Avec cet article, j'inaugure une série de billets consacrés à ce que je considère comme les cantatrices les plus importantes de notre temps ... certaines ne chantent plus, certaines sont encore en cours de carrière, d'autre ne sont même plus de ce monde ... qu'importe les voix demeurent et, parfois des vidéos avec lesquelles j'illustrerai ces articles ...
Pour débuter cette série j'ai choisi la soprano allemande :
Gundula Janowitz.
Gundula Janowitz est née le 2 août 1937 à Berlin ... elle est remarquée par H.Von Karajan qui lui assure un contrat d'élève à l'Opéra de Vienne où elle débute en 1960 dans le rôle de Marcelline (FIDELIO de Beethoven).
En 1963 elle se produit à Salzbourg (Symphonie N° 9 de Beethoven avec Karajan) et ensuite à AIX en PROVENCE où elle devient célèbre. Puis : Glindebourne, Vienne, Salzbourg, Berlin. Un tournant dans sa carrière en 1969 : elle commence à chanter le répertoire italien (Simon Boccanegra). Elle continue à chanter et à enregistrer MOZART auquel sa voix limpide et son timbre pur la destinent (Principalement les trois rôles majeurs des opéras de Mozart : Fiordilidji dans Cosi fan Tutte, La comtesse des Noces de Figaro, et Donna Anna Dans Don Giovanni.).Elle chante aussi les rôles straussiens qui lui correspondent : Ariane à Naxos, Arabella, Capriccio ... Et les "Quatre derniers lieder".
Des enregistrements de références la font connaître dans le monde entier : La Flûte enchantée, les Noces de Figaro, Cosi fan Tutte, le Freischutz (Carl Maria Von Weber) et même un enregistrement atypique de "la Walkyrie" de Richard Wagner où elle chante magnifiquement le rôle de Sieglinde (Un peu au delà de ses moyens vocaux réels) Siegmund est chanté par John Vickers et Brunhilde par notre Régine Crespin nationale, cette distribution de rêve est dirigée par Herbert Von Karajan.
S a voix pure, éthérée, sans vibrato a parfois été qualifiée de froide mais la beauté de son timbre et le choix judicieux de ses rôles en ont fait une interprète exceptionnelle, bouleversante ... J'ai pu vivre moi-même un moment d'exception lors d'un de ses récitals auquel j'ai assisté dans les années 1970. Chez Madame Janowitz l'émotion naît moins de l'expression purement lyrique, que de la beauté totale, presque surhumaine, de sa voix : certains aigus sont presque "désincarnés"... diaphanes !
Un peu plus tard dans sa carrière : Les Noces de Figaro à l'Opéra de Paris en 1980... Représentation mythique dont on peut voir ici un extrait : L'air : "Porgi amor" ...
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