Hui Hé
Eléna Manistina
Je partage totalement votre enthousiasme quant à Elena Manistina que j'ai également vue et entendue dans le rôle d'Ulrica en juillet dernier à Paris. J'ai littéralement été happée par le timbre et l'incarnation de la prophétesse et ne me suis à l'époque pas privée de l'écrire du reste.
Effectivement, un véritable mezzo verdien doit pouvoir appuyer ses graves sans les poitriner outre mesure. La vocalité verdienne exige en réalité ce raffinement, ce pourquoi il est souvent noté sur la partition aux moments du bas médium et du grave "con morbidezza", ce qui n'est pas réalisable par un appui engoncé en poitrine d'autant plus si l'on considère la qualité sonore requise à ces mêmes moments.
Très beau mezzo à suivre de près!
Grand moment que cette longue scène d'Ulrica dont je me souviendrai longtemps ... Avez-vous également entendu Hui Hé, je sais qu'elle a interprété Butterfly à l'opéra Bastille il y a quelque années ?Pourrait-elle reprendre le flambeau des sopranos verdiennes (Léontyne Price - Callas - etc ...) qui nous manquent cruellement ? Actuellement, j'ai un petit faible pour le charme aristocratique de la voix et du timbre de Maria Gulegina ... (un DVD du Bal masqué justement)
Les qualificatifs que tu emploies à propos de la musique de Wagner me semblent ne pas être les seuls que l'on pourrait utiliser pour décrire cette musique sublime de subtilité, de beauté et de puissance ... c'est vrai que l'on peut s'en tenir aux paroxysme musicaux qui sont souvent les parties les plus connues de l'oeuvre du grand Richard ... Mais je ne vois pas bien où est "l'énauuuurme" dans Tristan et Isolde (à part peut-être quelques cantatrices plantureuses bien connues - coup de patte affectueux pour ces dames) Réécoute Siegfried idyll ... et parlons en ... à bientôt Richard ! Pour les reste je te laisse dialoguer avec anti !

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