Pages à Consulter

Profil

Visiteurs


compteur credit immobilier

Précisions

Concernant les articles de la catégorie Franc-Maçonnerie, je tiens à préciser que je ne représente, sur ce blog, aucune Loge ni aucune Obédience.

Les photos présentes sur ce blog sont des clichés personnels (sauf mention contraire) elles ne sont donc pas libres de droits


Compteur de visiteurs en lignes


Créer un Blog

Samedi 15 mars 2008
par Antiochus communauté : Esotérisme et Spiritualité
Début de la nouvelle ici


Biblioth-que-1.jpg  Deuxième axiome : Le nombre des symboles orthographiques et  vingt-cinq. Ce fut cette observation qui permit, il y a quelques trois cents ans, de formuler une théorie générale de la Bibliothèque, et de résoudre de façon satisfaisante le problème que nulle conjecture n'avait pu déchiffrer : la nature informe et chaotique de presque tous les livres. L'un de ceux-ci que mon père découvrit dans un hexagone du circuit  quinze quatre-vingt-quatorze, comprenait les seules lettres M V C perversement répétées de la première ligne à la dernière. Un autre (très consulté dans ma zone) est un pur labyrinthe de lettres, mais à l'avant-dernière page on trouve cette phrase : O temps tes pyramides. Il n'est plus permis de l'ignorer : pour une ligne raisonnable, pour un renseignement exact, il y a des lieux et des lieux de cacophonies insensées, de galimatias et d'incohérences. (Je connais un district barbare où les bibliothécaires répudient comme superstitieuse et vaine l'habitude de chercher aux livres un sens quelconque, et la comparent à celle d'interroger les rêves où les lignes chaotiques de la main... Ils admettent que les inventeurs de l'écriture ont imités les vingt-cinq symboles naturels, mais ils soutiennent que cette application est occasionnelle et que les livres ne veulent rien dire par eux-mêmes. Cette opinion, nous le verrons, n'est pas absolument fallacieuse.)

  Pendant longtemps, on crut que ces livres impénétrables répondaient à des idiomes oubliés ou reculés. Il est vrai que les hommes les plus anciens, les premiers bibliothécaires, se servaient d'une langue toute différente de celle que nous parlons maintenant ; il est vrai que quelques dizaines de milles à droite la langue devient dialectale, et quatre-vingt-dix étages plus haut, incompréhensibles. Tout cela, je le répète, est exact, mais quatre-cent-dix pages d'inaltérable M C V ne pouvaient correspondre à aucune langue, quelque dialectale ou rudimentaire qu'elle fût. D'aucun insinuèrent que chaque lettre pouvait influer sur la suivante et que la valeur de M C V à la troisième ligne de la page soixante-et-onze n'était pas celle de ce groupe à telle autre ligne d'une autre page ; mais cette vague proposition ne prospéra point. D'autres envisagèrent qu'il s'agit de cryptographies ; c'est cette hypothèse qui a fini par prévaloir et par être universellement acceptée, bien que dans un sens différent du primitif.

  Il y a cinq cents ans, le chef d'un hexagone supérieur (2) mis la main sur un livre aussi confus que les autres, mais qui avait deux pages, ou peu s'en faut, de lignes homogènes et vraisemblablement lisibles. Il montra sa trouvaille à un déchiffreur ambulant, qui lui dit qu'elles étaient rédigées en portugais ; d'autres prétendirent que c'était du yiddish. Moins d'un siècle plus tard, l'idiome exact était établi : il s'agissait d'un dialecte lithuanien du guarani, avec des inflexions d'arabe classique. Le contenu fut également déchiffré : c'étaient des notions d'analyse combinatoire, illustrées par des exemples de variables à répétition constante. Ces exemples permirent à un bibliothécaire de génie de découvrir la loi fondamentale de la Bibliothèque. Ce penseur observa que tous les livres, quelque divers qu'ils soient, comportent des éléments égaux : l'espace, le point, la virgule, les vingt-deux lettres de l'alphabet. Il fit également état d'un fait que tous les voyageurs ont confirmé : il n'y a pas, dans la vaste Bibliothèque, deux livres identiques. De ces prémisses incontroversables il déduisit que la Bibliothèque est totale, et que ses étagères consignent toutes les combinaisons possibles des vint et quelques symboles orthographiques (nombre, quoi que très vaste, non infini), c'est à dire tout ce qu'il est possible d'exprimer, dans toutes les langues. Tout : l'histoire minutieuse de l'avenir, les autobiographies des archanges, le catalogue fidèle de la Bibliothèque, des milliers et des milliers de catalogues mensongers, la démonstration de la fausseté de ces catalogues, la démonstration de la fausseté du catalogue véritable, l'évangile gnostique de Basilide, le commentaire de cet évangile, le commentaire du commentaire de cet évangile, le fait véridique de ta mort, la traduction de chaque livre en toutes les langues, les interpolations de chaque livre dans tous les livres. Quand on proclama que la Bibliothèque comprenait tous les livres, la première réaction fut un bonheur extravagant. Tous les hommes se sentirent maîtres d'un essor intact et secret. Il n'y avait pas de problème personnel ou mondial dont l'éloquente solution n'existât quelque part : dans quelque hexagone. bibliotheque-2.jpgL'univers se trouvait justifié, l'univers avait brusquement conquis les dimensions illimitées de l'espérance. En ce temps-là, il fut beaucoup parlé des Justifications : livres d'apologie et de prophétie qui justifiaient à jamais les actes de chaque homme et réservaient à son avenir de prodigieux secrets. Des milliers d'impatients abandonnèrent le doux hexagone natal et sue ruèrent à l'assaut des escaliers, poussés par l'illusoire dessein de trouver leur Justification. Ces pèlerins se disputaient dans les étroits couloirs, proféraient d'obscures malédictions, s'étranglaient entre eux dans les escaliers divins, jetaient au fond des tunnels les livres trompeurs, périssaient précipités par les hommes des régions reculées. D'autres perdirent la raison ...

à Suivre ...
publié dans : Esotérisme - Traditions -
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Retour à l'accueil

Commentaires

Je cours, je vole, je nage lire la suite ....
Commentaire n° 1 posté par Jean-Yves le 16/04/2008 à 15h48

Présentation

MUSIQUES

   

FENETRE SUR VENISE


Venise
... point focal de la beauté et du rêve ... lieu de tous les possibles, la cité ne se livre qu'à qui sait l'accepter, à qui sait s'accepter !


Venise sous la neige
Photo Michèle C.


Vos commentaires éventuels sur les photos de "Fenêtre sur Venise" au bas de n'importe quel article !
Des articles et d'autres photos de la cité des Doges
Ici


Recherche

Album photos

boîte à messages


Si vous voulez me contacter directement, hors des commentaires d'articles ou en complément, vous pouvez le faire en cliquant sur l'image ci-dessous.




Articles récents

liste complète
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus