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Lundi 7 avril 2008

Après l'article consacré à la voix de
Contre-ténor, voici quelques éléments concernant la voix de Soprano colorature. Parmi les voix lyriques c'est  la plus aiguë des tessitures  féminines, la plus spectaculaire aussi. Depuis Mozart et les deux célébrissimes airs de la Reine de la Nuit dans la Flûte Enchantée, les compositeurs ont beaucoup utilisé ce type de voix. L'aigu est souvent facile et surprend les spectateurs qui sont touchés, même si, pour certains, la performance (Suraigu) est plus importante que le chant lui-même.
La plus emblématique des cantatrices actuelles dans ce registre est, sans conteste, Nathalie DESSAY. Tout le monde connaît, par la télévision, cette jeune-femme jolie, enjouée, avec un franc-parler assez peu "Prima donna", titre auquel son immense talent, sa technique extraordinaire et sa voix prodigieuse d'agilité, pourraient lui faire prétendre.

Un air, incontournable du répertoire des sopranos coloratures : L'air d'Olympia dans l'opéra les Contes d'Hoffman de Jacques Offenbach, "Les oiseaux dans la charmille" que l'on appelle parfois "l'air de la poupée".



Un autre "classique" des Sopranos Aigus : "l'air des clochettes" de LAKMÉ de Léo DELIBES.
Par la cantatrice coréenne SUMI JO en 1995



Et pour sortir des sentiers battus, un extrait de l'air de Zerbinetta tiré de l'opéra de Richard Strauss : Ariane à Naxos et qui valut, en son temps, un triomphe à Nathalie Dessay qui peut y faire briller toutes ses qualités de chanteuse et de comédienne. Ce rôle lui permet, également, de jouer de son physique avantageux  (l'opéra c'est aussi du théâtre).


Sans oublier, bien évidemment, l'air de la Reine de la nuit ,le plus spectaculaire avec son suraigu irréel : "Der Hölle Rache", que vous pouvez trouver ICI chanté par Edda Moser.



Publié dans : OPERA et musique vocale - Communauté : Le Chant dans tous ses états - Par Antiochus
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Commentaires

Cette version de "l'air des clochettes" est époustouflante !
Commentaire n° 1 posté par Trazom le 07/04/2008 à 17h08
Oui, tu as raison ... Sumi Jo n'est pas aussi connue qu'elle le mériterait ... Elle fait une belle carrière depuis une vingtaine d'année (Elle fut, autrefois, "découverte" par Karajan)
Réponse de Antiochus le 08/04/2008 à 09h27
Je parlais de fleur dans l'article précédent ben voilà les oiseaux du printemps. MERCI.
Commentaire n° 2 posté par Jean-Yves le 16/04/2008 à 14h05
En matière de Strauss, j'avais eu la chance d'assister à la Femme Silencieuse au Châtelet dirigée par Donhanyi dans laquelle Dessay brillait en Aminta mais n'ai pas encore vu sa Zerbinetta. C'était une belle production du reste.
La dernière fois que je l'ai vue et entendue c'était pour son  extraordinaire Lucia.

Sumi Jo, je l'ai entendue à contre-emploi dans le rôle de Gilda et je n'avais absolument pas aimé. Toutefois je ne lui en tiens absolument pas rigueur mais m'interroge souvent quant aux choix dans les distributions car évidemment Gilda n'est absolument pas sa tessiture; il s'agit déjà d'un "spinto" verdien, donc nécessitant beaucoup d'assise et de timbre dans le medium.

Ah le contre-fa piqué de la Reine de la Nuit!
Connaissez-vous la version de Diana Damrau? Elle est en lien sur youtube avec Davis à la baguette.
C'est absolument époustouflant de style et de bon goût.

Commentaire n° 3 posté par Ariana le 24/04/2008 à 11h34
Donc, pour vous Gilda est un Spinto ? Ce serait le rêve, bien sûr, même si sur scène, ce n'est pas souvent le cas ! Je suis d'accord, Sumi Jo en Gilda, non ! ... Elle n'est pas la seule à avoir fait cette erreur !
Je connais la reine de la nuit de Diana Damrau, époustouflant est le mot, elle me rappelle Edda Moser, dans son engagement vocal et dans son incarnation (d'actrice) du rôle.
Réponse de Antiochus le 24/04/2008 à 14h56
Bonjour ,

je viens de découvrir votre blog en cherchant des informations au sujet de la voix de soprano aigue : je trouve la présentation vraiment charmante , bravo !
Pour ma part , je pense que tout registre vocal peut être beau ,
c est affaire de goût .
Dans les sopranos aigues , l on pourrait citer aussi Mado Robin et Erna Sack .
Mais l on peut , je pense , aller au-delá du contre-ut sans être soprano : pour ma part , je vais au-delá du contre-fa en voix de sifflet et il est certain que je ne suis pas soprano ....
J aime beaucoup Natalie Dessay et Sumi Jo car leur voix , contrairement á beaucoup d autres sopranos aigues ne sont pas acides .
Je vous invite á venir visiter mon site entierement consacré á Thierry Le Luron .

Bonne fin de journée ,

Sandrine
Commentaire n° 4 posté par Sandrine le 06/02/2009 à 13h27
Bonjour Sandrine et bienvenue sur ce blog,
Si vous atteignez le contre-fa en voix de sifflet, quelle est donc la tessiture dans laquelle vous chantez si vous n'êtes pas soprano ? Merci de vos commentaires sur cet article ... je parlerai bientôt de l'extraordinaire Mado Robin et d'Erna Sack également ... A bientôt, j'irai voir votre blog, bien sûr ...
Antiochus
Réponse de Antiochus le 08/02/2009 à 11h36
Bonjour ,

eh bien , je ne sais pas quel est mon vrai registre naturel car j ai un timbre de contralto car je chante des airs pour contralto et un timbre de soprano quand je chante des airs pour soprano mais de toute évidence , je ne suis pas soprano car je descends sans forcer jusqu au do dieze 2 et je ne suis pas non plus contralto car une vraie contralto n a pas de contre-notes .
Cela ne donne plus que l hypothêse de mezzo-soprano ....
Commentaire n° 5 posté par Sandrine le 08/02/2009 à 14h18
@Sandrine
Je pense que la voix lyrique se définit, avant tout par ce qu'elle est capable de chanter d'une manière "naturelle" sans que la voix peine et à la longue s'use irrémédiablement ... des chanteuses lyriques se sont cassées la voix  à penser pouvoir tout chanter (Cheryl Studer par exemple ...) Quand à la notion de mezzo-soprano, c'est une notion moderne qui ne voulait absolument rien dire du temps de Mozart par exemple, et qui recouvre des voix très dissemblables ... donc votre hypothèse est sans doute la bonne ! 
Réponse de Antiochus le 08/02/2009 à 16h29

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