Mercredi 26 décembre 2007
par Antiochus

Les Haïkus font traditionnellement référence à une saison. Et si nous conjurions l'Hiver et faisions allusion au Printemps, ou à l'Eté, ou encore (Soyons
fous !) à une saison qui n'existe pas et qu'il nous plaira d'imaginer ?
Quelques uns de ces poèmes Zen (écrits, pour la plupart, au 19ème siècle, suivent ...
(dédicace spéciale pour Harmonie amoureuse de poésie)
Dans le jardin
Un jour de printemps
Les hirondelles se baignent dans le sable
-
Sur la plage de sable
Des traces de pas
Long est le jour du printemps
-
Dans le soleil du soir
L'ombre de l'épouvantail
S'étend sur la route
-
Un Bouddha de bronze dans le jardin
C'est une belle nuit d'été
Avec un clair de lune magnifique
-
Silence
La voix de la cigale
Pénètre dans le roc
-
Un camélia
Est tombé dans l'obscurité
D'un vieux puits
-
La tranquillité
Une feuille de marronnier tombe
Dans l'eau claire

A une époque, on appelait les photographies des "Instantanés" ... Il est facile d'imaginer en filigrane, derrière chacun des Haïkus qui
précédent, le cliché que l'on aurait pu réaliser !...
Derniers Commentaires