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Lundi 21 septembre 2009 1 21 /09 /2009 23:38
- Par Antiochus



Richard Strauss (1864 - 1949) compose les "Quatre derniers lieder" pour soprano et orchestre dans la toute dernière partie de sa vie, en 1948, ils sont créés à Londres le 22 mai 1950 par la soprano
Kirsten Flagstad avec l'Orchestre Philharmonia sous la direction de Wilhelm Furtwangler.

- Frühling (Printemps) sur un poème de Hermann Hesse.
- September (Septembre) sur un poème de Hermann Hesse.
- Beim Schlafengehen (En s'endormant) poème de Hermann Hesse.
- Im Abendrot (Dans la rougeur du couchant) poème de Joseph von Eichendorff.
C'est ce dernier lied qui nous intéresse aujourd'hui.

Pour qui ne connaîtrais pas cette oeuvre, il faut se garder des préjugés concernant la musique "classique" vocale et aborder l'écoute d'une oreille "neuve" (ce qui est, contrairement à ce que l'on croit généralement, une chance) ...

Écouter, comme on regarderait un tableau ( ou une oeuvre architecturale), sans chercher à comprendre, simplement ressentir. Se donner le droit de ressentir. Laissez-vous prendre par la main, Renée Fleming (la soprano) et la musique de Richard Strauss, l'enchanteur, feront le reste ... Strauss compose comme l'on peint, par petites touches qui soutiennent de longues mélodies dont il a le secret. Ces quatre derniers lieder sont un hymne à la voix féminine, dans ce qu'elle a de fragile et de fort ... Le tempo lent et solennel et la ligne vocale très dépouillée, font de ce lied en particulier, une méditation recueillie et profondément émouvante, qui va droit au coeur ... Jugez vous-même :



Im Abendrot
(Dans la rougeur du couchant)

A travers les peines et les joies,
nous avons marché, la main dans la main.
Maintenant nous nous reposons tous deux
dans le pays silencieux.

Autour de nous les vallées s'inclinent,
déjà le ciel s'assombrit.
Seules, deux alouettes s'élèvent,
rêvant dans l'air parfumé.

Viens-là et laisse les tournoyer.
Bientôt il sera l'heure de dormir.
Viens, que nous ne nous perdions pas
dans cette solitude.

Ô calme incommensurable du soir,
si profond dans le rouge du couchant !
Comme nous sommes las de marcher !
Est-ce peut-être ceci la mort ?




Communauté : Musique Classique - Opéra - Publié dans : OPERA et musique vocale
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Commentaires

que dire... rien... Trop beau... Pas autant que le concerto pour hautbois qu'il a aussi écrit mais c'est magnifique
Commentaire n°1 posté par rubrique en vrac le 24/09/2009 à 19h10
Merci, Vincent, d'avoir donné ton avis à propos de ces "Quatre Derniers lieder" que j'aime tant ... pas d'autres commentaires que le tien ! Je ne connais pas le concerto pour haubois de R. Strauss ... je vais aller écouter !
Réponse de Antiochus le 25/09/2009 à 15h51
Ce lied de Strauss est une merveille. Merci de me l'avoir fait découvrir
Commentaire n°2 posté par Litteratus le 04/12/2009 à 18h35
Ne pas hésiter à écouter les trois autres lieder du cycle : "Quatre derniers lieder" de Richard Strauss ... ils sont de la même veine, envoûtants et magiques ... j'y consacrerai peut-être un billet ... Belle journée Litteratus
Réponse de ANTIOCHUS le 06/12/2009 à 09h29
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