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Concernant les articles de la catégorie Franc-Maçonnerie, je tiens à préciser que je ne représente, ici,
aucune Loge ni aucune Obédience.
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Les photos présentes sur ces pages sont des clichés personnels lorsqu'elles sont accompagnées de la mention : "Photo Antiochus"
Elles ne peuvent être utilisées sans mon consentement.

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Vendredi 30 mai 2008


  Deux articles suivent, consacrés au magnifique Grand Théâtre de Bordeaux ... là où, depuis de nombreuses années je viens entendre l'opéra, la musique symphonique, les récitals de chants, la musique de chambre etc... A chaque fois c'est un ressourcement, une ré initialisation qui me permet d'avancer de nouveau, calme et serein. Lorsque les portes sont fermées, les spectateurs finissent de toussotter - alors qu'aucun d'eux ne va chanter - le grand lustre s'éteint avec douceur et détermination... le chef d'orchestre, qui dépasse à peine de la fosse, lève sa baguette et les premières notes s'emparent de tout l'espace disponible y compris des oreilles, et des coeurs ...
Je suis chaque fois étonné : mais quelle acoustique !
La musique de l'Ouverture s'élève et élève - ce sera encore plus fort dans quelques instants quand la voix du premier chanteur (euse) retentira ... Le drame prendra forme, nous entraînant avec lui ... l'opéra, quoi que l'on dise, parle de tout un chacun, d'émotions de réalités que nous connaissons tous : L'amour, la mort, la trahison, l'amitié, la beauté, l'idéal ... la joie, l'exaltation, la colère, le dépit. Dans cette salle, j'ai fait des rencontres avec des artistes extraordinaires qui me paraissaient ne chanter que pour moi. Les portes sont fermées, la lumière éteinte et le grand rideau soulevé, la scène et la salle ne sont plus qu'une seule et même chose ... une vibration, à l'unisson ... Comme je l'ai déjà dit ailleurs, à l'extérieur, le temps s'est arrêté et nous avançons dans l'oeuvre, décalés dans l'espace et le temps !
Comment ? l'oeuvre a été crée en 1640 ! (Il Ritorno d'Ulisse in patria de Monteverdi). Qu'importe ! Le bâtiment et ceux qui s'y trouvent vivent au soir de la Première et tout un pan de la culture de ce siècle reculé parvient jusqu'à nous. Un théâtre d'Opéra est une machine à remonter le temps et particulièrement ce fameux Grand Théâtre de Bordeaux (il faut entendre l'accent inimitable des bordelais qui prononcent ces trois mots) aussi beau à l'intérieur qu'à l'extérieur il représente, pour moi, une manière de perfection.


Historique
  Depuis plus de deux siècles, l'histoire du Grand-Théâtre de Bordeaux se déroule au rythme des événements qui jalonnent son existence.
D'abord, l'inauguration qui a lieu le 7 avril 1780 ... La foule se presse devant les portes du nouveau bâtiment. On vient assister à la représentation d'Athalie de Racine mais aussi et surtout admirer le chef-d'oeuvre. Il a fallu sept ans pour mener à bien la construction de l'édifice. Il s'agit d'une commande du gouverneur de Guyenne, Louis Armand du Plessis, duc de Richelieu. Le résultat est là : sous les yeux du public se dresse une véritable merveille. L'architecte Victor Louis s'est surpassé pour offrir harmonie, raffinement, sobriété, puissance, pureté de style, élégance et noblesse.
On ne tarit pas d'éloges, aujourd'hui encore, sur ce bâtiment véritable chef-d'oeuvre de l'art architectural du XVIIIe siècle ... en plus de cette valeur architecturale, Victor Louis nous a offert l'acoustique exceptionnelle de la salle entièrement conçue en bois et inoubliable pour ceux qui ont eu la chance de l'entendre. Chaque instrument se détache avec pureté et netteté et les voix lyriques y sont à l'aise grâce à la taille "humaine" de la salle ( 1114 places).

  Donc, les premiers coups de pioches furent donnés à l'automne de l'année 1773. le bâtiment se situe au bout des allées de Tourny sur l'emplacement du forum Gallo-Romain où se trouvait l'ancien temple des Piliers de Tutelle.


  Long de 88 mètres, sa façade de 47 mètres est ornée de 12 colonnes corinthiennes au-dessus desquelles trônent les 9 muses et 3 déesses (Junon - Minerve - Venus) imaginées par le sculpteur Berruer. De chaque côté, deux galeries latérales décorées de pilastres et encadrant des arcades destinées à recevoir des boutiques (aujourd'hui disparues).


 On pénètre à l'intérieur de ce vaste temple gréco-romain voué à la musique, par un immense vestibule, agrémenté par 16 colonnes doriques, aux proportions très pures entièrement fait de pierre blonde. Au fond le grand escalier en forme de T (le premier de ce style) surmonté d'une coupole de 19 mètres de hauteur donne accès à la salle de spectacle par une porte monumentale flanquée de deux cariatides.
   

 Lorsque l'empereur d'Autriche Joseph II rendit visite à Victor Louis sur le chantier, le souverain fut intrigué par le péristyle qui lui paraissait fort audacieux dans sa conception : la voûte plate accumule une pression énorme sur les colonnes des angles ... L'architecte trouve une réponse - inattendue pour l'époque - pour remédier à cet état de fait : Une armature en fer traversant en diagonale les deux caissons d'angle et s'ancrant d'une part sur les colonnes et l'architrave et d'autre part sur le mur de façade. Ce système révolutionnaire au XVIIIe siècle porte le nom de "Clou de Louis".


Photos tirées de divers sites consacrés au Grand-Théâtre de Bordeaux
à suivre ...

Publié dans : Architecture - Communauté : Les Cheminants - Par Antiochus
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Jeudi 29 mai 2008


Quelques exemples de tracés tirés de l'ouvrage de : 
Jan (ou, Hans ou, FriedmanVREDEMAN de VRIES (1527-1606) publié en 1599.
Il était peintre et architecte et prit une place essentielle dans la Renaissance flamande principalement en prônant l'usage de la "perspective linéaire" selon les techniques géométriques italiennes dont il contribua à propager l'emploi.





J'ai toujours été, depuis longtemps, extrêmement sensible aux tracés de perspectives, sans trop savoir pourquoi ... les années passant, je crois être un peu plus à même de comprendre le sens de cette émotion ressentie alors...
La Beauté est émotion, elle naît de la perfection des formes, et crée les conditions d'un état de conscience "autre". 
Un jour, en réponse à un de mes commentaires sur son blog, Harmonie m'a dit qu'il faudrait que nous échangions à propos de "l'harmonie (justement) des proportions" et de la conception que j'en avais ... Ces dessins parlent mieux que je ne saurais le faire ...
Vous savez maintenant d'où vient ma bannière !

Publié dans : Architecture - Communauté : Les Cheminants - Par Antiochus
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Jeudi 29 mai 2008


Voir aussi : Déisme et Théisme

Athéisme
: ( du grec Atheotès, de Atheos, qui ne croit pas aux dieux).
Le mot athéisme apparaît en 1555 sous la plume de l'écrivain François de Billon, il désigne alors l'incroyance d'un peuple.

L'athéisme est une attitude ou une doctrine philosophique qui affirme l'inexistence ou ne conçoit pas l'existence de quelque dieu, divinité ou entité surnaturelle que ce soit.
L'athée considère que Dieu n'existe pas. Il se réfère donc à l'explication matérialiste de l'origine et de l'évolution de l'univers et de l'homme. Cette position implique un engagement à la fois moral et politique.

Plusieurs aspects de l'athéisme :
- Doctrine qui nie l'existence de Dieu
- Péjoratif : Accusation portée contre ceux qui n'ont pas la même conception de Dieu, notamment celle d'un Dieu personnel (c'est en ce sens que Spinoza fut accusé d'athéisme).
- L'athéisme se distingue de l'agnosticisme (qui ne se prononce pas sur l'existence de Dieu).

L'athéisme pratique ouvre la voie à une étique. Affirmer, par exemple, avec Nietzsche, que "Dieu est mort" (et pas seulement qu'il n'existe pas) a le sens d'un refus des valeurs héritées de la religion chrétienne. De la même façon l'athéisme peut s'apparenter, comme chez Marx, à une critique de la fonction sociale de la religion ("L'opium du peuple") ou, comme chez Sartre, à l'affirmation de "l'absolue liberté humaine".

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Jeudi 29 mai 2008




Publié dans : Vie du Blog - Communauté : Les Cheminants - Par Antiochus
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Lundi 26 mai 2008

A propos d'Idoménée, lire ICI et ICI

Hier, 25 Mai 2008, représentation d'Idomeneo à l'opéra de Bordeaux.
Moment exceptionnel, comme cela arrive assez souvent dans ce théâtre.
Quelques éléments :

Kobie van rensburg (Ténor)
Idomeneo
  Elza van den Heever (Soprano)
Elettra
  Henriette Bonde-Hansen (Soprano)
Illia
  Jennifer Holloway (Mezzo-Soprano)
Idamante
  Karen Kamensek
Direction musicale
  Yannis Kokkos
Mise en scène, décors, costumes

et aussi :
- Arbace : Donat Havar
- Le Grand Prêtre de Neptune : Phillipe Do
- La Voix : Jérôme Varnier
- Lumières de Patrice Trottier

Représentation exceptionnelle donc, grâce à Yannis Kokkos qui signe à Bordeaux sa première mise en scène d'Idomeneo ... il est également le créateur des costumes et du décors ... Intelligence, finesse, sobriété et surtout redoutable efficacité de tout le dispositif scénique qui, comme on peut le voir sur la photo ci-dessous est organisé autour d'un immense oeil qui entoure le cadre de scène, l'iris et la pupille étant disposés tout au fond du décor. Trois colonnes mobiles rythment le temps et l'espace tout au long des trois actes de l'oeuvre. Véritables acteurs, au même titre que les protagonistes, ces éléments du décor soulignent, quand il le faut, les états d'âmes des personnages. Surtout lorsqu'ils se trouvent dans une impasse ou un dilemme impossible à résoudre.
A l'opéra, comme l'on sait, il faut beaucoup de conditions remplies pour qu'une représentation s'approche de la perfection. Ce dimanche, nous avons assisté à une de ces moments de grâce où tout semble aller de soi ... La direction musicale est vivante et inventive, l'orchestre et son chef Karen Kamensek nous tiennent en haleine d'un bout à l'autre de l'oeuvre, soutenant, accompagnant, dynamisant les chanteurs qui paraissent alors comme transportés, transcendés. Il faut dire que la distribution est de tout premier ordre : Trois chanteurs d'exception font vivre l'opéra de Mozart et portent haut le chant lyrique. D'abord L'Idomeneo de Kobie van Rensburg, ténor à la voix puissante et virile qui nous gratifie de vocalises époustouflantes dans son air : "Fuor del mar"  il interprète le roi de Crête avec fougue, colère et conviction. C'est un régal de beau chant.  Quant à Elettra de Elza Van den Heever, dont c'est la prise de rôle,  c'est le mot perfection qui vient à l'esprit en premier, adéquation aussi ...  Elle possède la totale maîtrise de son grand soprano et se hisse au plus haut niveau grâce à une science du chant et de la conduite de la voix qui force le respect,  elle possède tout ce qu'il faut pour interpréter la fille du roi Agamemnon : le souffle immense, la tessiture et surtout une ductilité vocale qui lui permet de nous surprendre à chaque instant par des accents nouveaux, des  nuances infinies - même dans les airs de colère si souvent hurlés -  elle est loin d'être au maximum de ses possibilités et c'est un confort pour ceux qui écoutent. Elle peut faire tonner (sans détimbrer) sa voix dans les forte et conduire son chant légato, avec des sons filés magnifiques  "idol mio, se ritroso" dans les moments plus sereins. La chanteuse paraît tellement accomplie, qu'elle peut se consacrer à l'interprétation du d rame (comme Idomeneo d'ailleurs) et se déplacer sur scène avec une grande aisance. La troisième bonne surprise est le soprano lyrique corsé qui interprète Illia : Henriette Bonde-Hansen ... Le style mozartien est maîtrisé et son chant s'écoule, comme naturel, avec élégance et sûreté. On peut parler de soprano "corsé" car le timbre est charnu et le médium dense, pas Despina ni Zerlina mais plutôt Suzanna des Noces de Figaro (rôle qu'elle a déjà interprété). De bout en bout elle donne vie à Illia avec toutes les nuances exigées ... on comprend l'amour d'Idamante pour elle. Un cran en dessous, nous trouvons l'Idamante de Jennifer Holloway, voix pas toujours assez sonore mais bien conduite malgré tout, même si on pourrait  souhaiter un peu plus d'abattage.
Le public bordelais, traditionnellement un peu froid, ne s'y trompe pas et fait un triomphe à cette nouvelle production et à cet opéra trop peu représenté (la dernière fois en 1982 à Bordeaux).  


      

Publié dans : OPERA et musique vocale - Communauté : Le Chant dans tous ses états - Par Antiochus
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