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OPERA - BLOG

Toutes les photos présentes sur ce blog sont des clichés personnels, sauf mention contraire ...
Elles ne sont pas libres de droit !


Concernant les articles de la catégorie: "Franc-Maçonnerie",
je tiens à préciser que je ne représente, ici, aucune Loge ni aucune obédience.


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Jeudi 30 août 2007
par Antiochus publié dans : Pierre Bordage communauté : Les Cheminants
L-ange-de-l-Abime-copie-1.jpg"Il percevait les jeux incessants et simultanés de l'Univers, il parcourait le chemin étourdissant qui menait à l'homme, une perspective éxaltante, écrasante. La vie ne serait jamais plus jalonnée des repères coutumiers, plus jamais conditionnée par un passé récent ou lointain, plus jamais écrite par les mémoires collectives et individuelles, elle exploserait à chaque instant en un somptueux big-bang, elle se bouleverserait, se réinventerait à chaque occasion, elle se rirait des souffrances et des plaisirs, elle bondirait de présent en présent, de roche en roche, de seconde en seconde, elle ne connaîtrait plus ni commencement ni fin, seulement une suite de Renaissances, d'Eternités ..."
Un hymne à l'Instant Présent ?...

L'Ange de l'Abîme,
morceau choisi (page 398)
Un des volumes de la trilogie des prophéties qui comprend : 
L'EVANGILE du SERPENT
L'ANGE de L'ABÎME
LES CHEMINS de DAMAS


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Mardi 28 août 2007
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique communauté : Le Chant dans tous ses états
 Avec cet article, j'inaugure une série de billets consacrés à ce que je considère comme les cantatrices les plus importantes de notre temps ... certaines ne chantent plus, certaines sont encore en cours de carrière, d'autre ne sont même plus de ce monde ... qu'importe les voix demeurent et, parfois des vidéos avec lesquelles j'illustrerai ces articles ...

gundula-Janowitz.jpg



Pour débuter cette série j'ai choisi la soprano allemande :
Gundula Janowitz.











D'abord un des airs les plus célèbres de la "Flûte enchantée" de W.A. MOZART :
"Ach, ich fuhl's"  enregistré à AIX en PROVENCE en 1963 :

 

 

 Gundula Janowitz est née le 2 août 1937 à Berlin ... elle est remarquée par H.Von Karajan qui lui assure un contrat d'élève à l'Opéra de Vienne où elle débute en 1960 dans le rôle de Marcelline (FIDELIO de Beethoven).
 En 1963 elle se produit à Salzbourg (Symphonie N° 9 de Beethoven avec Karajan) et ensuite à AIX en PROVENCE où elle devient célèbre. Puis : Glindebourne, Vienne, Salzbourg, Berlin. Un tournant dans sa carrière en 1969 : elle commence à chanter le répertoire italien (Simon Boccanegra). Elle continue à chanter et à enregistrer MOZART auquel sa voix limpide et son timbre pur la destinent (Principalement les trois rôles majeurs des opéras de Mozart : Fiordilidji dans Cosi fan Tutte, La comtesse des Noces de Figaro, et Donna Anna Dans Don Giovanni.).Elle chante aussi les rôles straussiens qui lui correspondent : Ariane à Naxos, Arabella, Capriccio ... Et les "Quatre derniers lieder".
 Des enregistrements de références la font connaître dans le monde entier : La Flûte enchantée, les Noces de Figaro, Cosi fan Tutte, le Freischutz (Carl Maria Von Weber) et même un enregistrement atypique de "la Walkyrie" de Richard Wagner où elle chante magnifiquement le rôle de Sieglinde (Un peu au delà de ses moyens vocaux réels) Siegmund est chanté par John Vickers et Brunhilde par notre Régine Crespin nationale, cette distribution de rêve est dirigée par Herbert Von Karajan.
S a voix pure, éthérée, sans vibrato a parfois été qualifiée de froide mais la beauté de son timbre et le choix judicieux de ses rôles en ont fait une interprète exceptionnelle, bouleversante ... J'ai pu vivre moi-même un moment d'exception lors d'un de ses récitals auquel j'ai assisté dans les années 1970. Chez Madame Janowitz l'émotion naît moins de l'expression purement lyrique, que de la beauté totale, presque surhumaine, de sa voix : certains aigus sont presque "désincarnés"... diaphanes !


Un peu plus tard dans sa carrière : Les Noces de Figaro à l'Opéra de Paris en 1980... Représentation mythique dont on peut voir ici un extrait : L'air : "Porgi amor" ...

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Vendredi 24 août 2007
par Antiochus publié dans : VENISE communauté : Les Cheminants

Une autre façon de regarder la cité est d'essayer d'en percevoir les détails ... d'attarder son regard sur les sculptures, les mosaïques, les châpiteaux de colonnes ... Passer du regard d'ensemble à une vision plus personnelle, choisie... La photo permet, grâce à la technique, d'avoir ce regard sélectif, précis et d'emporter avec soi ces précieux témoignages que l'on peut, ensuite, partager !


IMG-0585-1.JPG


Le
portail principal de l'église de la Salute.

Patine du temps ...


























IMG-0561.JPG
Une partie de la somptueuse marqueterie de marbre du Maître-Autel de "San Francesco Della Vigna" quartier de l'Arsenal ...





IMG-0546-1.JPG






Le Lion ailé, symbole de VENISE, veille sur la cité des Doges.

Sur un des murs de l'Arsenal ...






















IMG-05811.JPG







Détail de la grande Galerie du Palais des Doges ... vu de celle de la Basilique Saint-Marc.


Une approche de la perfection ...




















IMG-054011.JPG
Au soleil couchant, un extrait en bleu et or des mosaïques, sur la façade de la Basilique San Marco.     L'art Bizantin au summum ...


IMG-03781.JPG

Campo Santa Trinita ....


En toute simplicité















IMG-05641.JPG

Une partie d'un bas-relief en marbre blanc, uniquement éclairé par le soleil dans l'église : San Francesco della Vigna.
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Lundi 20 août 2007
par Antiochus publié dans : Citations ... Réflexions communauté : Les Cheminants
Bouche----oreille.jpgEntre :

- Ce que je pense ...
- Ce que je veux dire ...
- Ce que je crois dire ...
- Ce que je dis ...
- Ce que vous avez envie d'entendre ...
- Ce que vous croyez entendre ...
- Ce que vous entendez ...
- Ce que vous avez envie de comprendre ...
- Ce que vous croyez comprendre ...
- Ce que vous comprenez ...

Il y a dix possibilités pour que nous ayons des difficultés à communiquer, mais ... Essayons quand même !

Edmond Wells   ( Encyclopédie du savoir relatif et absolu )


EDMOND WELLS est un personnage de fiction qui apparaît régulièrement dans les romans de Bernard WERBER ...




 

 

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Jeudi 16 août 2007
par Antiochus publié dans : Poésie japonaise et classique
Le Haïku est une tentative poétique d'expression de la Perfection de l'Instant, fruit de la pratique de la méditation ZEN (zazen)

HAIKUS.gifLe Haïku, terme créé par Shiki Masaoka(1867-1902) est une forme classique de la poésie japonaise dont la paternité est attribuée à Matsuo BASHO (1644-1694). Depuis plus de trois siècles, le Haïku a fait son chemin au Japon, puis jusqu'à nous en Occident...
Voici l'un des plus célèbres Haïkus japonais écrit par BASHO, souvent cité en exemple :

Dans le vieil étang
Une grenouille saute
Bruit de l'eau

Cette forme de poésie est l'expression même de la Simplicité, de l'Essentiel, elle parle de la nature et des saisons, glorifie le Présent - Instant fugace -  et génère, chez moi, une forte émotion. Le Haïku rejoint en cela, me semble-t-il, l'art de la photographie, elle même glorificatrice de l'instant.
Quelques exemples de Haïkus "classiques", écris par divers auteurs, au cours du 19ème siècle ils sont tirés du site "Anthologie du Haïkus" dont voici le lien : pages.infinit.net/haiku/

Des feuilles de Lotus dans l'étang 
Bougent sur l'eau
Pluie de Juin

Un bébé est venu au monde
Portant des cheveux
Aube

Un fil d'araignée
Se tend
Devant un lys

 

En toute humilité, une tentative personnelle :


Déçu par la pluie d'Automne
A sa place, enroulé
Le chat s'endort


(Illustration tirée du site précédemment cité)

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Dimanche 12 août 2007
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique communauté : Le Chant dans tous ses états

 

SANXAY-copie-1.jpg

Comme chaque année, depuis 2000, le site Gallo-romain de SANXAY se transforme en scène d'opéra. (Il est situé à 25 km de Poitiers sur la commune de LUSIGNAN -86000-)
Après RIGOLETTO (2000) CARMEN (2001) TRAVIATA (2002) NABUCCO (2003) TOSCA (2004) BOHEME (2005), cette année : 


Le TROUVERE de G. VERDI

Mise en scène de Antoine Selva.
Direction musicale de Didier Lucchesi.

DISTRIBUTION
 roxana-20briban.png  toczyska-copie-2.jpg  LucaLombardo-copie-2.jpg  
Leonora : Roxana BRIBAN Azucena :
Stefania TOCZYSKA
Manrico :
Luca LOMBARDO
 


Le Comte de Luna : Philippe Duminy.
Ines : Sarah Vaysset.
Ferrando : Fernand Bernardi.
Ruiz : Dominique Rossignol.

 Pour cette première du 9 Août, outre la cadre (splendide), passé le choc de la température (14°), la musique de Verdi se déploie dans cette acoustique exceptionnelle du théâtre romain de SANXAY ... Les voix portent particulièrement bien.

 D'emblée, la direction musicale est vive et nerveuse. La magie du Trouvère - créé le 19 janvier 1853 à Rome - fonctionne toujours.

 Une découverte, ce soir : la Leonora de Roxana BRIBAN, cantatrice roumaine qui débute à l'opéra de Vienne en 2003. Véritable Lirico-spinto. Sa voix pure et puissante  fait merveille dans ce rôle pourtant presque impossible à chanter puisqu'il y faut , tout à la fois, de l'agilité et de la puissance deux qualités qui ne sont pas toujours présentes au sein d'une même voix (les enregistrements en témoignent). Notre Léonora, elle, possède ces deux qualités plus des possibilités de "sons filés" mezzo voce qu'elle utilise à chaque fois que la partition l'exige, malgré la difficulté de chanter en plein air. Son physique plus qu'avenant et sa compréhension manifeste du rôle complètent notre bonheur.
 Autre heureuse surprise de la soirée : Stefania Toczyska. qui, malgré ses 64 printemps, affiche une santé vocale insolente. Son timbre est intact. Malgré quelques petits problèmes de souffle, par moment, la grande mezzo nous régale en interprétant une Azucena vibrante et concernée, nous faisant profiter de son expérience du rôle (elle l'aurait chanté environ 200 fois). Très beau moment d'émotion au moment du célèbre duo avec Manrico, au 2ème acte.
  Luca Lombardo chante bien, très bien, même s'il ne semble pas toujours penser au personnage qu'il interprète. Ne boudons pas notre plaisir, malgré tout, la voix est là : sonore, égale sur toute la tessiture et si le legato n'est pas exceptionnel dans l'air : "Ah ! si ben mio" la vaillance avec laquelle il aborde le redoutable : "Di quella pira" force l'admiration.
  Phillipe Duminy possède toutes les qualités et la tessiture d'un baryton Verdi. Il campe un comte de Luna honnête et juste. Mais lui non plus ne semble pas très préoccupé par les états d'âme de son personnage.
Une mention spéciale Pour l'admirable Ferrando de Fernand Bernardi qui chante distinctement (c'est rare) sa partie au début de l'opéra avec sa belle voix de basse puissante et chaude.
 Une mise en scène efficace, des décors présents sans être envahissants, des éclairages particulièrement réussis ... très belle représentation.

  Le Trouvère, avec ses mélodies qui s'enchaînent sans discontinuer pendant trois heures est, pour moi, le plus bel opéra de Verdi, malgré un livret complexe et quelque peu invraisemblable mais qui, manifestement, a su inspirer au compositeur un chef d'oeuvre absolu.


Site des "Soirées lyriques de SANXAY" :

 


www.opera-sanxay.net/

Site de Roxana BIBRAN (en anglais) :
www.roxanabriban.com/
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Jeudi 9 août 2007
par Antiochus publié dans : VENISE communauté : Les Cheminants
IMG-0601-1.JPG

Grand Canal :

La "CA PESARO" impose son impressionnante façade baroque à deux autres palais, plus modestes ...



















IMG-0659-1.JPG









Entre ombres et lumières
un petit canal, partant de la Lagune et des 
Fondamente Nuove
 se divise, plus loin, 
en un autre canal plus petit à gauche puis, sur la droite, 
en une calle qui mène
 on ne sait où ...

















IMG-0598-1.JPG






Détail d'un palazzo  sur le grand Canal ...
L'inscription indique une date : 1705















IMG-0449-1.JPG





















Bien au delà des clichés, le charme au fil des jours, de la réalité vénitienne ....
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Dimanche 5 août 2007
par Antiochus publié dans : Citations ... Réflexions
cloitre-1.jpg  Allez tranquillement parmi le vacarme et la hâte, et souvenez-vous de la paix qui peut naître du silence.

 Sans aliénation, vivez autant que possible en bons termes avec toutes personnes. Dites doucement et clairement votre vérité et, écoutez les autres : même le simple d'esprit et l'ignorant, ils ont eux aussi leur histoire. Evitez les individus bruyants et agressifs, ils sont une vexation pour l'esprit.

 Ne vous comparez avec personne : vous risqueriez de devenir vain ou vaniteux. Il y a toujours plus grands et plus petits que vous.

 Jouissez de vos projets aussi bien que de vos accomplissements.
Soyez toujours intéressé à votre carrière, si modeste soit-elle ; c'est un véritable atout dans les prospérités changeantes du temps.
Soyez prudent dans vos affaires, car le monde est plein de fourberies. Mais ne soyez pas aveugle en ce qui concerne la vertu qui existe, beaucoup de personnes recherchent les grands idéaux et, partout la vie est remplie d'héroïsme.

 Soyez vous-même. Surtout n'affectez pas l'amitié.
Ne soyez pas non plus cynique en amour, car il est en face de toute stérilité et de tout désenchantement aussi éternel que l'herbe.

 Prenez avec bonté le conseil des années en renonçant, avec grâce, à votre jeunesse. Cultivez la puissance de l'esprit pour vous protéger en cas de malheur soudain. Mais ne vous chagrinez pas avec vos chimères, de nombreuses peurs naissent de la fatigue et de la solitude.

 Pratiquez une discipline saine mais, soyez doux avec vous-même. Vous êtes un enfant de l'Univers, pas moins que les arbres et les étoiles. Vous avez le droit d'être ici. Et que ce soit clair pour vous ou non, l'Univers sans doute, déroule son histoire comme il le devrait.

 Soyez en paix avec Dieu, qu'elle que soit votre conception de lui, et quelles que soient vos peines et vos rêves, gardez dans le désarroi bruyant de la vie, la paix dans votre âme.

 Avec toutes ses perfidies, ses besognes fastidieuses et ses rêves brisés, le monde est pourtant beau

 Soyez positif et attentif aux autres.
Tachez d'être heureux !

Manuscrit découvert à l'occasion d'une restauration, dans la cathédrale Saint Paul de BALTIMORE (U.S.A.) en 1692 ... Auteur inconnu !
(Photo de l'article : Internet,  Abbaye de MOISSAC (Tarn et Garonne)- J.F. Peré)
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Samedi 4 août 2007
par Antiochus publié dans : Citations ... Réflexions communauté : Les Cheminants

Point-d-interrogation.jpg


Poser une vraie question à quelqu'un, quel acte grave ! surtout si l'on est décidé à écouter la réponse ... L'écrivain américain ANNE RICE ("Dialogue avec un vampire") a son idée sur le sujet
:




" Bien peu d'êtres sont en quête de savoir en ce monde. Au contraire, 
[ lorsqu'ils posent une question ] ils tentent d'arracher à l'autre des réponses déjà formulées dans leur propre esprit, des justifications, des confirmations, des consolations sans lesquelles ils ne pourraient continuer à vivre.
Demander vraiment c'est ouvrir la porte à une tornade, la réponse risque d'annihiler la question et, peut-être, celui qui la pose."

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Vendredi 3 août 2007
par Antiochus publié dans : Aunis et Saintonge communauté : decouvrir la Charente maitime


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Le soleil reviens, ENFIN, sur la région ...


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Il brille au dessus de la petite église romane (12ème siècle) "Saint Vivien" de BREUILLET


20070730-0465.JPG

Il illumine les vieilles tombes du cimetière qui jouxte l'église, couvertes d'inscriptions très détaillées comme il se doit dans un cimetière charentais, au 19ème siècle ...


20070730-0457.JPG

Façade de l'église de BREUILLET, malheureusement très dénaturée par les contreforts massifs construits au 15ème siècle.
Celui de gauche cache une partie de la délicate colonnade du 12ème siècle.

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Jeudi 2 août 2007
par Antiochus publié dans : Franc-Maçonnerie communauté : Franc-Maçonnerie&Spiritualité
Egr--gore-1.jpgEn Franc-Maçonnerie, l'égrégore est un mot quelquefois employé et rarement explicité ...


Quelques éléments de réflexion :


L'Egrégore comme force psychique des groupes humains :

Cette notion s'apparente à une forme de Conscience collective (Peut-être miroir de "l'Inconscient Collectif" défini par C.G. JUNG) Elle est employée avec circonspection au sein des loges maçonniques. Le mot égrégore (on dit un égrégore) est d'ailleurs absent de la plupart des dictionnaires usuels.
Le mot vient du grec ecclésiastique : "égrégoros" dont une des signification est : "Qui veille, vigilant".
Egrégore était aussi le nom donné à chacun des anges qui veillaient sur le mont Hermon et qui, selon le livre d'Enoch, s'unirent aux filles de Seth et engendrèrent les Géants.

Tentative de définition :


"L'égrégore est la résultante des individualités d'un groupe, elle vaut plus que la somme mathématique de ces individualités."

Dès l'instant où des êtres humains se rassemblent autour d'idées, de valeurs communes , la pensée générale se densifie, devient énergie créatrice, perceptible par chacun et donne naissance à un égrégore.
On peut dire aussi que ce sont des courants émotionnels, mentaux et spirituels, émanant de l'ensemble des membres du groupe. La somme de ces mouvements énergétiques exerce en retour une puissante influence sur chacun. Une forme de pensée s'élabore alors, pour finir par se structurer.

Un égrégore est une "forme-pensée" ou une "idée-force"de qualité neutre qui se colore, pour le meilleur ou pour le pire, des intentions du groupe. Selon les diverses individualités de ses membres, l'égrégore enchaînera ces derniers à leurs croyances limitatives, ou dynamisera leur potentiel créateur et les déliera de toute influence extérieure.

Pour l'auteur d'un texte écrit au 2ème siècle de notre ère, l'égrégore serait la "Sophia" elle-même, une sagesse permettant d'éclairer chaque individu afin de lui permettre d'accéder à une vraie renaissance de l'âme, à la plénitude de la nature spirituelle et d'échapper, par là même, à la nature de la Mort.

Dans la vie de tous les jours nous sommes entourés d'égrégores. Une fois encore ressentis mais non nommés.
En naissant dans un pays particulier, à une époque donnée, nous intégrons d'emblée l'histoire, la culture et la religion ambiante d'une nation. Une somme de données qui appartient au collectif et qui n'a rien à voir avec nous en tant que individu. Pourtant ces notions nous influenceront toute notre vie. Nous sommes ainsi chapeautés par un ensemble de forces extérieures (Les grands égrégores nationaux, sociaux, politiques, religieux et ceux, non moins actifs, qui concernent le milieu professionnel et la famille) ces forces conditionnent nos goûts, nos aspirations et nos choix.

Prendre véritablement conscience de la puissance de ces égrégores, dans lesquels nous sommes immergés, favorise la prise de recul face à soi-même, à autrui et aux événements quotidiens. La Liberté est à ce prix.
Ne serai-ce qu'à ce titre, la Franc-maçonneriene peut faire l'économie de cette notion d'égrégore.

 En conclusion, on pourrait dire qu'en Franc-Maçonnerie l'égrégore est un concept à vivre plus qu'à expliquer, le Franc-maçon peut le vivre s'il se trouve dans la disponibilité d'esprit appropriée (loin de tout jugement, de toute croyance et de tout dogme de la Raison) dans l'acceptation des émotions partagées au sein d'une logique dynamique du chemin initiatique individuel et collectif.

 

histoire-maconnique.gif
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Mercredi 1 août 2007
par Antiochus publié dans : Pierre Bordage communauté : Les Cheminants

Pierre-Bordage-copie-1.jpg


" La démarche scientifique n'a fait que se caler sur la démarche religieuse. Bien que différentes, toutes les voies aboutissent à un résultat identique. Les Dogmes religieux et les recherches scientifiques se rejoignent dans l'idée de dégager une élite. Les uns proposent le paradis céleste à leurs fidèles, les autres un paradis terrestre à leurs adeptes. Les deux démarches jouent sur le désir d'immortalité ou sur le refus du Temps, ce qui revient au même. Des esprits éclairés, comme le Christ du Nouveau Testament ont vraiment tenté de dissiper cette terreur fondamentale de la Mort. C'est, je pense, le sens symbolique de la résurrection. Mais l'Homme refuse obstinément d'être réduit à de la poussière qui retourne à la poussière. Je me demande si l'Eden de la Bible, finalement, n'était pas la période du Néolithique époque où les hommes, tous nomades, vivaient en pleine conscience des cycles naturels et mourraient en transmettant à leurs descendants une Terre intacte. Si la peur n'a pas commencé avec la sédentarité, avec les notions de propriété, de territoire et d'héritage.

Seul celui qui possède à peur de perdre ! "

Paragraphe relevé dans le livre de Pierre Bordage : "LES DERNIERS HOMMES" éditions J'AI LU (collection : Millénaires) Page 531.

Le Nomadisme, Paradis perdu ? ...

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