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OPERA - BLOG

Toutes les photos présentes sur ce blog sont des clichés personnels, sauf mention contraire ...
Elles ne sont pas libres de droit !


Concernant les articles de la catégorie: "Franc-Maçonnerie",
je tiens à préciser que je ne représente, ici, aucune Loge ni aucune obédience.


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Jeudi 28 février 2008
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique communauté : Le Chant dans tous ses états
Le Trio final du Chevalier à la Rose (Rosenkavalier) de Richard Strauss, surtout pour entendre la grande Soprano actuelle Nina Stemme dans le rôle de "la maréchale". (Elle chante ici avec Vesselina Kasarova (Octavian) et Malin Hartelius (Sophie) à l'Opéra de Zurich). Et pour écouter/découvrir aussi la sublime partition que Richard Strauss a écrite sur le livret de Hugo von Hofmannsthal
Création le 26 janvier 1911 à Dresde


Octavian 
Marie-Thérèse

(Tous les trois ensemble)

La Maréchale
Je me suis vantée
d'être capable de l'aimer de la bonne manière.
D'aimer, jusqu'à son amour pour une autre !
Je ne pensais vraiment pas
que cela me serait aussi vite infligé !
La plupart des choses en ce monde, 
restent incroyable à qui
les entend seulement raconter.
Seul peut y croire celui qui les vit, 
et il ne sait comment ...
Le garçon est là et je suis là, 
et avec cette fille étrangère il sera heureux, 
heureux de son point de vue d'homme, pleinement.

Sophie
Je me sens comme à l'église,
tout me paraît sacré, et si impressionnant,
et tout pourtant me paraît sacrilège !
Qu'éprouve donc vraiment mon âme ?
Je voudrais m'agenouiller devant cette femme,
et je voudrais lui faire du mal aussi,
car je devine qu'elle me le donne, 
et me prend quelque chose de lui à la fois.
Qu'éprouve donc vraiment mon coeur ?
Je voudrais tout comprendre, et puis je m'y refuse.
Je voudrais questionner et ne pas questionner,
j'étouffe et je suis glacée.
Et je ne sens que toi et je ne sais qu'une chose :
Je t'aime, je t'aime !

Octavian
Quelque chose est advenu, quelque chose s'est produit.
Je voudrais lui demander : cela peut-il être ?
Et cette question, je le sens, m'est interdite.
Je voudrais lui demander : pourquoi en moi ce tremblement ?
Une grande injustice a-t-elle donc été commise ?
Et je ne dois pas, précisemment, l'interroger - elle - à ce sujet ...
Et puis je te regarde,
Sophie, et je ne vois plus, et ne sens plus que toi,
Sophie, et je ne sais plus rien, sinon
que je t'aime !

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Mercredi 27 février 2008
par Antiochus publié dans : Esotérisme - Traditions - communauté : Les Cheminants
Rabbi Loew  ( ou Löw) et la création du Golem ici


PRAGUE--mairie-juive-.jpg
La légende suivante raconte comment le Rabbi Loew sauva sa propre vie par intelligence : Une nouvelle fois, la communauté juive de Prague était victime d'une épidémie qui emportait jeunes et moins jeunes. Les cadavres s'entassaient dans le bethchajim (vieux cimetière), les bras et l'espace manquant pour enterrer les corps. Le Rabbi Loew était déjà un fort vieil homme, il allait sur ses cent ans d'âge dont témoignaient ses cheveux et sa barbe d'un blanc immaculé . Le Rabbi interrogeait en vain ses livres, espérant y trouver l'origine de cette épidémie, mais surtout le remède pour la contrer. Dans sa grande détresse, il se rappela le rêve qui l'avait visité lors de cette horrible épidémie dont tant d'enfants avaient été victimes quelques années auparavant.  Aussi se présenta-t-il la nuit suivante, accompagné de ses élèves du Talmud et des serviteurs de la synagogue, à la petite porte dans le fond du vieux cimetière.

 

 

 

undefinedAu moment où le rabbin voulut se saisir de la clef, la porte s’ouvrit, et un homme blême, grand et maigre, sortit, une très longue liste à la main. Le Rabbin sut tout de suite que cet homme grand et maigre n’était autre que la mort. La liste n’était autre que celle des gens appelés à mourir le lendemain. Le Rabbi Loew fut saisi d’effroi en y lisant son nom et ceux de tous ses compagnons. Il s’empara de la liste et la déchira en petits morceaux.

« Cette fois tu as réussi à m’échapper, dit la Mort. Mais prend garde de ne pas me rencontrer une autre fois ! »

Le Rabbi, sachant que la mort n’aurait de cesse de s’emparer de lui, ne tenait guère à une telle rencontre. Il consulta de nouveau ses livres, et, comme il était également adroit en mécanique, il se fabriqua un petit appareil qui le protégerait de la mort et qu’il porterait dorénavant toujours sur lui. Que la mort rôde près de lui, le petit appareil se mettrait à sonner comme une vieille montre, et le rabbin pourrait ainsi échapper à son destin.

La mort se cacha sous toutes les formes possibles pour l’approcher mais, grâce à sa ruse, le talmudiste la décela à chaque fois. Elle prenait un jour l’apparence d’une petite vendeuse, pour mieux se déguiser le lendemain en pêcheur apportant le poisson du Sabbat, puis en mendiant ou même en monsieur distingué venu lui présenter ses hommages. Chaque fois, son appareil le prévenait du danger mortel.

De longues années passèrent ainsi. Un jour, ses élèves, sa famille, et ses amis vinrent lui témoigner de leur estime et de leur gratitude à l’occasion de son anniversaire.

Très ému, le Rabbi Loew oublia son appareil dans son bureau et alla à la rencontre de ses hôtes avec un large sourire. La plus jeune de ses petites-filles entra en dernier une magnifique rose à la main. Le Rabbin se réjouit de ce cadeau et se pencha pour en apprécier le parfum. Il tomba en ce même instant sur le sol, mort. La mort s’était dissimulée dans la rose. Dans la pièce attenante le petit appareil magique retentit fort longtemps, si longtemps que ses ressorts en vinrent à se rompre. Personne ne se douta toutefois un seul instant que c’était dans cette belle goutte de rosée qui brillait sur la fleur que la mort s’était dissimulée.

Le Rabbi Loew gît dans un tombeau semblable à un temple, contre le mur occidental du cimetière, au côté de son épouse. Il y est représenté par un lion (Loew signifie Lion) sculpté dans la pierre du sarcophage.

Sceau-de-salomon-8.gif

 


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Mardi 26 février 2008
par Antiochus publié dans : Citations ... Réflexions
DESERT-2.jpg
Je suis dans ma période "Plotinesque" ...  Je craque ... je livre à votre réflexion 3 citations sur la
Beauté, 
la nature de l'âme et de la connaissance ( Peut-être ces trois phrases parlent-elles de la même chose ... )



- Nous sommes beaux quand nous nous connaissons et   laids quand nous nous ignorons.

- Chaque âme devient ce qu'elle contemple !

- La connaissance est à la fois un désir et la découverte de ce que l'on a cherché.


PLOTIN : Né en Egypte en 205 après J.C. -
et mort à Rome en 270.

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Lundi 25 février 2008
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique
Avec une dédicace spéciale pour Harmonie et Isis ...

Cosi fan Tutte ossia la scuola degli amanti. (Ainsi font-elles toutes ou, l'école des amants). "Opéra buffa" en deux actes, livret de Lorenzo da Ponte, musique de Wolfgang Amadé Mozart (KV 588) créé à Vienne, au Burgtheater, le 26 janvier 1790.

Résumé de l'action :

Acte 1

Un philosophe, Don Alfonso, entretient deux de ses amis, Ferrando et Guglielmo, sur l'amour. Les jeunes gens, outrés d'entendre mettre en doute la vertu des femmes qu'ils aiment, acceptent le pari que leur propose Don Alfonso : ils devront obéir aveuglément aux exigences d'un plan destiné a leur ouvrir les yeux sur la vraie nature de leurs fiancées. Fiordiligi et Dorabella s'inquiète de ne pas voir arriver leurs amoureux Ferrando et Guglielmo. Don Alfonso leur apprend qu'ils sont appelés à la guerre; les deux hommes se présentent alors pour faire leurs adieux. Don Alfonso réconforte les fiancées éplorées puis, resté seul, savoure par anticipation le succès de sa machination. Despina, la femme de chambre de Dorabella et Fiordiligi, se réjouit ouvertement du départ forcé de Ferrando et Guglielmo : le moment est venu (selon elle) pour ses maîtresses de profiter de leur liberté. Don Alfonso, après avoir mis Despina dans la confidence, lui demande d'introduire Ferrando et Guglielmo déguisés en Albanais. Les audacieuses déclarations des deux intrus ne réussissent qu'à attiser la colère des jeunes femmes. Les deux Albanais poussés par le désespoir (feint) avalent une fiole de faux arsenic. Despina, travestie en médecin, utilise avec succès l'aimant de Mesmer pour les ramener à la vie. Une dernière tentative de séduction est à nouveau repoussée.
Acte 2
Ayant entendu Despina faire l'éloge de la frivolité, Dorabella jette son dévolu sur Guglielmo (le fiancé de sa soeur) et Fiordiligi sur Ferrando. Don Alfonso laissent ces derniers en tête à tête avec les deux soeurs. Dorabella ne tarde pas à succomber au charme de Guglielmo et accepte de lui un pendentif qu'il substitue à celui de son vrai fiancé Ferrando. A peine le nouveau couple est-il sorti qu'entre Ferrando poursuivant vainement Fiordiligi de ses assiduités. Restée seul, Fiordiligi se repend de sa faiblesse. Ferrando relate a ses amis la rebuffade qu'il vient d'essuyer. En réponse Guglielmo lui présente son portrait, preuve de la trahison de Dorabella; mais l'expérience n'est pas encore terminée, et Don Alfonso exige une nouvelle tentative sur la plus vertueuse des deux soeurs. Fiordiligi (toujours déterminée à ne pas trahir son fiancé) veut rejoindre Ferrando sur le champ de bataille en endossant un uniforme. Surgit alors Ferrando (toujours déguisé en Albanais) apparemment désespéré, il obtient enfin sa capitulation. Guglielmo, comme Ferrando, est maintenant prêt à rompre ses fiançailles mais Don Alfonso tempère leur colère : de doubles noces seront célébrées le soir même. Les quatre nouveaux fiancés boivent à leur bonheur tout neuf. Despina, déguisée en notaire, fait signer aux deux jeunes femmes une parodie de contrat de mariage, mais l'arrivée imprévue des ex-fiancés et de leur troupe est annoncée par un choeur martial. Les jeunes femmes cachent les Albanais, qui profitent de la panique pour s'esquiver et revêtir leur uniforme de soldat. Ferrando et Guglielmo, ayant repris leurs véritables personnalités, jouent les amants bafoués. Don Alfonso lève alors le voile sur la supercherie et reforme les couples en les invitant à rire, en toutes circonstances, de la vie ; tous l'approuvent.

Malgré l'invraisemblance de la situation (comment les deux soeurs ne reconnaissent-elles pas leurs fiancés bien aimés en ces deux albanais grossièrement déguisés ?) Mozart à composé une de ses plus belle partition. Les airs et les ensembles entrecoupés de récitatifs sont tous plus beaux les uns que les autres et certains airs sont devenus les "chevaux de bataille" de bien des cantatrices. Cosi fan Tutte est un opéra que je chéris particulièrement.





Covent Garden 1997
Récitatif : Dove son ?
Terzettino de l'acte 1  : "Soave sia il vento"

Soave sia il vento
Tranquilla sia l'onda
Ed ogni elemento
Benignio risponda
Ai nostri desir
Que suave soit le vent
Que tranquille soit l'onde
Et que chaque élément
Réponde favorablement
A nos désirs


Fiordiligi : Soile Isokosky (Soprano)
Dorabella : Hélène Schneiderman (Mezzo-soprano)
Don Alfonso : Alessandra Corbelli (Basse)




L'air du premier acte : "Come scoglio" 
par la grande Léontine Price au Lincoln Center de New-York
en 1982, sous la direction de Zubin Metha.

"Comme un roc demeure immobile
Contre les vents et la tempête;
ainsi pour toujours cette âme est forte
Dans sa fidélité et son amour ..."


 Je publie cette vidéo (malgré sa qualité sonore approximative) car elle me semble emblématique de la manière dont il faut chanter cet air si difficile, d'une tessiture si étendue que la plupart des cantatrices se contentent de chanter les notes qu'elles possèdent sans se préoccuper des autres. Pour madame Price, il en est tout autrement puisqu'elle dispose de toutes les qualités de legato, de style et d'ampleur vocale qu'il faut pour chanter ce rôle trop souvent confié à des voix plutôt légères ou limitées. Elle incarne aussi, me semble-t-il, à merveille, le personnage de Fiordiligi dans toute sa constance (comme dirait Ariana) : Comme un roc, dit-elle ! Au deuxième acte le roc fondra ainsi que banquise au soleil, devant l'obstination teintée de vengeance de Ferrando qui n'entend pas être le seul  homme trompé dans cette histoire ... Cosi Fan Tutti !



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Jeudi 21 février 2008
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique
free music



Philip GLASS ... "Opening" Extrait du CD "Glassworks".
Au piano le compositeur.
Philip_Glass_by_Annie_Leibovitz.jpg

Profondeur, sérénité, subtiles variations tonales et mélodiques ... le génie. 
Si J.S. BACH avait vécu notre époque il aurait composé une musique de ce genre.

[Appuyer deux fois sur la flèche (jusqu'à l'obtention des deux barres verticales de l'icone : PAUSE) pour démarrer la musique et patientez SVP pendant le temps (court) de téléchargement].
Pour en savoir plus sur Philip Glass un article ICI

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Mercredi 20 février 2008
par Antiochus publié dans : Citations ... Réflexions communauté : Les Cheminants

 

undefinedRegarde en toi-même pour y rechercher la beauté et, si tu ne l'y trouve pas, imite le sculpteur qui, pour parfaire son oeuvre, la gratte, l'épure, la polit et lisse la matière jusqu'à ce qu'un beau visage apparaisse. Comme lui, enlève en toi ce qui est inutile, corrige ce qui te paraît imparfait, efface en toi les zones d'ombre pour que la lumière transparaisse, ne cesse pas de sculpter ta propre statue jusqu'à la rendre manifeste et lumineuse ... Deviens cela, ton oeuvre propre, demande-toi si vit en toi un être pur, sans que rien d'étranger ne le trouble ou ne le dévore ... Et si tu le découvres, c'est que tu es devenu la véritable image de toi-même, que tu t'es élevé tout en restant au coeur du monde et que tu peux contempler, sans aucune aide, la vérité au fond de toi.
PLOTIN "Ennéades"

 

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Lundi 18 février 2008
par Antiochus publié dans : Esotérisme - Traditions - communauté : Les Cheminants
 
 
20070420_0288.JPGA Prague, dans la vieille ville juive, au centre de la cité actuelle, se dresse,
depuis 1270, la synagogue"Vieille-Nouvelle".

  La légende prête différentes origines à la plus vieille synagogue de Prague : pour les uns elle fut érigée avec les pierres du Temple  rapportées par les juifs de Jérusalem,  d'autres pensent qu'un vieillard aurait indiqué aux anciens de la communauté un monticule de terre sous lequel leur apparut l'édifice déjà construit. On dit aussi que, dans les greniers de cette vénérable synagogue, gisent (encore aujourd'hui) les restes du Golem que Rabbi Löw, après l'avoir crée, fit retourner à la poussière ... 
 


  La Bible, dans son psaume 139.6, emploie le mot Golem afin de désigner Adam aux premières heures de sa création, avant qu'il ne prenne conscience. Ce mot signifie : embryon, substance informe. Selon le livre sacré la création d'Adam pris 7 jours. Au cours du dernier, Dieu souffla dans les narines de sa créature et l'anima.
Certains pensèrent que, eux aussi, pourraient à l'aide d'argile rouge et d'un peu de magie, créer un être pour les servir et les protéger de leurs ennemis.
Au cours des siècles, ce mythe s'est enraciné dans la culture juive. Il trouve son apogée en Europe centrale au XVIème siècle et se mêle à la réalité par l'intermédiaire d'un saint homme, connu et aimé dans la ville de Prague, Le Rabbi Löw. Ami avec l'empereur Rodolphe, il entretenait avec lui des liens privilégiés qui lui permirent de maintenir durablement la paix entre ses frères juifs et les habitants de la bonne ville de Prague qui habitaient de l'autre côté du fleuve (la Moldau).


undefinedTombe de Rabbi Löw

Dans le vieux cimetière juif de Prague on peut toujours se recueillir sur la tombe de Rabbi Löw et y déposer un petit caillou, selon la tradition.


20070418_0153.JPG 20070418_0149.JPG
Vieux cimetière juif ... Depuis sa fondation, au 15ème siècle on créa des tombes en couches successives (Par endroit, sur 10 niveaux) puisque le culte proscrit la violation des sépultures.

  Nous sommes à Prague au début du XVIème siècle. Là, vit une importante communauté juive sous la sage responsabilité spirituelle de Rabbi Löw. Mais, un jour, l'équilibre précaire de la paix est menacé par un fanatique religieux antisémite du nom de Taddaüs. Le rabbin interrogea le "Très-Haut", espérant obtenir une solution.
Dieu lui dit :

"Tu crées un Golem avec de l'argile rouge et tu détruis les méchants qui dévorent Israël."

Avec l'aide de trois fervents religieux, en s'aidant des quatre éléments (le Feu, la Terre, l'Air et l'Eau) et de l'argile, ils pétrirent une forme humaine, en firent 7 fois le tour et prononcèrent les mots suivants :

"Il fit pénétrer dans ses narines un souffle de vie et l'Homme devint un être vivant."

Le rabbin glissa alors dans sa bouche un "Schem" (parchemin où est inscrit le nom de l'ineffable) et le Golem ouvrit les yeux et se plaça sous les ordres de son créateur. Auparavant Rabbi Löw avait pris soin de graver sur le front de la créature le mot : "Emet" אמת ( Vie, Vérité).
Le rabbin est le maître du repos de son humanoïde qui s'occupe des tâches ménagères. Toutefois, il ne doit pas oublier d'endormir son Golem, le vendredi soir, veille du Shabbat.
Un vendredi soir, précisément, le rabbin oublie le Golem qui devient fou furieux, grandit en force et en puissance et détruit tout sur son passage. L'esclave soumis, protecteur du peuple juif, est devenu son bourreau.
 Par un habile stratagème, le rabbin parvient à effacer la première lettre du mot EMETH passant ainsi de la Vérité (Emet אמת) à la Mort  (Metמת), juste à temps. Le Schem est ôté de sa bouche et le Golem est réduit en poussière.
Le Rabbi Löw fit annoncer dans toutes les synagogues et dans tous les lieux de prière qu'il était dorénavant rigoureusement interdit de monter dans le grenier de la synagogue Vieille-Nouvelle, et qu'on n'y conserverait plus les reliques, les livres et autres objets sacrés.

On murmure que ses restes sont toujours dans ce grenier, bien cachés aux yeux des ignorants.

File0005-copie-1.jpg


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Samedi 16 février 2008
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique

Cet article fait suite à l'article Edda Moser

Edda-Moser-1.jpgSingulier parcours que celui de la soprano allemande Edda Moser (fille du grand musicologue Hans Joachim Moser). Elle est née le 27 octobre 1938 à Berlin.
Elle fait ses début en 1962 dans le rôle de Kate Pinkerton dans l'Opéra : "Madame Butterfly" de G. Puccini à l'opéra d'état de Berlin.
Sa voix de soprano lyrico-dramatique (ou lyrico-spinto) lui permet d'aborder, tout au long de sa carrière, des rôles aussi divers que : La Reine de la Nuit (La Flûte Enchantée) le bel canto (Lucia di Lammermoor) et même des rôles wagnériens comme la Brünnhilde du "Crépuscule des Dieux" de Richard Wagner. Cependant, c'est comme interprète de Mozart qu'elle est reconnue au niveau international : Enorme succès au métropolitan opéra de New-york au moment de sa prise du rôle de la Reine de la Nuit ... à cette époque on est habitué aux voix légères dans les deux redoutables airs de la Flûte enchantée, Edda Moser apporte tout ce qui manquait à ce rôle : l'engagement dramatique, un véritable timbre, un peu effrayant, qui correspond tout à fait à la noirceur du personnage de la Reine et, pour couronner le tout une tessiture très étendue qui lui permet d'affronter, sans problème,  les notes suraiguës des deux airs. Une Vidéo de : "Der hölle Rache" Ici ... Sa performance dans l'aigu ne s'arrête pas là puisqu'en 1971 elle grave le célèbre récital Mozart : "Airs virtuoses de Mozart" chez EMI, où elle aborde le terrible air de concert : "Popoli di Tessaglia" K 316 qui comporte une des notes les plus aigue qu'il soit possible de chanter : Un Contre-sol aigu. dont on peut avoir un exemple dans la vidéo ci-dessous, deuxième partie de l'Air de Concert :

 



 Sa popularité sera encore accrue par le tournage du film de Joseph Losey (1978) : Don Giovanni ou elle incarne  avec un talent digne de la grande actrice dramatique qu'elle est : Donna Anna.

 En 1983, en compagnie de Marilyn Horne et de Samuel Ramey elle aborde, toujours à New-york, le rôle d'Armida dans le "Rinaldo" de G.F. Haendel, avec un immense succès. Un extrait de cet opéra dans la vidéo ci-dessous :




 Elle se produit, par ailleurs, souvent en récital et chante (entre-autres) des lieders de Brahms le "Liebestreu" suit :



 A partir des année 1980, elle se tourne vers des rôles plus dramatiques : Salomé (Richard Strauss,) Fidelio (Beethoven) Sieglinde et Brünnhilde (La Walkyrie de Richard Wagner)
Pour avoir une idée de son impact dans le rôle de Brünnhilde de " Die Walküre" de Wagner un enregistrement de 1989 :



 Après 35 ans au service de l'opéra et du récital lyrique, elle met un terme à sa carrière en 1996 et se consacre, depuis, à l'enseignement au conservatoire de Cologne.

Pour moi, Edda Moser est l'archétype de la cantatrice idéale. Elle possède naturellement toutes les qualités vocales (legato - timbre rare), physiques (la beauté est un atout) et dramatiques (intelligence et talent) nécessaires à l'interprétation d'une oeuvre lyrique, elle comprend les styles et adapte son chant au compositeur et à l'oeuvre ... J'ai eu la chance d'entendre un récital de lieder un peu avant la fin de sa carrière et j'ai été frappé, outre la beauté de la femme et de la voix, par sa capacité à incarner des personnages différents et à les faire vivre jusque sur les traits de son visage (j'étais au premier rang) ... la voix n'était plus celle de la Reine de la Nuit ni même celle des rôles dramatiques de la fin de sa carrière, mais sa technique était intacte et son timbre toujours présent, seul le souffle pouvait lui manquer, par moment. Ce récital figure toujours dans le panthéon des moments lyriques d'exception auxquels il m'a été donné d'assister.
Un grand merci, Madame MOSER



Edda Moser, Mozart "Airs d'opéras et de concerts" à très petit prix :  acheter ICI

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Mercredi 13 février 2008
par Antiochus publié dans : Photos communauté : Photographies

Tel Narcisse ....

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CLARA ( Eté 2007)
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Mardi 12 février 2008
par Antiochus publié dans : Hors Catégories

Tag

Je me suis fait "taguer" par Harmonie, Trazom et Loup Blanc ... 

Voici la règle du jeu :
"Dans ce jeu, très simple en théorie et pas évident en pratique, il faut :
Ecrire dans son prochain article 7 "secrets" sur soi. 
Mais ce n'est pas tout ! On doit  ensuite recopier la règle du jeu, puis laisser à la fin de l'article les noms de 7 (ou moins) blogueurs et les prévenir du tag ainsi commis (En même temps on leur suggère de faire un petit tour sur le blog pour découvrir les secrets dévoilés et le règlement par la même occasion.) "


Voici mes réponses :

1) Je déteste attendre.
2) La proximité de l'eau (océan, rivière, lac ...) m'est indispensable.
3) Je ne m'appelle pas vraiment Antiochus !
4) Les proportions idéales d'un bâtiment peuvent me faire pleurer de contentement.
5) Parfois, à des moments précis, je me sens connecté avec le monde.
6) Je ressens fortement certains lieux "chargés" spirituellement et/ou émotionnellement (ex : La cathédrale de Sienne et l'intérieur de la pyramide de kephren)
7) J'ai une vie intérieure très intense.


Voici, mes réponses ... pas facile à faire !

Je passe le flambeau à CATKETER, GUNGA DIN


 
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Dimanche 10 février 2008
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique
A l'occasion de mon centième article, je voudrais vous faire partager le bonheur que j'ai eu d'écouter, hier soir, un concert piano/violon  dans ma bonne ville de LA ROCHELLE.

NRadulovicSManoff_150.jpg

Né en Serbie en 1985, le jeune prodige du violon Nemanja Radulovic jouait en compagnie de l'incandescente pianiste américaine Susan Manoff.



Au programme :
la sonate 137 en ré majeur de Franz Schubert : le jeune compositeur - il a 20 ans - concocte une musique légère sans être mièvre, virtuose sans facilité et nos deux interprètes s'en donnent à coeur joie.
Le grand Ludwig van Beethoven et sa sonate op 12 en mi bémol majeur.
Musique mûre, profonde et puissante ... un adagio émouvant et tendre. Nemanja Radulovic n'est pas pour rien dans l'émotion que nous ressentons, sa virtuosité et ses subtiles nuances nous emmènent dans un monde parallèle et je me surprend à oublier de respirer. Grand moment !
Après un extrait d'Orphée de C.W. Glück moelleux comme un oreiller de plume, nos deux interprètes attaquent la très sérieuse Sonate Opus 105 en la mineur de Robert Schumann. Là, même si l'allegretto tente de nous faire croire le contraire, il s'agit de drame ... du drame, peut-être, de la vie de Schumann ... à la fin de l'oeuvre, j'avoue ne plus très bien savoir où j'en suis.
Le regard d'une des deux amies qui m'accompagnaient, braqué sur moi, après les premières mesures de l'oeuvre, regard à la fois stupéfait et incrédule (c'est son premier concert de musique de chambre) me comble.

ci dessous une courte vidéo pour avoir une (petite) idée du duo que nous avons entendu dans une oeuvre de Maurice RAVEL : "Tzigane" au piano, Susan Manoff.






Une autre vidéo avec une interview/portrait de Nemanja Radulovic et quelques extraits musicaux... (attention, le son est très fort)




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Dimanche 10 février 2008
par Antiochus publié dans : Citations ... Réflexions communauté : Les Cheminants
 

 

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"Pour un grand nombre d'individus et ce depuis des siècles, il existe un monde invisible, c'est à dire inaccessible aux sens communs. La question de la réalité de ce monde ne se discute pas pour des croyants car il s'agit d'une réalité aussi indiscutable que celle du monde sensible qui nous entoure. C'est sans doute ce que nous pourrions appeler le mystère de la foi et des certitudes intérieures. La question se pose pour les non croyants pour qui cette évidence n'est pas immédiatement perceptible. Dans ce cas il convient d'user de son intellect pour tenter de comprendre ce qui, par définition, est inaccessible à la raison. Paradoxe énorme que cette confrontation de deux mondes si différents. L'un dans lequel la seule réalité est ce qui se perçoit par les sens et l'autre qui se double d'une dimension spirituelle source de toute vie."



Au hasard de mes lectures, j'avais noté ce texte qui me semble résumer, mieux que je ne pourrais le faire, le débat qu'évoque le titre de cet article. Je ne sais plus quel est l'auteur de ces mots simples, limpides, empreints de sagesse et de tolérance... peut-être quelqu'un pourrait-il me renseigner ?
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