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OPERA - BLOG

Toutes les photos présentes sur ce blog sont des clichés personnels, sauf mention contraire ...
Elles ne sont pas libres de droit !


Concernant les articles de la catégorie: "Franc-Maçonnerie",
je tiens à préciser que je ne représente, ici, aucune Loge ni aucune obédience.


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Vendredi 30 mai 2008
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique communauté : Le Chant dans tous ses états


  Deux articles suivent, consacrés au magnifique Grand Théâtre de Bordeaux ... là où, depuis de nombreuses années je viens entendre l'opéra, la musique symphonique, les récitals de chants, la musique de chambre etc... A chaque fois c'est un ressourcement, une ré initialisation qui me permet d'avancer de nouveau, calme et serein. Lorsque les portes sont fermées, les spectateurs finissent de toussotter - alors qu'aucun d'eux ne va chanter - le grand lustre s'éteint avec douceur et détermination... le chef d'orchestre, qui dépasse à peine de la fosse, lève sa baguette et les premières notes s'emparent de tout l'espace disponible y compris des oreilles, et des coeurs ...
Je suis chaque fois étonné : mais quelle acoustique !
La musique de l'Ouverture s'élève et élève - ce sera encore plus fort dans quelques instants quand la voix du premier chanteur (euse) retentira ... Le drame prendra forme, nous entraînant avec lui ... l'opéra, quoi que l'on dise, parle de tout un chacun, d'émotions de réalités que nous connaissons tous : L'amour, la mort, la trahison, l'amitié, la beauté, l'idéal ... la joie, l'exaltation, la colère, le dépit. Dans cette salle, j'ai fait des rencontres avec des artistes extraordinaires qui me paraissaient ne chanter que pour moi. Les portes sont fermées, la lumière éteinte et le grand rideau soulevé, la scène et la salle ne sont plus qu'une seule et même chose ... une vibration, à l'unisson ... Comme je l'ai déjà dit ailleurs, à l'extérieur, le temps s'est arrêté et nous avançons dans l'oeuvre, décalés dans l'espace et le temps !
Comment ? l'oeuvre a été crée en 1640 ! (Il Ritorno d'Ulisse in patria de Monteverdi). Qu'importe ! Le bâtiment et ceux qui s'y trouvent vivent au soir de la Première et tout un pan de la culture de ce siècle reculé parvient jusqu'à nous. Un théâtre d'Opéra est une machine à remonter le temps et particulièrement ce fameux Grand Théâtre de Bordeaux (il faut entendre l'accent inimitable des bordelais qui prononcent ces trois mots) aussi beau à l'intérieur qu'à l'extérieur il représente, pour moi, une manière de perfection.


Historique
  Depuis plus de deux siècles, l'histoire du Grand-Théâtre de Bordeaux se déroule au rythme des événements qui jalonnent son existence.
D'abord, l'inauguration qui a lieu le 7 avril 1780 ... La foule se presse devant les portes du nouveau bâtiment. On vient assister à la représentation d'Athalie de Racine mais aussi et surtout admirer le chef-d'oeuvre. Il a fallu sept ans pour mener à bien la construction de l'édifice. Il s'agit d'une commande du gouverneur de Guyenne, Louis Armand du Plessis, duc de Richelieu. Le résultat est là : sous les yeux du public se dresse une véritable merveille. L'architecte Victor Louis s'est surpassé pour offrir harmonie, raffinement, sobriété, puissance, pureté de style, élégance et noblesse.
On ne tarit pas d'éloges, aujourd'hui encore, sur ce bâtiment véritable chef-d'oeuvre de l'art architectural du XVIIIe siècle ... en plus de cette valeur architecturale, Victor Louis nous a offert l'acoustique exceptionnelle de la salle entièrement conçue en bois et inoubliable pour ceux qui ont eu la chance de l'entendre. Chaque instrument se détache avec pureté et netteté et les voix lyriques y sont à l'aise grâce à la taille "humaine" de la salle ( 1114 places).

  Donc, les premiers coups de pioches furent donnés à l'automne de l'année 1773. le bâtiment se situe au bout des allées de Tourny sur l'emplacement du forum Gallo-Romain où se trouvait l'ancien temple des Piliers de Tutelle.


  Long de 88 mètres, sa façade de 47 mètres est ornée de 12 colonnes corinthiennes au-dessus desquelles trônent les 9 muses et 3 déesses (Junon - Minerve - Venus) imaginées par le sculpteur Berruer. De chaque côté, deux galeries latérales décorées de pilastres et encadrant des arcades destinées à recevoir des boutiques (aujourd'hui disparues).


 On pénètre à l'intérieur de ce vaste temple gréco-romain voué à la musique, par un immense vestibule, agrémenté par 16 colonnes doriques, aux proportions très pures entièrement fait de pierre blonde. Au fond le grand escalier en forme de T (le premier de ce style) surmonté d'une coupole de 19 mètres de hauteur donne accès à la salle de spectacle par une porte monumentale flanquée de deux cariatides.
   

 Lorsque l'empereur d'Autriche Joseph II rendit visite à Victor Louis sur le chantier, le souverain fut intrigué par le péristyle qui lui paraissait fort audacieux dans sa conception : la voûte plate accumule une pression énorme sur les colonnes des angles ... L'architecte trouve une réponse - inattendue pour l'époque - pour remédier à cet état de fait : Une armature en fer traversant en diagonale les deux caissons d'angle et s'ancrant d'une part sur les colonnes et l'architrave et d'autre part sur le mur de façade. Ce système révolutionnaire au XVIIIe siècle porte le nom de "Clou de Louis".


Photos tirées de divers sites consacrés au Grand-Théâtre de Bordeaux
à suivre ...

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Jeudi 29 mai 2008
par Antiochus publié dans : A propos de ... communauté : Les Cheminants


Quelques exemples de tracés tirés de l'ouvrage de : 
Jan (ou, Hans ou, FriedmanVREDEMAN de VRIES (1527-1606) publié en 1599.
Il était peintre et architecte et prit une place essentielle dans la Renaissance flamande principalement en prônant l'usage de la "perspective linéaire" selon les techniques géométriques italiennes dont il contribua à propager l'emploi.





J'ai toujours été, depuis longtemps, extrêmement sensible aux tracés de perspectives, sans trop savoir pourquoi ... les années passant, je crois être un peu plus à même de comprendre le sens de cette émotion ressentie alors...
La Beauté est émotion, elle naît de la perfection des formes, et crée les conditions d'un état de conscience "autre". 
Un jour, en réponse à un de mes commentaires sur son blog, Harmonie m'a dit qu'il faudrait que nous échangions à propos de "l'harmonie (justement) des proportions" et de la conception que j'en avais ... Ces dessins parlent mieux que je ne saurais le faire ...
Vous savez maintenant d'où vient ma bannière !

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Jeudi 29 mai 2008
par Antiochus publié dans : DEFINITIONS communauté : Les Cheminants


Voir aussi : Déisme et Théisme

Athéisme
: ( du grec Atheotès, de Atheos, qui ne croit pas aux dieux).
Le mot athéisme apparaît en 1555 sous la plume de l'écrivain François de Billon, il désigne alors l'incroyance d'un peuple.

L'athéisme est une attitude ou une doctrine philosophique qui affirme l'inexistence ou ne conçoit pas l'existence de quelque dieu, divinité ou entité surnaturelle que ce soit.
L'athée considère que Dieu n'existe pas. Il se réfère donc à l'explication matérialiste de l'origine et de l'évolution de l'univers et de l'homme. Cette position implique un engagement à la fois moral et politique.

Plusieurs aspects de l'athéisme :
- Doctrine qui nie l'existence de Dieu
- Péjoratif : Accusation portée contre ceux qui n'ont pas la même conception de Dieu, notamment celle d'un Dieu personnel (c'est en ce sens que Spinoza fut accusé d'athéisme).
- L'athéisme se distingue de l'agnosticisme (qui ne se prononce pas sur l'existence de Dieu).

L'athéisme pratique ouvre la voie à une étique. Affirmer, par exemple, avec Nietzsche, que "Dieu est mort" (et pas seulement qu'il n'existe pas) a le sens d'un refus des valeurs héritées de la religion chrétienne. De la même façon l'athéisme peut s'apparenter, comme chez Marx, à une critique de la fonction sociale de la religion ("L'opium du peuple") ou, comme chez Sartre, à l'affirmation de "l'absolue liberté humaine".

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Jeudi 29 mai 2008
par Antiochus publié dans : Hors Catégories communauté : Les Cheminants




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Lundi 26 mai 2008
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique communauté : Le Chant dans tous ses états

A propos d'Idoménée, lire ICI et ICI

Hier, 25 Mai 2008, représentation d'Idomeneo à l'opéra de Bordeaux.
Moment exceptionnel, comme cela arrive assez souvent dans ce théâtre.
Quelques éléments :

Kobie van rensburg (Ténor)
Idomeneo
 Elza van den Heever (Soprano)
Elettra
 Henriette Bonde-Hansen (Soprano)
Illia
 Jennifer Holloway (Mezzo-Soprano)
Idamante
 Karen Kamensek
Direction musicale
 Yannis Kokkos
Mise en scène, décors, costumes

et aussi :
- Arbace : Donat Havar
- Le Grand Prêtre de Neptune : Phillipe Do
- La Voix : Jérôme Varnier
- Lumières de Patrice Trottier

Représentation exceptionnelle donc, grâce à Yannis Kokkos qui signe à Bordeaux sa première mise en scène d'Idomeneo ... il est également le créateur des costumes et du décors ... Intelligence, finesse, sobriété et surtout redoutable efficacité de tout le dispositif scénique qui, comme on peut le voir sur la photo ci-dessous est organisé autour d'un immense oeil qui entoure le cadre de scène, l'iris et la pupille étant disposés tout au fond du décor. Trois colonnes mobiles rythment le temps et l'espace tout au long des trois actes de l'oeuvre. Véritables acteurs, au même titre que les protagonistes, ces éléments du décor soulignent, quand il le faut, les états d'âmes des personnages. Surtout lorsqu'ils se trouvent dans une impasse ou un dilemme impossible à résoudre.
A l'opéra, comme l'on sait, il faut beaucoup de conditions remplies pour qu'une représentation s'approche de la perfection. Ce dimanche, nous avons assisté à une de ces moments de grâce où tout semble aller de soi ... La direction musicale est vivante et inventive, l'orchestre et son chef Karen Kamensek nous tiennent en haleine d'un bout à l'autre de l'oeuvre, soutenant, accompagnant, dynamisant les chanteurs qui paraissent alors comme transportés, transcendés. Il faut dire que la distribution est de tout premier ordre : Trois chanteurs d'exception font vivre l'opéra de Mozart et portent haut le chant lyrique. D'abord L'Idomeneo de Kobie van Rensburg, ténor à la voix puissante et virile qui nous gratifie de vocalises époustouflantes dans son air : "Fuor del mar"  il interprète le roi de Crête avec fougue, colère et conviction. C'est un régal de beau chant.  Quant à Elettra de Elza Van den Heever, dont c'est la prise de rôle,  c'est le mot perfection qui vient à l'esprit en premier, adéquation aussi ...  Elle possède la totale maîtrise de son grand soprano et se hisse au plus haut niveau grâce à une science du chant et de la conduite de la voix qui force le respect,  elle possède tout ce qu'il faut pour interpréter la fille du roi Agamemnon : le souffle immense, la tessiture et surtout une ductilité vocale qui lui permet de nous surprendre à chaque instant par des accents nouveaux, des  nuances infinies - même dans les airs de colère si souvent hurlés -  elle est loin d'être au maximum de ses possibilités et c'est un confort pour ceux qui écoutent. Elle peut faire tonner (sans détimbrer) sa voix dans les forte et conduire son chant légato, avec des sons filés magnifiques  "idol mio, se ritroso" dans les moments plus sereins. La chanteuse paraît tellement accomplie, qu'elle peut se consacrer à l'interprétation du drame (comme Idomeneo d'ailleurs) et se déplacer sur scène avec une grande aisance. La troisième bonne surprise est le soprano lyrique corsé qui interprète Illia : Henriette Bonde-Hansen ... Le style mozartien est maîtrisé et son chant s'écoule, comme naturel, avec élégance et sûreté. On peut parler de soprano "corsé" car le timbre est charnu et le médium dense, pas Despina ni Zerlina mais plutôt Suzanna des Noces de Figaro (rôle qu'elle a déjà interprété). De bout en bout elle donne vie à Illia avec toutes les nuances exigées ... on comprend l'amour d'Idamante pour elle. Un cran en dessous, nous trouvons l'Idamante de Jennifer Holloway, voix pas toujours assez sonore mais bien conduite malgré tout, même si on pourrait  souhaiter un peu plus d'abattage.
Le public bordelais, traditionnellement un peu froid, ne s'y trompe pas et fait un triomphe à cette nouvelle production et à cet opéra trop peu représenté (la dernière fois en 1982 à Bordeaux).  


      

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Samedi 24 mai 2008
par Antiochus publié dans : Citations ... Réflexions communauté : Les Cheminants


Un être humain n'est vraiment libre que lorsqu'il cesse de naviguer entre rébellion et soumission et qu'il commence à prendre conscience qu'il existe une troisième voie : celle de ses propres choix, de sa propre opinion. Débarrassé des scories de ses certitudes obsolètes et de ses jugements définitifs, enfin affranchi des influences diverses (familiales, sociales et/ou religieuses) ainsi que des admirations jamais remises en question, il peut alors relever la tête et vivre sa propre vie !

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Vendredi 23 mai 2008
par Antiochus publié dans : Citations ... Réflexions communauté : Les Cheminants


"Le seul véritable voyage, le seul bain de Jouvence, ce ne serait pas d'aller vers de nouveaux paysages, mais d'avoir d'autres yeux, de voir l'univers avec les yeux d'un autre, de cent autres, de voir les cent univers que chacun d'eux voit, que chacun d'eux est."
(Marcel Proust)

Cité dans le très beau roman Ilium de Dan Simmons.

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Jeudi 22 mai 2008
par Antiochus publié dans : Photos communauté : Photographies

  Une rose de mon jardin (secret) ... Elle se nomme "Scania".




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Lundi 19 mai 2008
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique communauté : Le Chant dans tous ses états


Deuxième acte

Les appartements Royaux
Pour sauver son fils, Idoménée décide, sur le conseil d'Arbace, d'envoyer Idamante hors de Crête. Il doit accompagner Electre à Argos et l'assister dans la reconquête du trône paternel. Entre-temps, espère-t-on, la colère de Neptune devrait se calmer. Illia a entendu la conversation et veut renoncer à Idamante. Cependant, il lui dit qu'il préférerait mourir plutôt que de vivre pour Electre (Non temer, amato bene). Depuis qu'elle est arrivée en Crête, c'est la première fois qu'Illia retrouve sa sérénité. Elle se confie à Idoménée et le prie de l'accepter comme sa fille en crête (Se il pare perdei). Idoménée appréhende cette nouvelle relation puisqu'Illia est maintenant concernée aussi par la malédiction de Neptune. (Fuor del mar). Seule Electre est très heureuse de la décision d'Idoménée car elle espère conquérir Idamante sur le chemin de sa patrie (Idol mio, ritroso). Une musique de marche l'appelle vers le port.
Le Choeur des guerriers et des marins : (Placido è il mar) annonce le départ imminent qu'Idamande, Idoménée et Electre ressentent chacun à leur façon (Trio : Pria di partir, o Dio). Au moment où Idamante et Electre veulent monter à bord, se lève une tempête et un monstre sort de la mer. Au peuple épouvanté (Choeur : Qual nuovo terrore), Idoménée avoue sa culpabilité et s'offre au dieu en sacrifice. Les crêtois fuient de panique devant le monstre (Corriamo, fuggiamo).

Ileana Cotrubas (1982)
"Se il padre perdei"


Ramon Vargas
"Fuor del mar"

     Troisième acte

Les jardins royaux
Illia se lamente de son amour (Zeffiretti lusinghieri). Idamante la consulte et l'informe qu'il accepterait le combat avec le monstre qui dévaste la ville en dévorant les hommes, puisqu'elle n'est pas prête à répondre à son amour. Enfin Illia ne peut plus cacher ses sentiments pour lui (Duo : Spiegarti non poss'io). Ils sont interrompus par Electre et Idoménée qui le pressent à partir au plus tôt. Idamante, pourtant, préfère chercher la mort au loin. Alors qu'Illia ne veut plus le quitter, Electre pense à sa revanche et Idoménée s'effondre de désespoir (Quatuor : Andro ramingo e solo). Arbace apporte d'autres mauvaises nouvelles : le Grand-prêtre et le peuple exigent que le roi calme la colère de Neptune.
Sous la pression de l'autorité du Grand-prêtre (Récitatif : Volgi intorno lo sguardo), Idoménée avoue enfin que seul le sacrifice de son fils pourrait satisfaire le dieux. Une douloureuse tristesse s'empare du peuple (Choeur: O voto tremendo !) .
La cérémonie du sacrifice débute par une marche des prêtres. Avec eux, Idoménée prie une dernière fois le dieu de la mer pour qu'il lui rende grâce (Cavatine avec choeurs :Accogli, o re del mar). Au loin un choeur d'acclamation annonce l'arrivée d'Idamante qui a tué le monstre. Il apprend à son tour toute la vérité et s'apprête à mourir pour satisfaire Neptune (Padre, mio caro padre). Mais, au moment même où Idoménée se décide à porter le coup fatal, Illia s'interpose et s'offre en sacrifice. Dans le trouble général une voix tonne : "Qu'Idoménée abdique, qu'Idamande devienne roi et qu'Illia soit son épouse" (Idomeneo cessi esser re). Folle de colère Electre s'enfuit (D'oreste, d'aiace). Idoménée, libéré de la malédiction et heureux, accomplit le voeu de Neptune (Popoli ! A voi l'ultima legge). Le peuple acclame le jeune couple (Choeur : Scenda Amor, scenda Imeneo).

Anna Netrebko
Salzbourg 2006
Scène finale d'Electre :
"D'oreste d'aiace"


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Dimanche 18 mai 2008
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique communauté : Le Chant dans tous ses états



Idomeneo Rè di Creta (Idoménée, roi de Crète)
Opéra séria en trois actes K.366 de W.A. MOZART (1756-1791) 
Création à Munich le 29 janvier 1781.

Les Personnages :
Idomeneo, roi de Crête, ténor
Idamante, son fils, soprano ou ténor
Ilia, princesse troyenne, fille du roi Priam, soprano
Elettra, princesse, fille d'Agamemnon - soprano
Arbace, confident du roi, ténor
Grand prêtre de Neptune, ténor
La Voix, basse

Cette oeuvre, troisième essai de Mozart dans le genre de l'opéra Seria, et le plus important (après Mithridate rè di ponto et Lucio Silla) Il écrira un quatrième et dernier opéra seria : La Clemenza di Tito en 1791, l'année de sa mort, qui verra aussi la composition de la Flûte enchantée et du Requiem. Idoménée fut créé en 1781 à l'opéra de Munich, qui l'avait commandé. Elle ne fut reprise qu'une fois du vivant de Mozart, à l'occasion d'une représentation privée en 1786. Pourquoi une telle négligence ? D'abord en raison de sa nature même, Idoménée n'a jamais été un opéra de répertoire. Ensuite, et c'est là l'aspect le plus important, il répond à des conventions dont la vogue touchait à sa fin lorsqu'il fut créé, et qui nous sont aujourd'hui presque totalement étrangères. Un castrat tenait un rôle très important dans la première distribution, celui d'Idamante, et l'opéra fut conçu à une époque où l'on associait la virtuosité vocale à cette sorte de chanteurs. Mozart voulait donner à ses chanteurs toutes les possibilités d'exprimer leur talent. Il ne faut pas croire pour autant qu'il n'y a là qu'une suite de morceaux de bravoure. C'est bien plus que cela. Mozart était en pleine possession de ses moyens quand il composa cet opéra et les arias, merveilleusement expressives, sont empreintes, malgré tout, d'une certaine austérité. Les quatre personnages principaux, dont la crise atteint son apogée dans le grand quatuor du dernier acte, sont nettement dessinés.

Premier acte

Les appartements d'Illia au palais royal
Après la chute de Troie, le retour longtemps désiré d'Idoménée en Crête est imminent. Pendant des années, il avait guerroyé loin de sa patrie aux côtés des grecs. Pendant ce temps, son fils Idamante, maintenant devenu un homme, est aimé avec passion par la fière Electre, la fille d'Agamemnon qui a trouvé refuge en Crête après l'assassinat de sa mère par son frère Oreste. Idamante, pourtant, n'est pas attiré par Electre mais par la princesse troyenne Illia qu'idoménée avait déjà envoyé en Crête avec d'autres captifs. Les sentiments d'Illia hésitent encore entre son amour naissant pour le prince "ennemi" et la peine qu'elle éprouve pour Troie sa patrie  (Padre germani addio !) Ainsi repousse-t-elle tout d'abord les manifestations d'amour que lui prodigue Idamante qui en conçoit un grand chagrin (Non ho colpa, e mi condanni) Dans un choeur serein, les crétois et les troyens libérés par Idamante chantent la paix (Godiam la pace).
L'ambiance joyeuse prend soudainement fin à l'annonce d'Arbace, un confident du roi : Idoménée et les siens ont perdu la vie lors d'une tempête sur la mer. Fou de douleur, Idamante court vers la grève pendant qu'Electre, qui avec suspicion l'a déjà observé avec Illia, se jure dans une violente manifestation de ses sentiments, de prendre sa revanche sur sa rivale (Tutte nel cor vi sento).
Dans leur combat sur la mer déchaînée, les naufragés implorent la grâce des dieux (choeur : Pieta numi pieta !). Après que la tempête soit calmée, Idoménée, tourmenté par l'angoisse et la culpabilité, arrive au seuil de sa patrie (vedrommi intorno l'ombra dolente). Il doit en effet exécuter la promesse faite aux dieux de la mer en furie au plus fort du danger. Il avait promis à Neptune de lui sacrifier le premier mortel qu'il rencontrerait sur la terre ferme. Idamante, errant, s'approche, et après une longue conversation, ils se reconnaissent comme père et fils. Alors Idoménée, plutôt que de le prendre joyeusement dans ses bras, se détourne de lui épouvanté, puis se sauve. Ayant perdu la tête, Idamante en reste cloué sur place (il padre adorato ritrovo e lo perdo). Le peuple accourt pour saluer les heureux survivants et remercier les dieux (Choeur : Nettuno s'onori).


Air d'Illia : "Padre, germani, addio"
Laura Claycomb

 


Air d'Electre "Tutte nel cor vi sento" suivi du début du choeur "Pieta numi pieta"
Opéra de Chicago 1999
Electre : Carol Vaness






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Samedi 17 mai 2008
par Antiochus publié dans : DEFINITIONS communauté : Les Cheminants

Déisme : du latin Deus, Dieu.
Le Déiste admet l'existence d'une divinité, d'un être suprême, même s'il n'en connaît pas exactement la nature et les attributs. Cependant, pour le déiste, accepter l'existence d'un Dieu ne l'oblige pas à admettre les religions révélées avec leur cortège de dogmes, de commandements et de révélations.


Doctrine très répandue au XVIIIe siècle, évidemment distinct du Théisme.
Depuis Kant (1724 - 1804)  , il est d'usage de distinguer déisme et Théisme. En effet, ce dernier veut déterminer par la raison la nature de Dieu, alors que le déisme se contente d'affirmer son existence, sans prétendre pouvoir la comprendre.

Beaucoup d'obédiences maçonniques dans le monde se déclarent déistes puisque le concept supérieur qui préside à leurs travaux est nommé, par elles, Grand Architecte de l'Univers. (GADLU).



Voltaire peut être considéré comme un déiste. Sur ce sujet, une citation fort à propos et un lien proposés par Un.Cherchant :


"Il est vrai, j'ai raillé Saint Médard et la bulle ;

Mais j'ai sur la nature encor quelque scrupule.
L'Univers m'embarrasse, et je ne puis songer
Que cette horloge existe et n'ait point d'horloger."
Voltaire

le texte complet : http://www.voltaire-integral.com/Html/10/34_Cabales.html

En guise de contrepoint, une autre citation du Vicomte De Bonald, "Pensées religieuses" :


"Un déiste est un homme qui, dans sa courte existence,
n'a pas eu le temps de devenir athée."


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Mercredi 14 mai 2008
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique communauté : Le Chant dans tous ses états


De nouveau Kathleen Ferrier ... pour le plaisir !




Blow the Wind Southerly

Blow the wind southerly, southerly, southerly,
Blow the wind south o'er the bonny blue sea;
Blow the wind southerly, southerly, southerly,
Blow bonny breeze my lover to me.

They told me last night there were ships in the offing,
And I hurried down to the deep rolling sea;
But my eye could not see it,
Wherever might be it,
The bark that is bearing my lover to me.

Blow the wind southerly, southerly, southerly,
Blow the wind south that my lover may come;
Blow the wind southerly, southerly, southerly,
Blow bonny breeze and bring him safe home.

I stood by the lighthouse the last time we parted,
Till darkness came down o'er the deep rolling sea,
And no longer I saw the bright bark of my lover.
Blow, bonny breeze and bring him to me.

Is it not sweet to hear breezes blowing,
As lightly they come o'er the deep rolling sea?
But sweeter and dearer by far when tis bearing
The bark of my true love in safety to me.

(Je n'ai pas réussi à trouver une traduction satisfaisante ... Si quelqu'un a une idée, je suis preneur !)

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