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Concernant les articles de la catégorie Franc-Maçonnerie, je tiens à préciser que je ne représente, ici,
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Les photos présentes sur ces pages sont des clichés personnels lorsqu'elles sont accompagnées de la mention : "Photo Antiochus"
Elles ne peuvent être utilisées sans mon consentement.

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Mercredi 30 avril 2008

De même que les
lanternes des morts, les croix hosannières sont des édicules funéraires dont on peut attester l'existence depuis l'an 1000 environ.


Celle de Moëze, près de Rochefort sur mer en Charente-maritime, est unique en Europe.
Construite avant 1530 elle se trouvait sur la place du village (aujourd'hui le cimetière). Elle est posée sur un soubassement constitué d'un gradin circulaire. Composée d'une base carrée, la croix possède un péristyle (colonnades formant galerie autour de l'édifice) à vingt colonnes à fûts cannelés - certaines en mauvais état - . Seize colonnes sont visibles à l'extérieur et quatre sont en retrait à l'intérieur. Le sommet de ce petit temple d'inspiration grecque est plus récent que le reste du monument, il est composé d'une flèche pyramidale surmontée d'une croix.
Sur l'architrave (entablement au-dessus des chapiteaux des colonnades) une inscription latine que l'on peut traduire de la manière suivante : "Les enfants des hébreux portant des rameaux d'olivier allèrent à la rencontre du seigneur en criant et disant : hosanna au plus haut des cieux". Ainsi cette croix porte le nom d' "hosannière" pour les hosannas, ou les hymnes chantés lors des processions des rameaux. Une autre interprétation prétend que le nom "hosannière" viendrait de l'hosanne, buis sacré qui, dans la région (poitou-charentes) était déposé sur la croix et faisait partie d'un rituel aujourd'hui oublié.
Cette croix hosannière est classée monument historique depuis 1886.


La phrase exacte (qui n'est pas très lisible sur le monument), selon Comprendre est :
« 
Pueri Hebraeorum, portantes ramos olivarum, obviaverunt Dominus,
clamantes et dicentes : Hosanna in excelsis
 »





Clichés Antiochus 2008

Publié dans : Aunis et Saintonge - Communauté : decouvrir la Charente maitime - Par Antiochus
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Mercredi 30 avril 2008

Comme je l'ai dit à propos du mot "amour" et des significations multiples qu'il recouvre, il faut parfois préciser les choses pour commencer, un peu, à comprendre certaines notions difficiles à appréhender d'une manière juste. J'inaugure donc une nouvelle catégorie qui s'intitule : DEFINITIONS.



Le Théisme :
C'est l'affirmation philosophique de l'existence de Dieu. Le théiste croit en l'existence d'un dieu unique, providentiel, personnel et transcendant (séparé du monde) tel que peut le concevoir "naturellement" la raison. Dieu est évidemment bon, raisonnable, connaissable, craint et s'est révélé aux hommes. Il exerce son action sur le monde, sans pour cela en faire partie.
La religion chrétienne s'exprime de manière théiste : Dieu y est représenté comme un Être céleste qui apprécie les louanges, écoute les confessions, révèle sa volonté et appelle à une vie spirituelle en communion avec lui.
Certaines religions ne sont pas fondées sur une ou plusieurs divinités et ne sont donc pas explicitement théistes comme le bouddhisme et le confucianisme.

Théisme : (du grec Theos, Dieu)
Évidemment distinct du Déisme.
J.J. Rousseau peut être considéré comme un théiste.
" J'y vois [dans la profession de foi du vicaire savoyard], à peu de choses près, le théisme ou la religion naturelle, que les chrétiens affectent de confondre avec l'athéisme ou l'irréligion, qui est la doctrine directement opposée." (Rousseau, Émile, IV)

Le théisme s'oppose non seulement à l'athéisme qui est la négation de Dieu, mais encore au panthéisme qui est l'affirmation d'un dieu impersonnel et au déisme qui refuse à Dieu toute action providentielle.


Publié dans : DEFINITIONS - Communauté : Les Cheminants - Par Antiochus
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Lundi 28 avril 2008

Je ne publie jamais de poésie classique, mais là ! ...
Un.Cherchant propose ce somptueux poème comme un écho à l'article : L'amour (III)


Victor Hugo – Stella

 

Je m'étais endormi la nuit près de la grève.
Un vent frais m'éveilla, je sortis de mon rêve,
J'ouvris les yeux, je vis l'étoile du matin.
Elle resplendissait au fond du ciel lointain


Dans une blancheur molle, infinie et charmante.
Aquilon s'enfuyait emportant la tourmente.
L'astre éclatant changeait la nuée en duvet.
C'était une clarté qui pensait, qui vivait ;


Elle apaisait l'écueil où la vague déferle ;
On croyait voir une âme à travers une perle.
Il faisait nuit encor, l'ombre régnait en vain,
Le ciel s'illuminait d'un sourire divin.


La lueur argentait le haut du mât qui penche ;
Le navire était noir, mais la voile était blanche ;
Des goélands debout sur un escarpement,
Attentifs, contemplaient l'étoile gravement


Comme un oiseau céleste et fait d'une étincelle;
L'océan, qui ressemble au peuple, allait vers elle,
Et, rugissant tout bas, la regardait briller,
Et semblait avoir peur de la faire envoler.


Un ineffable amour emplissait l'étendue.
L'herbe verte à ses pieds frissonnait éperdue,
Les oiseaux se parlaient dans les nids ; une fleur
Qui s'éveillait me dit : C'est l'étoile ma sœur.


Et pendant qu'à longs plis l'ombre levait son voile,
J'entendis une voix qui venait de l'étoile
Et qui disait : - Je suis l'astre qui vient d'abord.
Je suis celle qu'on croit dans la tombe et qui sort.


J'ai lui sur le Sinaï, j'ai lui sur le Taygète ;

Je suis le caillou d'or et de feu que Dieu jette,

Comme avec une fronde, au front noir de la nuit.

Je suis ce qui renaît quand un monde est détruit.

 

Ô nations ! je suis la Poésie ardente.

J'ai brillé sur Moïse et j'ai brillé sur Dante.

Le lion Océan est amoureux de moi.

J'arrive. Levez-vous, vertu, courage, foi !

 

Penseurs, esprits ! montez sur la tour, sentinelles !

Paupières, ouvrez-vous ! allumez-vous, prunelles !

Terre, émeus le sillon ; vie, éveille le bruit ;

Debout, vous qui dormez ; car celui qui me suit,

 

Car celui qui m'envoie en avant la première,

C'est l'ange Liberté, c'est le géant Lumière !

 

Les châtiments, Livre VI « La stabilité est assurée », XV, 1853.



 

 

Publié dans : Haïkus et poésie classique - Communauté : Les Cheminants - Par Antiochus
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Dimanche 27 avril 2008

La page : SOMMAIRE DU BLOG , tout en haut de la colonne de gauche est terminée. Elle permet de naviguer dans le blog, avec des liens, très facilement puisque les articles sont classés par sujets et non par catégories.

Publié dans : Vie du Blog - Par Antiochus
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Dimanche 27 avril 2008

    Richard Strauss (1864 - 1949) compose les "Quatre derniers lieder" pour soprano et orchestre dans la toute dernière partie de sa vie, en 1948, ils sont créés à Londres le 22 mai 1950 par la soprano Kirsten Flagstad avec l'orchestre Philharmonia sous la direction de Wilhem Furtwangler.

- Frühling (Printemps) sur un poème de Hermann Hesse.
- September (Septembre) sur un poème de Hermann Hesse.
- Beim Schlafengehen (En s'endormant) poème de Hermann Hesse.
- Im Abendrot (Dans la rougeur du couchant) poème de Joseph von Eichendorff.
    C'est ce dernier lied qui nous intéresse aujourd'hui.

    Pour qui ne connaîtrais pas cette oeuvre, il faut se garder des préjugés concernant la musique "classique" vocale et aborder l'écoute d'une oreille "neuve" (ce qui est, contrairement à ce que l'on croit généralement, une chance) ...

    Écouter, comme on regarderait un tableau ( Ou une oeuvre architecturale), sans chercher à comprendre, simplement ressentir. Se donner le droit de ressentir. Laissez-vous prendre par la main, Nina Stemme (la soprano) et la musique de Richard Strauss, l'enchanteur, feront le reste ... Strauss compose comme l'on peint, par petites touches qui soutiennent de longues mélodies dont il a le secret. Ces quatre derniers lieder sont un hymne à la voix féminine, dans ce qu'elle a de fragile et de fort ... Le tempo lent et solennel et la ligne vocale très dépouillée, font de ce lied en particulier, une méditation recueillie et profondément émouvante, qui va droit au coeur ... Jugez vous-même :



Im Abendrot
(Dans la rougeur du couchant)

A travers les peines et les joies,
nous avons marché, la main dans la main.
Maintenant nous nous reposons tous deux
dans le pays silencieux.

Autour de nous les vallées s'inclinent,
déjà le ciel s'assombrit.
Seules, deux alouettes s'élèvent,
rêvant dans l'air parfumé.

Viens-là et laisse les tournoyer.
Bientôt il sera l'heure de dormir.
Viens, que nous ne nous perdions pas
dans cette solitude.

Ô calme incommensurable du soir,
si profond dans le rouge du couchant !
Comme nous sommes las de marcher !
Est-ce peut-être ceci la mort ?



Publié dans : OPERA et musique vocale - Communauté : Le Chant dans tous ses états - Par Antiochus
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