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Un maître mot : l'Éclectisme !
Ce blog navigue au fil de mes réflexions, de mes passions, de mes étonnements et découvertes ... Ce qui me meut : le désir de comprendre, le désir de connaître, le désir de partager !
Sur ce Blog, il est répondu à chacun de vos commentaires. *
Concernant les articles de la catégorie Franc-Maçonnerie, je tiens à préciser que je ne représente, ici,
aucune Loge ni aucune Obédience.
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Les photos présentes sur ces pages sont des clichés personnels lorsqu'elles sont accompagnées de la mention : "Photo Antiochus" Elles ne peuvent être utilisées sans mon consentement.
Tristan Und Isolde, opéra de Richard Wagner Poème et musique : Richard
Wagner
Créé au Hofteater de Munich
le 10 juin 1865
Liebestod (Mort d'Isolde)
Isolde n'entend plus rien autour d'elle, avec une émotion croissante
elle fixe les yeux sur le cadavre de Tristan à ses pieds ...
Nina Stemme Soprano (Isolde)
Doux et serein
comme il sourit
comme il ouvre
les yeux avec grâce,
le voyez-vous mes amis ?
Ne le verriez-vous pas ?
Toujours plus lumineux
comme il illumine
et s'élève
reflet des étoiles !
Comme son coeur
se dilate bravement,
la plénitude
jaillit en son sein !
Comme ses lèvres
avec une douceur délicieuse,
exhalent tendrement
un souffle suave :
Amis voyez !
Ne le sentez-vous pas et ne le voyez vous pas ?
Suis-je seule à entendre
cette mélodie qui avec douceur
d'une plainte si
merveilleuse et douce,
disant tout, réconciliant,
tirant d'elle son chant,
me pénètre,
s'élève,
retentit si juste,
vibre autour de moi ?
Sonores et claires,
ondulant autour de moi, sont-ce des vagues,
de douces brises ?
Sont-ce les ondes
de délicieux effluves ?
Comme ils s'enflent
et m'entourent de murmures.
Dois-je respirer ?
Dois-je prêter l'oreille ?
M'exhaler
en douceurs suaves ?
Dans la houle des vagues,
dans le flot qui ondule,
dans les sons qui modulent, dans la respiration de l'univers,
sous le souffle du tout,
se noyer,
sombrer
inconsciente !
Extrême plaisir !
Comme transfigurée, Isolde s'effondre doucement sur le corps de Tristan
Emotion et saisissement de tous les assistants.
Le rideau tombe lentement !
C'est souvent ce qui m'arrive quand je roule en voiture et que j'écoute de la musique perdu dans mes pensées. Je pars de chez moi et pouf je me retrouve à quelques kilomètres delà sans avoir vu défilé le paysages. PLus rien n'éxiste quand j3écoute de la musique.
Commentaire n° 2 posté par Jean-Yves le 16/04/2008 à 14h43
Très belle version, cette fois vous m'avez convaincue Antiochus quant au talent de Nina Stemme. Splendide d'engagement, même si plus "courte" en souffle, son Isolde est absolument vibrante et il faut souligner la qualité exceptionnelle de sa diction conforme à l'idéologie wagnérienne de la Gesamkunstwerk. En fait je la préfère chez ce Richard là.
Bonne Journée à tous.
Commentaire n° 3 posté par Ariana le 24/04/2008 à 11h17
Bonjour Ariana, Heureux que nos points de vue convergent. Pour moi (j'attends, malgré tout, de l'entendre dans une salle) Nina Stemme est la seule actuellement à se hisser au niveau des grandes anciennes (Astrid Varnay - Flagstad ...) même si sa voix demande à se développer encore - elle est encore jeune - mais quelle subtilité ! quelle maîtrise ! et quelle belle Isolde, elle doit faire sur scène, physiquement et vocalement.
Commentaire n° 4 posté par anti le 04/12/2008 à 14h25
Quand la mise en scène supplante le chant (pas de très grands chanteurs dans cette production) la musique n'est pas au rendez-vous ! L'opéra est un art total et chacune de ses composantes doit mettre en valeur les autres sinon c'est raté (c'est mon avis et je le partage :p ) bonne journée anti
Bah ! Il suffit de fermer les yeux ;-) Non, je plaisante. La première surprise passée, on va au-delà et comme Wagner m'envoûte... je n'ai plus qu'à me laisser porter. Bon, il faut quand même reconnaître que, compte tenu du prix des places d'opéra, on peut espérer mieux que d'avoir l'impression de se retrouver dans une salle de cinéma.
Commentaire n° 5 posté par anti le 05/12/2008 à 09h21
Wagner t'envoûte Anti ? Nous sommes au moins deux ! ... surtout quand cette sublime "mort d'Isolde" est chantée par l'opulente - vocalement - Nina Stemme qui a le grand mérite de vivre ce qu'elle dit et de transmettre cette extraordinaire émotion d'Isolde qui est proche de l'extase hallucinatoire et qui va d'ailleurs en mourir ! ...
Splendide d'engagement, même si plus "courte" en souffle, son Isolde est absolument vibrante et il faut souligner la qualité exceptionnelle de sa diction conforme à l'idéologie wagnérienne de la Gesamkunstwerk.
En fait je la préfère chez ce Richard là.
Bonne Journée à tous.
Heureux que nos points de vue convergent. Pour moi (j'attends, malgré tout, de l'entendre dans une salle) Nina Stemme est la seule actuellement à se hisser au niveau des grandes anciennes (Astrid Varnay - Flagstad ...) même si sa voix demande à se développer encore - elle est encore jeune - mais quelle subtilité ! quelle maîtrise ! et quelle belle Isolde, elle doit faire sur scène, physiquement et vocalement.
Je l'ai entendu à Bastille il y a quelques années avec une mise en scène... spéciale, qui avait été fort décriée à l'époque (http://pierrecormary.hautetfort.com/archive/2006/03/07/trop-de-wagner-pas-assez-de-tristan.html)
anti