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Toutes les photos présentes sur ce blog sont des clichés personnels, sauf mention contraire ...
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Concernant les articles de la catégorie: "Franc-Maçonnerie",
je tiens à préciser que je ne représente, ici, aucune Loge ni aucune obédience.


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Dimanche 30 septembre 2007
par Antiochus publié dans : Franc-Maçonnerie communauté : Franc-Maçonnerie&Spiritualité

La Franc-maçonnerie intègre dans ses rituels de nombreuses références au Temple de Salomon: le temple maçonnique est conçu comme une reproduction symbolique de celui-ci.
 
 Quand SALOMON devint roi, il demanda l’aide de son allié, le roi Hiram de Tyr, pour la construction du Temple. Hiram fournit Salomon en bois de cèdre et de cyprès, ainsi qu’en or. Hiram envoya aussi à Salomon des artisans et des hommes de métier pour l’aider.
La construction commença la quatrième année du règne de Salomon (environ 964 avant J.C.) et dura 7 ans.
 
 Le Temple était une construction magnifique, composée des matériaux les plus fins. Il mesurait 60 coudées (27 mètres) de longueur, 20 coudées (9 mètres) de largeur et 30 coudées de hauteur (13,5m).
Le bâtiment principal se divisait en une pièce de 9 mètres sur 9 mètres  (le Débir), le Saint des Saints et une autre beaucoup plus grande (l’hékal) prolongée, elle-même, par le vestibule (Ulam) sur lequel ouvrait le porche d’entrée de chaque côté duquel se trouvait un grand pilier de bronze. Les deux piliers étaient appelés Yakîn et Boaz.
L’objet le plus important du Temple était l’Arche qui était installée dans le Saint des Saints. A l’intérieur de l’Arche se trouvaient les deux tables de l’Alliance avec les dix commandements. Deux chérubins en bois doré, aux ailes déployées, surmontaient l’Arche symbolisant la présence divine.
 Devant le Temple se trouvait une « Mer » un grand bassin à eau en bronze supporté par douze bœufs … Tout autour se trouvaient dix petits bassins munis de roues. Un imposant autel de bronze se trouvait également dans la cour et servait pour les différents sacrifices communautaires et individuels.

Ci dessous le texte concernant les colonnes de bronze tiré de la Bible de Jérusalem :

Il façonna les deux colonnes de bronze; la hauteur d'une colonne était de 18 coudées et un fil de 12 coudées en mesurait le tour; de même la seconde colonne. Il fit deux chapiteaux coulés en bronze déstinés au sommet des colonnes; la hauteur d'un chapiteau était de 5 coudées et la hauteur de l'autre chapiteau était de 5 coudées. Il fit des treillis - en forme de treillis, des festons - en forme de chainettes, pour les chapiteaux au sommet des colonnes. 7 pour un chapiteau, 7 pour l'autre. Il fit des grenades : il y en avait deux rangées autour de chaque treillis, en tout 400, appliquées contre le noyau qui était derrière le treillis; il y avait 200 grenades autour d'un chapiteau, et de même l'autre chapiteau. Les chapiteaux qui étaient en haut des colonnes étaient en forme de lotus. Il dressa les colonnes devant le vestibule du sanctuaire; il dressa la colonne de droite et lui donna pour nom : Yakin; il dressa la colonne de gauche et lui donna pour nom : Boaz. Les chapiteaux des colonnes étaient en forme de lotus. Ainsi fut achevé l'oeuvre des colonnes.

Le texte intégral concernant la Mer de bronze dans la même traduction :

Il fit la Mer en métal fondu, de dix coudées de bord à bord, à pourtour circulaire de cinq coudées de hauteur; un fil de trente coudées en mesurait le tour.Il y avait des coloquintes au-dessous de son bord, l'encerclant tout autour, dix par coudées elles tournaient tout autour de la Mer; les coloquintes étaient en deux rangées coulées avec la masse. Elles reposaient sur douze boeufs : trois regardaient le nord, trois regardaient l'ouest, trois regardaient le sud et trois regardaient l'est; la Mer s'élevait au-dessus d'eux, et tous leurs arrières-trains étaient tournés vers l'intérieur. Son épaisseur était d'une palme et son bord avait la même forme que le bord d'un coupe, comme une fleur de lotus. Elle contenait deux mille mesures

 

  Ci dessous une vidéo 3D très intéressante montrant une visite virtuelle du Temple de Salomon ... La hauteur inusitée (probablement symbolique) du portique et une musique pseudo-hollywoodienne sont, à première vue,  les deux seules choses contestables... si vous avez des remarques n'hésitez pas ...

 

 




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Samedi 29 septembre 2007
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique communauté : Le Chant dans tous ses états

KDESHAYES-1-copie-1.jpg
Karine Deshayes dans La Cenerentola de Rossini
Photo tirée de son site officiel


il ne reste que l’église … moi, les gens …
et la voix de la cantatrice
Le chant est une expérience solitaire !
Chaude, pleine, parfaite, sa voix est vecteur/déclencheur de mes émotions.
Joie, tristesse, nostalgie … les vieux compositeurs ont tout prévu.
Au bout de quelques airs, la femme qui chante prend le pouvoir
et nous mène, sans effort, où elle veut.
Son léger sourire en dit long …
Sa voix s’élève, l’élève et nous élève …
Le chant est une expérience mystique !
Le son enfle, par moment, et nous emporte vers des hauteurs insoupçonnées…
Elle n’est pas au bout de ses possibilités, elle pourrait nous emmener plus loin !
Mais ce n’est pas encore le moment …
J’ai conscience que toutes les personnes autour de moi vivent l’intensité
de cette symbiose.
Je fais partie du tout. Nous voyageons ensemble …
Le chant est une expérience d’altérité !
La voix de la mezzo-soprano emplit la totalité de l’édifice.
Au-delà des murs, le monde a disparu.
 
 
A propos d’un concert de Karine Deshayes (mezzo-soprano française, sur le chemin d'une grande carrière) le 17 Novembre 2006...
Karine Deshayes site officiel
  (on peut entendre le "duo des fleurs" de Lakmé sur la page d'accueil)
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Jeudi 27 septembre 2007
par Antiochus publié dans : Citations ... Réflexions communauté : Les Cheminants
parole-clip-image002-0005.gifAlors le lettré dit :
"Parlez nous de la Parole"
Et il répondit, disant :
 
Vous parlez lorsque vous cessez d’être en paix avec vos pensées ; et lorsque vous ne pouvez rester davantage dans la solitude de votre cœur vous vivez dans vos lèvres, et le son est un divertissement et un passe-temps.
Et dans une large part de vos discours, la pensée est à moitié assassinée.
Car la pensée est un oiseau de l’espace, qui dans une cage de mots peut ouvrir ses ailes mais ne peut voler.
Il en est parmi vous qui recherchent les bavards de peur d’être seul ;
Le silence de la solitude révèle à leurs yeux leur Moi dans sa nudité et ils voudraient s’enfuir.
Et il en est qui parlent, et sans savoir ou préméditation révèlent une vérité qu’ils ne comprennent pas eux-mêmes.
Et il en est qui ont la vérité en eux mais ne l’expriment pas en paroles.
Dans le sein de ceux-ci l’esprit demeure dans le rythme du silence.

 
Quand vous rencontrerez votre ami sur le bord de la route ou sur la place du marché, que l’esprit en vous ranime vos lèvres et dirige votre langue.
Que la voix en votre voix parle à l’oreille de son oreille ;
Car son âme gardera la vérité de votre cœur tel le bouquet du vin qui persiste quand la couleur en est oubliée et que la coupe n’est plus.
 
Khalil GIBRAN (1883 – 1931)
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Jeudi 27 septembre 2007
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique communauté : Le Chant dans tous ses états


Callas chante comme le Terre-mère, elle est à la fois capable de douceur,  de délicatesse, mais aussi de moments telluriques où le drame surpasse tout (Prima la parola ...) Elle passe alors au delà du chant académique mais jamais elle ne quitte le giron de la Musique ... Comment un peintre pourrait-il peindre hors de la Peinture ?



à suivre ... une vidéo composée de magnifiques images tirées du film MEDEE de Pier Paolo PASOLINI (1969) La bande son est composée d'extraits de l'opéra Médée de Luigi CHERUBINI (Tirés de quatre enregistrements différents de 1953 à 1961) C'était un de ses rôles de prédilection ... Qui a dit que Callas n'était pas belle ?

 

 

 

 

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Vendredi 21 septembre 2007
par Antiochus publié dans : VENISE communauté : Les Cheminants
IMG-0413.JPG










Au détour d'un campo, dans le quartier San Polo ... une fenêtre "ordinaire" ornée d'un jasmin en pot ... l'ordinaire à VENISE ne l'est jamais vraiment ...

 






Regarder et surtout ressentir l'Instant, c'est le credo de l'amoureux de Venise, une ville qui se savoure au Présent !

 

 

 

 

 

 











IMG-0424.JPG





Une vraie promenade dans la cité des Doges, c'est surtout sortir des sentiers balisés, se perdre ( pour mieux se trouver ) dans les quartiers où demeurent les vénitiens, le nez en l'air, tous les sens en alerte ... La Beauté se cache (ou se dévoile) au détour d'un campo, d'une calle ou d'un pont sur un petit canal désert ...

















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Jeudi 20 septembre 2007
par Antiochus publié dans : Citations ... Réflexions communauté : Les Cheminants
Labyrinthe.jpg« Si vous avez compris, vous avez sûrement tort. »
(Jacques Lacan)
« Si vous m'avez compris, c'est que je me suis mal exprimé. »
(Alan Greenspan)
 
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Mercredi 19 septembre 2007
par Antiochus publié dans : Pierre Bordage communauté : Les Cheminants
Pierre-Bordage-4.jpg
"Est éliminé impitoyablement de la société celui qui renvoie chaque homme, chaque femme, à sa liberté intérieure, à son nomadisme [les prophètes, les hommes de vérité, de progrès, les visionnaires, les penseurs ] car, alors, le temps linéaire est aboli, la peur et donc la structure même de la société. […] Les gens de pouvoir et de savoir ont toujours intérêt à vous tenir éloigné de vous-même, à vous identifier aux structures, à vous maintenir dans des jugements, à vous boucler dans des prisons psychologiques ou réelles".
 
- LES CHEMINS DE DAMAS -
Vous pouvez acheter acheter ce livre chez l'éditeur "Au Diable Vauvert"   ICI



Pierre-Bordage-3.jpgA propos de "L’Eglise".

"Elle a cherché depuis des siècles, à séparer les individus d’eux-mêmes. Les préceptes et les commandements ne sont que des outils pratiques pour maintenir les fidèles dans un sentiment de culpabilité. Les fautifs ne s’aiment pas et, ne s’aimant pas, ils cherchent une solution dans le culte, ils remettent leur âme entre les mains des officiants, des prêtres, des missionnaires".



- LES GUERRIERS DU SILENCE -
Volume III : « La citadelle d’Hyponéros »

A propos de "l'initiation" :

"Epreuve évolutive proposée à un individu ou un groupe d’individus par une ou plusieurs entités souveraines.
L’Initié sera un humain sur le chemin de sa souveraineté individuelle".
 
- LES GUERRIERS DU SILENCE -
Volume III : « La citadelle d’Hyponéros »
Vous pouvez acheter la trilogie des Guerriers du Silence sur Amazon.fr  ICI

  Avec le sens aigu du conteur et son imagination sans limites, Pierre Bordage nous emporte dans son monde intérieur baroque et coloré, à la fois sensible et violent et nous fait part, tout au long de ses livres, de ses réflexions philosophiques sur notre monde, sur les religions, sur la psychologie humaine au travers d'anticipations apocalyptiques (WANG dont je reparlerai ..)  ou dans des romans plus atypiques. Son écriture au delà des genres littéraires  me touche très profondément ... laissez-vous aller et partez avec ses héros, ses héroïnes  dans des aventures galactiques  ou plus terre à terre (Porteur d'âmes) ... des aventures humaines en tous cas. C'est l'humain sous tous ses aspects qui l'intéresse (qui m'intéresse) et seulement lui !
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Dimanche 16 septembre 2007
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique communauté : Le Chant dans tous ses états

le 16 septembre 1977, disparaissait la dernière des grande divas du 20ème siècle :
 Cécilia Sophia Anna Maria Kalogeropoulos dite : MARIA CALLAS.

Sa voix, tout simplement ... Dans l'air emblématique de Lucia di Lamermoor de Donizetti en 1953, Callas a à peine trente ans : Fraîcheur, émotion, technique irréprochable, approche intuitive du personnage, tout y est. Comme tous les autres arts, l'art Lyrique tend à l'Universel ... En grande prêtresse de la musique, Callas chante à la fois pour tous ... et pour chacun de nous !

 

 




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Vendredi 14 septembre 2007
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique communauté : Le Chant dans tous ses états
Suite de la série d'articles, inaugurée par le billet sur Gundula Janowitz, consacrée aux grandes cantatrices 
aujourd'hui Madame Kirsten Flagstad

 flagstad.jpgKirsten Flagstad est une soprano norvégienne, née à Hamar le 12 juillet 1895 et morte à Oslo le 7 décembre 1962.
En 1913, elle fait ses débuts à Oslo, à 18 ans, dans l'opéra d'Eugène D'Albert TIEFLAND (Callas fera de même, bien des années après, dans ce même rôle à 13 ans). En 1921, elle fait une tournée en France qui ne lui vaut pas un succès particulier. De 1928 à 1932, elle fait partie de la troupe du théâtre de Göteborg. En 1933, elle songe à arrêter sa carrière mais elle est alors engagée pour de petits rôles à Bayreuth ... l'année suivante sa Sieglinde (La Walkyrie) et sa Gutrune (Le Crépuscule des dieux) lui valent un succès retentissant. Elle est aussitôt engagée au Métropolitan Opéra de New-york où elle débute en 1935 avec Sieglinde et Isolde, Brunnehilde, Elisabeth, Elsa et Kundry. D'un coup, elle est considérée comme l'interprète wagnérienne la plus importante de son temps. Elle chantera au Met jusqu'en 1941. En 1947-48, elle entreprend une tournée triomphale aux États-Unis puis, de 1948 à 1951 elle se produit principalement au Covent Garden de Londres ou elle tient tous les grands rôles de Wagner d'une façon inoubliable. Après des triomphes sur beaucoup d'autres scènes, en 1955, elle fait ses adieux. Elle enregistrera par la suite des disques qui feront sa légende comme le Tristan et Isolde avec Ludwig Suthaus sous la direction de : Willhem Furtwängler ... 
vous pouvez acheter l'enregistrement ICI
 Kirsten Flagstad a été une des voix exceptionnelles du 20ème siècle (Sa tessiture était celle d'un soprano dramatique), sa qualité, sa puissance ainsi que l'éclat de son émission étaient extraordinaires. Il faut y ajouter une présence scénique incomparable malgré un physique peu facile.
Pour terminer, il faut rappeler qu'elle fut la créatrice des "Quatre derniers lieders" de Richard Strauss en 1950.
Ci dessous elle chante : "Traume" extrait des Wesendonk Lieder de Richard Wagner

 


Puis ... cette vidéo, délicieusement kitsch qui a le mérite de nous la montrer au moment de sa pleine maturité physique et Vocale dans un de ses "tubes" wagnériens les plus célèbres ...  Extrait de "La Walkyrie de Richard Wagner

 

 

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Jeudi 13 septembre 2007
par Antiochus publié dans : Franc-Maçonnerie communauté : Franc-Maçonnerie&Spiritualité
Profane et Sacré
 
 
PROFANE. . . SACRÉ. . ! Quoi de plus facile à comprendre ? Le Sacré est religieux et le Profane (de Profanus : hors du Temple) ne l’est pas. Pourtant, lorsque l’on prend conscience que la Spiritualité religieuse n’est pas toute la spiritualité et que cette spiritualité est un besoin fondamental au même titre que manger ou dormir, il faut réfléchir à quelques mots que l’on croyait connaître.
Cette notion de « Sacré » semble passer par une sorte de décalage dans le temps (du temps profane au temps sacré) on pourrait dire qu’il s’agit plus précisément d’un changement de qualité du temps. L’espace, lui aussi, change et devient singulier lorsque l’on dispose les objets symboliques et que l’on entre dans le rituel maçonnique. Il faut sans doute y associer la notion de groupe « être ensemble pour avancer ». Le Sacré n’est pas une notion statique.
 
Les premiers humains, confrontés aux évènements naturels sur lesquels ils n’avaient pas prise, ont sans doute essayé de conjurer leurs peurs en transformant des lieux naturels (grottes peintes, alignements de pierres levées etc) en lieux sacrés, eux-mêmes perpétués par une suite d’actions répétées et transmises de générations en générations (sans doute les premiers rituels).
On pourrait dire que le simple fait d’être réunis autour d’un feu constitue les prémices de l’action Sacrée.
L’homme, au sein du lieu Sacré, bien qu’effrayé, fasciné se sent protégé par un état spirituel qui le dépasse. Il n’a plus peur d’aller de l’avant, au contraire, il y trouve une raison d’être. Le Sacré crée les conditions du Sens.
Les religions, pendant des millénaires et encore aujourd’hui, ont utilisé ces mécanismes pour rassembler les humains mais aussi pour les asservir, pour structurer la société mais aussi pour prendre le pouvoir. Elles ont créé un Dogme (prêt à penser de la croyance) qui explique, enjolive et édulcore la transcendance en donnant un nom à ce qui ne devrait pas être nommé. La spiritualité de l’humain est de l’ordre de l’intime.
 
La Franc-Maçonnerie, par contre, a rassemblé ces notions au sein de Rites faisant référence au religieux ou n’y faisant pas référence, mais gardant en tout cas, la liberté de chacun. L’individu est ainsi mis aussi bien au centre du rituel qu’au centre du Monde, au sein de l’Humanité, en fait.
Le lieu Sacré devient alors un outil de liberté et de développement, il ouvre le chemin des possibles. Libre à chacun de s’y engager ou de ne pas le faire, de faire des pauses plus ou moins longues où d’aller gaillardement de l’avant.
 
La fonction principale du Sacré est de permettre de vivre, sans trop d’appréhension, l’instant présent (l’Ici et Maintenant des psychologues) passage obligé de la progression personnelle. Vivre le moment présent c’est se donner la possibilité de se voir tel que l’on est (à ce moment là) donc de pouvoir faire des choix peu ou pas entachés de ce que l’on a vécu jusqu’alors et de sortir, si le moment est opportun et autant que faire se peut, de la répétition des comportements, des présupposés et des certitudes.
 
Le Sacré non religieux est né en même temps que la Franc-Maçonnerie, au 18ème siècle. Auparavant il n’avait fait l’objet d’aucune analyse distincte (dit Mircéa Eliade). Le siècle des lumières introduit une attitude nouvelle : Ecrivains et philosophes soumettent les faits religieux à une lecture rationaliste systématique pour discriminer, entre eux, les aspects fictifs, tenus pour obscurantistes (dénonciation des superstitions) et les aspects compatibles avec le modèle de l’homme éclairé par la raison et par le progrès.
Les penseurs de l’époque adoptent l’idée d’une nature humaine dotée d’un sens du Sacré indépendant des religions. (Jean-Jacques ROUSSEAU par exemple).
 
Pour finir, une définition :

« Le Sacré est un état affectif qui submerge la raison. C’est un ensemble d’expériences subjectives de la personne qui, à l’occasion d’états affectifs particulièrement intenses d’exaltation ou de frayeur, prend conscience d’être relié à des réalités suprasensibles et d’être, un instant, dépendante d’un englobant qui la dépasse » Jacques Wunenburger.
 
 
 temple-de-Salomon-2.jpg
 
 
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Vendredi 7 septembre 2007
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique communauté : Le Chant dans tous ses états
pavarotti-luciano-couleur.jpg
Le 6 septembre 2007, à MODENE sa ville natale, Luciano PAVAROTTI est mort des suites d'un cancer du pancréas ... Il était né dans cette même ville le 12 octobre 1935.

Sa voix facile, naturelle et lumineuse, va nous manquer... Ci-dessous une vidéo de 1980 où il chante : "Nessun dorma" extrait de TURANDOT de Puccini ... impossible de l'égaler, on dirait que cet air a été écrit pour lui. A tout moment il peut faire scintiller son timbre et mettre en valeur son inégalable legato. Une vraie voix de ténor. Là ou tant d'autres peinent, lui, se promène et semble ne faire aucun effort, il y prend même plaisir puisque, à chaque écoute, il nous transmet son émotion.

 

 

Avec CARUZO, il a été le plus grand ténor du 20ème siècle, même si l'expressivité, la caractérisation des personnages, n'étaient pas sa préoccupation première ... il chante tous ses rôles en s'appuyant sur son timbre fabuleux et nous emporte par ce biais ... Donizetti (l'élixir d'Amour - La fille du Régiment), Verdi (Un Ballo in Maschera - Il Trovatore - Traviata ), Puccini (Turandot) Bellini (Les Puritains) ... Son volume vocal et sa tessiture lui permettent de tout chanter...
Ci-dessous l'air presque impossible à chanter : "Pour mon âme" extrait de La Fille du Régiment de G. Donizetti. 5 contre-ut au cours du même air, ne semblent pas le gêner ... il fait même briller, scintiller les aigus alors que d'autre ténors ne font que les crier.
 

 

 

Nous allons tous réécouter les innombrables enregistrements qu'il a effectués tout au long de sa carrière ... et notre ami Luciano ne sera jamais mort tout à fait !

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Mercredi 5 septembre 2007
par Antiochus publié dans : VENISE communauté : Les Cheminants



Sur le chemin de Santa Maria Gloriosa dei Frari, trois fenêtres aux volets clos regardent de leurs yeux éteints le Campo San Polo .... (sestiere San Polo)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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