1960, elle l'épouse. Ensemble ils auront une fille, Angela, née le 14 juin 1965. On sait que cette grossesse l'empêchera d'honorer un contrat au Carnegie Hall, le 22 avril 1965, ce qui permet à une certaine Montserrat Caballe de triompher dans Lucrezia Borgia et de devenir star en l'espace d'une soirée.
  Le 29 janvier 1964, à Los Angeles, elle débute dans Arsace face à l'époustouflante Sémiramis de Joan Sutherland. Cette soirée marque un tournant décisif dans son évolution artistique car, jusque là, elle n'avait jamais utilisé son registre grave en force de peur de "perdre sa voix". Et l'on sait que c'est grâce à son aisance confondante dans l'agilita di forza propre aux grands rôles des opéras seria de Rossini qu'elle s'est rendue unique.

La Donna del Lago de G. ROSSINI
"Mura felici" en 1981

  En 1961, c'est la naissance du plus grand duo vocal féminin depuis la Patti et l'Alboni (les grandes anciennes). duo qui connait de fabuleux succès dans la Norma de Bellini ou Semiramis de Rossini. Suivront de nombreux enregistrements.
  La grande carrière commence alors pour Marilyn : Débuts au Coven Garden de Londres dans Marie de Wozzeck, à la Scala de Milan dans Jocaste (Oedipus Rex de Stravinski) au Métropolitan opéra de New-York dans Adalgisa (Norma de Bellini).
  A partir de 1970, elle devient une habituée de la première scène américaine où elle chante : Rosine, Carmen, Orfeo, Eboli, Dalila ...
A Houston, en 1975, elle aborde pour la première fois l'opéra baroque : RINALDO de Georg Friedrich Haendel

"Cara Sposa" air célèbre de l'opéra Rinaldo  de G.F. HAENDEL

 


à suivre ...
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Mardi 13 novembre 2007
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique
"Le Drame lyrique a été l'oeuvre la plus originale, peut-être, de la civilisation moderne. Oeuvre d'art extraordinaire qui s'efforce de rendre,non seulement l'apparence poétique de la vie, mais la vie elle-même, l'homme tout entier, l'arbre avec ses racines, le monde des  passions et des sentiments obscurs. Non tels que la raison les retrouve et les classe, désséchés par l'analyse, mais vivants, frémissants, au sens même de l'action."
Romain Rolland (1866 - 1944)

Richard Wagner : Der Fliegende Holländer
Festival de Savolinna 1989  ... Hildegard Behrens (Senta)

 

 
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Lundi 29 octobre 2007
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique
Karen-Vourc-h.jpg  La perspective de découvrir une nouvelle voix et toujours une joie intense ...
  Ce soir du vendredi 26 octobre en l'église "Notre Dame" de Lagord (commune périphérique de la ville de LA ROCHELLE) moi et ma petite bande d'amis, fidèles parmi les fidèles du concert lyrique annuel de cette petite ville, n'avons pas été déçus ...



  Karen Vourc'h fait des études de physique jusqu'au doctorat avant de se consacrer entièrement au chant. Remarquée par Christa Ludwig, elle suit son enseignement et remporte plusieurs prix dans des concours internationaux (Verviers en 2003, Montserrat Caballe en 2003, Toulouse 2002, finaliste au concours des voix nouvelles en 2002). Elle a été nommée révélation lyrique de l'ADAMI pour  l'année 2005.

  Elle fait ses débuts dans le rôle de Pamina de la Flûte Enchantée au théâtre Royal de Mons en Belgique.
Elle reprend ce rôle en France, à Avignon, puis aborde très vite les rôles majeurs de son répertoire : Donna Elvira (Don Giovanni), Musetta (La Bohème) Fiordiligi (Cosi fan Tutte) et la comtesse des Noces de Figaro à Tours et Lausanne.
 Elle vient d'aborder, récemment, le rôle titre de Traviata.
 Elle se produit également en concert avec les orchestres de Tours, de Marseille, d'Avignon, de Zurich. Elle chante,aussi, souvent, en récital avec ( Comme ce soir) la pianiste Susan Manoff ou bien J.P. Collard.
  Quelques uns de ses projets : Musetta (La Bohème) à Avignon, Mélisande à Tours, Orphée aux enfers à Montpellier, Juliette (Roméo et Juliette) de Pascal Dusapin à l'Opéra Comique en 2008.



  Les mélodies de Sibélius, qu'elle chante au tout début du récital de ce soir, la montrent plutôt stressée ce qui l'oblige à forcer un peu son Soprano lyrique, pourtant déjà fort sonore. Elle interprète ensuite une mélodie rêveuse, du compositeur norvégien Rangstrom ... elle a plus de mal à chanter "légato" qu'à prononcer la langue norvégienne, qui lui semble naturelle (Nous apprenons à l'entracte que son père serait lui-même norvégien) ... Sa gorge manifestement serrée l'oblige à chanter "Forte" presque constamment .
  Les mélodies de Grieg, qu'elle interprète ensuite, semblent la décontracter et nous commençons à entendre son très beau timbre débarrassé des embarras du stress . Elle montre l'étendue de son talent vocal et de ses qualités émotionnelles avec la magnifique mélodie de C.Debussy : "Beau Soir" et elle termine la première partie du concert avec de célèbres lieder de Schubert, chantés avec esprit et un art du chant digne de ses plus illustres devancières, entre-autres : "Du bist die ruh" et "Gretchen am spinnrade".

  La seconde partie débute par trois chansons de Bilitis à peine chantées, presque sussurées ...  Quatre mélodies de Richard Strauss lui permettent de retrouver son tonus et de commencer un crescendo vocal éblouissant qui ne s'arrêtera qu'avec le dernier Bis : une berceuse russe de P.I. Tchaikowski ... toute en douceur, pour que nous puissions aller nous coucher en paix, nous dit-elle.
Après les mélodies de Strauss, elle chante avec panache, un merveilleux légato et une puissance vocale stupéfiante "l'Ode à la lune" tiré de l'Opéra de A. Dvorak, Rusalka ... Un bis suivra cette démonstration éblouissante : La "valse" de Romeo et Juliette de Gounod, elle nous montrera, dans cet air, l'étendue de sa voix (éblouissante) et de son talent (immense) Karen Vourc'h semble faite pour chanter l'opéra plus que pour interpréter des mélodies confidentielles comme les chansons de Bilitis.

  Belle découverte, belle artiste, nous suivrons attentivement sa carrière et nous nous promettons d'aller l'écouter sur scène, là où est sa vraie place.

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Samedi 20 octobre 2007
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique communauté : Le Chant dans tous ses états
 Troisième article concernant les cantatrices que je considère comme majeures … après Gundula Janowitz ici et Kirsten Flagstad ici

Aujourd’hui une approche brève de celle qui fut un authentique contralto [avec : Marian AndersonMaureen Forrester et Aafje Heynis les seules, à mon sens, à être à son niveau] voix rare et précieuse, sa lumière vocale n’aura brillé que peu de temps …

Kathleen-FERRIER.jpgKathleen FERRIER
 
Elle est née en Angleterre, à Higher Walton le 22 avril 1912 et morte à Londres le 8 octobre 1953.
 
Après des études de piano, elle est lauréate des concours du festival de Carlisle et commence des études de chant avec J.H. Hutchinson et le baryton Roy Henderson.
Elle se produit en concert pendant la guerre avec le "Bach Choir de Londres".
Kathlenn débute au festival de Glyndebourne en 1946 dans le « Viol de Lucrèce » de Benjamin Britten (création mondiale) où elle chante le rôle titre. Son seul autre rôle à la scène sera : « Orphée » de C.W. GLÛCK qu’elle chante à Glyndebourne en 1947, à Amsterdam et à Londres au Covent Garden en 1953, où la maladie (elle meurt, cette même année d’un cancer du sein) l’empêche d’achever la série de représentations prévues. Entre temps elle se produit en concert, avec un succès considérable, aux États-Unis et en Europe, notamment sous la direction du grand Bruno Walter.
Ses interprétations du « Chant de la Terre » de G. MALHER en 1947 à Edimbourg et à Salzbourg en 1949 restent légendaires.
Le pouvoir émotionnel de son timbre en fait l’interprète idéale de BACH (Messe en si) HAENDEL (Le Messie) BRAHMS (Rapsodie pour alto) Benjamin Britten écrit pour elle : « Abraham et Isaac » …

En à peine cinq ans de carrière elle lègue au disque beaucoup d’enregistrements de référence, quelques exemples :
 
J.S.BACH : Messe en si : Direction Georges Enesco (1951).
La Passion selon Saint Matthieu : Direction Reginald Jacques
Arias de Bach et Haendel (en anglais) direction Adrian Boult en 1952
BRAHMS : Rapsodie pour Alto : direction Clemens Krauss (1947)
(Si l'on écoute Kathleen Ferrier pour la première fois c'est par ce disque qu'il faut commencer)
MALHER : Le Chant de la Terre Orchestre philharmonique de Vienne direction Bruno Walter. La symphonie N° 2 « Résurrection » Direction Otto Klemperer.
GLUCK : Orphée et Eurydice Orchestre de l’Opéra Néerlandais.

Coffret-K-Ferrier.jpg



Le coffret en 10 CD de tous les enregistrements (ou presque) paru il y a quelques années chez DECCA vient d'être réédité on peut le trouver ici (le moins cher - 41.90€) :
Kathleen Ferrier édition
 
 





Ci-dessous une vidéo qui permet d’entendre le célébrissime : « Ombra mai fu » tiré de l’opéra SERSE de G. F. HAENDEL.

Courte vidéo en guise d'hommage

 
K.Ferrier.jpeg

A l’écoute de cette voix ample, sonore, capiteuse au timbre si particulier, il faut laisser de côté toute idée préconçue sur l’art du chant (tel qu’on le pratique actuellement) et se laisser emporter, sans tenir compte du son des enregistrements, parfois un brin suranné, vers les sphères insoupçonnées de l'émotion et du génie vocal de cette très, très, grande dame de l'Art Lyrique





 
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