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Concernant les articles de la catégorie Franc-Maçonnerie, je tiens à préciser que je ne représente, ici,
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Les photos présentes sur ces pages sont des clichés personnels lorsqu'elles sont accompagnées de la mention : "Photo Antiochus"
Elles ne peuvent être utilisées sans mon consentement.

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Jeudi 28 février 2008

Le Trio final du Chevalier à la Rose (Rosenkavalier) de Richard Strauss, surtout pour entendre la grande Soprano actuelle Nina Stemme dans le rôle de "la maréchale". (Elle chante ici avec Vesselina Kasarova (Octavian) et Malin Hartelius (Sophie) à l'Opéra de Zurich).
 Et pour écouter/découvrir aussi la sublime partition que Richard Strauss a écrite sur le livret de Hugo von Hofmannsthal
Création le 26 janvier 1911 à Dresde


Octavian 
Marie-Thérèse

(Tous les trois ensemble)

La Maréchale
Je me suis vantée
d'être capable de l'aimer de la bonne manière.
D'aimer, jusqu'à son amour pour une autre !
Je ne pensais vraiment pas
que cela me serait aussi vite infligé !
La plupart des choses en ce monde, 
restent incroyable à qui
les entend seulement raconter.
Seul peut y croire celui qui les vit, 
et il ne sait comment ...
Le garçon est là et je suis là, 
et avec cette fille étrangère il sera heureux, 
heureux de son point de vue d'homme, pleinement.

Sophie
Je me sens comme à l'église,
tout me paraît sacré, et si impressionnant,
et tout pourtant me paraît sacrilège !
Qu'éprouve donc vraiment mon âme ?
Je voudrais m'agenouiller devant cette femme,
et je voudrais lui faire du mal aussi,
car je devine qu'elle me le donne, 
et me prend quelque chose de lui à la fois.
Qu'éprouve donc vraiment mon coeur ?
Je voudrais tout comprendre, et puis je m'y refuse.
Je voudrais questionner et ne pas questionner,
j'étouffe et je suis glacée.
Et je ne sens que toi et je ne sais qu'une chose :
Je t'aime, je t'aime !

Octavian
Quelque chose est advenu, quelque chose s'est produit.
Je voudrais lui demander : cela peut-il être ?
Et cette question, je le sens, m'est interdite.
Je voudrais lui demander : pourquoi en moi ce tremblement ?
Une grande injustice a-t-elle donc été commise ?
Et je ne dois pas, précisemment, l'interroger - elle - à ce sujet ...
Et puis je te regarde,
Sophie, et je ne vois plus, et ne sens plus que toi,
Sophie, et je ne sais plus rien, sinon
que je t'aime !



Publié dans : OPERA et musique vocale - Communauté : Le Chant dans tous ses états - Par Antiochus
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Mercredi 27 février 2008
Rabbi Loew  ( ou Löw) et la création du Golem ici


PRAGUE--mairie-juive-.jpg
La légende suivante raconte comment le Rabbi Loew sauva sa propre vie par intelligence : Une nouvelle fois, la communauté juive de Prague était victime d'une épidémie qui emportait jeunes et moins jeunes. Les cadavres s'entassaient dans le bethchajim (vieux cimetière), les bras et l'espace manquant pour enterrer les corps. Le Rabbi Loew était déjà un fort vieil homme, il allait sur ses cent ans d'âge dont témoignaient ses cheveux et sa barbe d'un blanc immaculé . Le Rabbi interrogeait en vain ses livres, espérant y trouver l'origine de cette épidémie, mais surtout le remède pour la contrer. Dans sa grande détresse, il se rappela le rêve qui l'avait visité lors de cette horrible épidémie dont tant d'enfants avaient été victimes quelques années auparavant.  Aussi se présenta-t-il la nuit suivante, accompagné de ses élèves du Talmud et des serviteurs de la synagogue, à la petite porte dans le fond du vieux cimetière.

 

 

 

undefined Au moment où le rabbin voulut se saisir de la clef, la porte s’ouvrit, et un homme blême, grand et maigre, sortit, une très longue liste à la main. Le Rabbin sut tout de suite que cet homme grand et maigre n’était autre que la mort. La liste n’était autre que celle des gens appelés à mourir le lendemain. Le Rabbi Loew fut saisi d’effroi en y lisant son nom et ceux de tous ses compagnons. Il s’empara de la liste et la déchira en petits morceaux.

« Cette fois tu as réussi à m’échapper, dit la Mort. Mais prend garde de ne pas me rencontrer une autre fois ! »

Le Rabbi, sachant que la mort n’aurait de cesse de s’emparer de lui, ne tenait guère à une telle rencontre. Il consulta de nouveau ses livres, et, comme il était également adroit en mécanique, il se fabriqua un petit appareil qui le protégerait de la mort et qu’il porterait dorénavant toujours sur lui. Que la mort rôde près de lui, le petit appareil se mettrait à sonner comme une vieille montre, et le rabbin pourrait ainsi échapper à son destin.

La mort se cacha sous toutes les formes possibles pour l’approcher mais, grâce à sa ruse, le talmudiste la décela à chaque fois. Elle prenait un jour l’apparence d’une petite vendeuse, pour mieux se déguiser le lendemain en pêcheur apportant le poisson du Sabbat, puis en mendiant ou même en monsieur distingué venu lui présenter ses hommages. Chaque fois, son appareil le prévenait du danger mortel.

De longues années passèrent ainsi. Un jour, ses élèves, sa famille, et ses amis vinrent lui témoigner de leur estime et de leur gratitude à l’occasion de son anniversaire.

Très ému, le Rabbi Loew oublia son appareil dans son bureau et alla à la rencontre de ses hôtes avec un large sourire. La plus jeune de ses petites-filles entra en dernier une magnifique rose à la main. Le Rabbin se réjouit de ce cadeau et se pencha pour en apprécier le parfum. Il tomba en ce même instant sur le sol, mort. La mort s’était dissimulée dans la rose. Dans la pièce attenante le petit appareil magique retentit fort longtemps, si longtemps que ses ressorts en vinrent à se rompre. Personne ne se douta toutefois un seul instant que c’était dans cette belle goutte de rosée qui brillait sur la fleur que la mort s’était dissimulée.

Le Rabbi Loew gît dans un tombeau semblable à un temple, contre le mur occidental du cimetière, au côté de son épouse. Il y est représenté par un lion (Loew signifie Lion) sculpté dans la pierre du sarcophage.

Sceau-de-salomon-8.gif

 


Publié dans : Esotérisme - Traditions - - Communauté : Esotérisme et Spiritualité - Par Antiochus
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Mardi 26 février 2008

DESERT-2.jpg
Je suis dans ma période "Plotinesque" ...  Je craque ... je livre à votre réflexion 3 citations sur la
Beauté, 
la nature de l'âme et de la connaissance ( Peut-être ces trois phrases parlent-elles de la même chose ... )



- Nous sommes beaux quand nous nous connaissons et   laids quand nous nous ignorons.

- Chaque âme devient ce qu'elle contemple !

- La connaissance est à la fois un désir et la découverte de ce que l'on a cherché.


PLOTIN : Né en Egypte en 205 après J.C. -
et mort à Rome en 270.

Publié dans : Citations ... Réflexions - Communauté : Citations - Par Antiochus
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Lundi 25 février 2008

Avec une dédicace spéciale pour Harmonie et Isis ...


Cosi fan Tutte ossia la scuola degli amanti. (Ainsi font-elles toutes ou, l'école des amants). "Opéra buffa" en deux actes, livret de Lorenzo da Ponte, musique de Wolfgang Amadé Mozart (KV 588) créé à Vienne, au Burgtheater, le 26 janvier 1790.

Résumé de l'action :

Acte 1
Un philosophe, Don Alfonso, entretient deux de ses amis, Ferrando et Guglielmo, sur l'amour. Les jeunes gens, outrés d'entendre mettre en doute la vertu des femmes qu'ils aiment, acceptent le pari que leur propose Don Alfonso : ils devront obéir aveuglément aux exigences d'un plan destiné a leur ouvrir les yeux sur la vraie nature de leurs fiancées. Fiordiligi et Dorabella s'inquiète de ne pas voir arriver leurs amoureux Ferrando et Guglielmo. Don Alfonso leur apprend qu'ils sont appelés à la guerre; les deux hommes se présentent alors pour faire leurs adieux. Don Alfonso réconforte les fiancées éplorées puis, resté seul, savoure par anticipation le succès de sa machination. Despina, la femme de chambre de Dorabella et Fiordiligi, se réjouit ouvertement du départ forcé de Ferrando et Guglielmo : le moment est venu (selon elle) pour ses maîtresses de profiter de leur liberté. Don Alfonso, après avoir mis Despina dans la confidence, lui demande d'introduire Ferrando et Guglielmo déguisés en Albanais. Les audacieuses déclarations des deux intrus ne réussissent qu'à attiser la colère des jeunes femmes. Les deux Albanais poussés par le désespoir (feint) avalent une fiole de faux arsenic. Despina, travestie en médecin, utilise avec succès l'aimant de Mesmer pour les ramener à la vie. Une dernière tentative de séduction est à nouveau repoussée.

Acte 2

Ayant entendu Despina faire l'éloge de la frivolité, Dorabella jette son dévolu sur Guglielmo (le fiancé de sa soeur) et Fiordiligi sur Ferrando. Don Alfonso laissent ces derniers en tête à tête avec les deux soeurs. Dorabella ne tarde pas à succomber au charme de Guglielmo et accepte de lui un pendentif qu'il substitue à celui de son vrai fiancé Ferrando. A peine le nouveau couple est-il sorti qu'entre Ferrando poursuivant vainement Fiordiligi de ses assiduités. Restée seul, Fiordiligi se repend de sa faiblesse. Ferrando relate a ses amis la rebuffade qu'il vient d'essuyer. En réponse Guglielmo lui présente son portrait, preuve de la trahison de Dorabella; mais l'expérience n'est pas encore terminée, et Don Alfonso exige une nouvelle tentative sur la plus vertueuse des deux soeurs. Fiordiligi (toujours déterminée à ne pas trahir son fiancé) veut rejoindre Ferrando sur le champ de bataille en endossant un uniforme. Surgit alors Ferrando (toujours déguisé en Albanais) apparemment désespéré, il obtient enfin sa capitulation. Guglielmo, comme Ferrando, est maintenant prêt à rompre ses fiançailles mais Don Alfonso tempère leur colère : de doubles noces seront célébrées le soir même. Les quatre nouveaux fiancés boivent à leur bonheur tout neuf. Despina, déguisée en notaire, fait signer aux deux jeunes femmes une parodie de contrat de mariage, mais l'arrivée imprévue des ex-fiancés et de leur troupe est annoncée par un choeur martial. Les jeunes femmes cachent les Albanais, qui profitent de la panique pour s'esquiver et revêtir leur uniforme de soldat. Ferrando et Guglielmo, ayant repris leurs véritables personnalités, jouent les amants bafoués. Don Alfonso lève alors le voile sur la supercherie et reforme les couples en les invitant à rire, en toutes circonstances, de la vie ; tous l'approuvent.

Malgré l'invraisemblance de la situation (comment les deux soeurs ne reconnaissent-elles pas leurs fiancés bien aimés en ces deux albanais grossièrement déguisés ?) Mozart à composé une de ses plus belle partition. Les airs et les ensembles entrecoupés de récitatifs sont tous plus beaux les uns que les autres et certains airs sont devenus les "chevaux de bataille" de bien des cantatrices. Cosi fan Tutte est un opéra que je chéris particulièrement.

 





Covent Garden 1997
Récitatif : Dove son ?
Terzettino de l'acte 1  : "Soave sia il vento"

Soave sia il vento
Tranquilla sia l'onda
Ed ogni elemento
Benignio risponda
Ai nostri desir

Que suave soit le vent
Que tranquille soit l'onde
Et que chaque élément
Réponde favorablement
A nos désirs


Fiordiligi : Soile Isokosky (Soprano)
Dorabella : Hélène Schneiderman (Mezzo-soprano)
Don Alfonso : Alessandra Corbelli (Basse)

 




L'air du premier acte : "Come scoglio" 
par la grande Léontine Price au Lincoln Center de New-York
en 1982, sous la direction de Zubin Metha.

"Comme un roc demeure immobile
Contre les vents et la tempête;
ainsi pour toujours cette âme est forte
Dans sa fidélité et son amour ..."

 Je publie cette vidéo (malgré sa qualité sonore approximative) car elle me semble emblématique de la manière dont il faut chanter cet air si difficile, d'une tessiture si étendue que la plupart des cantatrices se contentent de chanter les notes qu'elles possèdent sans se préoccuper des autres. Pour madame Price, il en est tout autrement puisqu'elle dispose de toutes les qualités de legato, de style et d'ampleur vocale qu'il faut pour chanter ce rôle trop souvent confié à des voix plutôt légères ou limitées. Elle incarne aussi, me semble-t-il, à merveille, le personnage de Fiordiligi dans toute sa constance (comme dirait Ariana) : Comme un roc, dit-elle ! Au deuxième acte le roc fondra ainsi que banquise au soleil, devant l'obstination teintée de vengeance de Ferrando qui n'entend pas être le seul  homme trompé dans cette histoire ... Cosi Fan Tutti !



Publié dans : OPERA et musique vocale - Communauté : Le Chant dans tous ses états - Par Antiochus
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Jeudi 21 février 2008
free music



Philip GLASS ... "Opening" Extrait du CD "Glassworks".
Au piano le compositeur.


Philip_Glass_by_Annie_Leibovitz.jpg

Profondeur, sérénité, subtiles variations tonales et mélodiques ... le génie. 
Si J.S. BACH avait vécu notre époque il aurait composé une musique de ce genre.


Pour en savoir plus sur Philip Glass un article ICI


Publié dans : MUSIQUE - Communauté : musique classique - Par Antiochus
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