Dimanche 30 décembre 2007
Partout et de tout temps, l'homme a accompagné de musique toutes ses
activités qui sortent de l'ordinaire, de la banalité du quotidien. Que ce soit les diverses fêtes de familles (rituelles ou pas) ou plus sociales comme les festivités (religieuses ou
profanes) autour des saisons, des anniversaires, des commémorations etc ...
Les humains de toutes civilisations ont reconnu à la musique ses facultés incantatoires, de rassemblement, de mise en
condition, de transcendance.
Après les rythmes des percussions des origines, les chants sont venus ajouter la dimension humaine, l'harmonie au chaos du
début.
Avec l'amélioration des instruments de musique on assiste ensuite au développement d'une expression mélodique
plus accentuée, plus élaborée, capable de faire écho aux sentiments les plus complexes et de les souligner. On pourrait dire qu'alors la musique devient supérieure à la parole et s'oppose,
d'une manière positive, au côté rigide et pragmatique du langage. Même si, bien entendu, la dimension symbolique des mots reste un élément essentiel de réflexion.
Seul l'Art, trait d'union vers l'Universalité, et surtout la musique, peut suggérer l'inexprimable et enrichir la perception
du Sacré (Les diverses religions l'ont bien compris).
La Franc-Maçonnerie ne pouvait se passer de cet élément fédérateur essentiel qu'est la musique. Dès les premières années du
XVIIIème siècle, des orchestres - avec parfois des chanteurs - étaient présents dans les Loges et accompagnaient avec profit les rituels.
Dans son livre : "La Colonne
d'Harmonie - histoire, théorie et pratique" Philippe Autexier écrit
:
"La musique est, elle-même, une "Maçonnerie", les éléments qui la composent ne sont pas des sons (des pierres brutes), mais des notes ( des pierres taillées), mesurées dans leur hauteur (Ce
que l'on appelle la note proprement dite) dans leur longueur - ou leur durée - et dans leur densité (L'intensité de la note). Les trois paramètres qui régissent la taille de la pierre
régissent aussi celle du son :
- La FORCE réside dans la densité (L'intensité du son - Forte ou piano par
exemple)
- La SAGESSE dans la longueur (La durée de la note)
- La BEAUTE dans la hauteur (La note elle-même)"
Comme le Franc-Maçon au sein de la société, chaque note à sa place, son rôle dans la partition. Une place unique et
fondamentale, comme la pierre taillée est indispensable à l'édifice que construit le maçon. La musique, en Loge, n'a de sens que dans le vécu et le partage.
Toutes ces qualités fédératrices de la musique sont à utiliser lors de la création d'une colonne d'harmonie. Celle-ci ajoute
une dimension supplémentaire aux passages du rituel les plus significatifs
La colonne d'harmonie pourrait se définir ainsi :
"La colonne d'harmonie est constituée de l'ensemble de la musique diffusée au cours des Tenues, elle doit
s'inscrire harmonieusement dans les rituels"
Quelle est sa fonction ?
- Elle doit d'abord fédérer, unifier, créer une sorte de communion, transcender et participer à la création d'un égrégore positif dont chacun bénéficiera.
- Elle ajoute une dimension, parallèlement au rituel, qui n'est pas du domaine de la raison mais de
l'émotion.
- La Colonne d'harmonie ne remplit pas les "vides" mais, au contraire, elle contribue à créer une nouvelle perspective, un
nouveau regard sur l'Instant vécu collectivement et individuellement.
- Il s'agit d'une planche à part entière, avec un début, une fin, un développement, un sens ... en cela, elle est partie
prenante de la Transmission qui est une des missions essentielles de la Franc-Maçonnerie.
- La colonne d'harmonie est le complément idéal des rituels (s'il n'y a pas de musique, le manque est perceptible) les
anciens l'avaient bien compris puisque, à défaut des moyens modernes de reproduction sonore, ils avaient - quand les moyens financiers étaient suffisants - de véritables musiciens ou des
chanteurs en loge.
Dans la suite prochaine de cet article :
Quelle musique utiliser pour la colonne d'harmonie ?
Publié dans : Franc-Maçonnerie
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Par Antiochus
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Vendredi 28 décembre 2007
S'il est possible d'imaginer la photo qui se cache derrière des Haïkus déjà rédigés, l'inverse est réalisable aussi.
Tentative :
L'arbre dans l'hiver du marais
Nu et seul
Nuages à l'horizon.
Publié dans : Haïkus et poésie classique
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Par Antiochus
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Mercredi 26 décembre 2007
Les Haïkus font traditionnellement référence à une saison. Et si nous conjurions l'Hiver et faisions allusion au Printemps, ou à l'Eté, ou encore
(Soyons fous !) à une saison qui n'existe pas et qu'il nous plaira d'imaginer ?
Quelques uns de ces poèmes Zen (écrits, pour la plupart, au 19ème siècle, suivent ...
(dédicace spéciale pour Harmonie amoureuse de poésie)
Dans le jardin
Un jour de printemps
Les hirondelles se baignent dans le sable
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Sur la plage de sable
Des traces de pas
Long est le jour du printemps
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Dans le soleil du soir
L'ombre de l'épouvantail
S'étend sur la route
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Un Bouddha de bronze dans le jardin
C'est une belle nuit d'été
Avec un clair de lune magnifique
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Silence
La voix de la cigale
Pénètre dans le roc
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Un camélia
Est tombé dans l'obscurité
D'un vieux puits
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La tranquillité
Une feuille de marronnier tombe
Dans l'eau claire
A une époque, on appelait les photographies des "Instantanés" ... Il est facile d'imaginer en filigrane, derrière chacun des
Haïkus qui précèdent, le cliché que l'on aurait pu réaliser !...
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