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Samedi 20 octobre 2007
 Troisième article concernant les cantatrices que je considère comme majeures … après Gundula Janowitz ici et Kirsten Flagstad ici

Aujourd’hui une approche brève de celle qui fut un authentique contralto [avec : Marian AndersonMaureen Forrester et Aafje Heynis les seules, à mon sens, à être à son niveau] voix rare et précieuse, sa lumière vocale n’aura brillé que peu de temps …

Kathleen-FERRIER.jpg Kathleen FERRIER  
Elle est née en Angleterre, à Higher Walton le 22 avril 1912 et morte à Londres le 8 octobre 1953.
 
Après des études de piano, elle est lauréate des concours du festival de Carlisle et commence des études de chant avec J.H. Hutchinson et le baryton Roy Henderson.
Elle se produit en concert pendant la guerre avec le "Bach Choir de Londres".
Kathlenn débute au festival de Glyndebourne en 1946 dans le « Viol de Lucrèce » de Benjamin Britten (création mondiale) où elle chante le rôle titre. Son seul autre rôle à la scène sera : « Orphée » de C.W. GLÛCK qu’elle chante à Glyndebourne en 1947, à Amsterdam et à Londres au Covent Garden en 1953, où la maladie (elle meurt, cette même année d’un cancer du sein) l’empêche d’achever la série de représentations prévues. Entre temps elle se produit en concert, avec un succès considérable, aux États-Unis et en Europe, notamment sous la direction du grand Bruno Walter.
Ses interprétations du « Chant de la Terre » de G. MALHER en 1947 à Edimbourg et à Salzbourg en 1949 restent légendaires.
Le pouvoir émotionnel de son timbre en fait l’interprète idéale de BACH (Messe en si) HAENDEL (Le Messie) BRAHMS (Rapsodie pour alto) Benjamin Britten écrit pour elle : « Abraham et Isaac » …

En à peine cinq ans de carrière elle lègue au disque beaucoup d’enregistrements de référence, quelques exemples :
 
J.S.BACH : Messe en si : Direction Georges Enesco (1951). La Passion selon Saint Matthieu : Direction Reginald Jacques Arias de Bach et Haendel (en anglais) direction Adrian Boult en 1952 BRAHMS : Rapsodie pour Alto : direction Clemens Krauss (1947)
(Si l'on écoute Kathleen Ferrier pour la première fois c'est par ce disque qu'il faut commencer) MALHER : Le Chant de la Terre Orchestre philharmonique de Vienne direction Bruno Walter. La symphonie N° 2 « Résurrection » Direction Otto Klemperer.
GLUCK : Orphée et Eurydice Orchestre de l’Opéra Néerlandais.

Coffret-K-Ferrier.jpg



Le coffret en 10 CD de tous les enregistrements (ou presque) paru il y a quelques années chez DECCA vient d'être réédité on peut le trouver ici (le moins cher - 41.90€) :
Kathleen Ferrier édition
 
 


Ci-dessous une vidéo qui permet d’entendre le célébrissime : « Ombra mai fu » tiré de l’opéra SERSE de G. F. HAENDEL.

Courte vidéo en guise d'hommage

 
K.Ferrier.jpeg

A l’écoute de cette voix ample, sonore, capiteuse au timbre si particulier, il faut laisser de côté toute idée préconçue sur l’art du chant (tel qu’on le pratique actuellement) et se laisser emporter, sans tenir compte du son des enregistrements, parfois un brin suranné, vers les sphères insoupçonnées de l'émotion et du génie vocal de cette très, très, grande dame de l'Art Lyrique





 
Publié dans : Cantatrices et chanteurs d'opéra - Communauté : Le Chant dans tous ses états - Par Antiochus
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Commentaires

Comment reconnaît-on qu une contralto est authentique ou pas ?
Par exemple , qui est désignée comme contralto et ne l´est pas ?
J aime beaucoup Kathleen Ferrier , surtout quand elle chante
Che faro senza Euridice ?
Commentaire n° 1 posté par Sandrine le 08/02/2009 à 14h38
Les véritables contraltos ont une voix "courte" et se cantonne à quelques rôles, elles possèdent aussi un timbre sombre comme Kathleen Ferrier ou Marian Anderson ... Il faudra que je réfléchisse à qui est cataloguée contralto et ne l'est pas !....
Quel plaisir de discuter chant lyrique ... Merci de m'en donner l'occasion Sandrine !
Réponse de Antiochus le 08/02/2009 à 16h43

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