Mercredi 10 décembre 2008
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16:45
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Par Antiochus
Marcel Proust n'a pas le monopole des "madeleines" ... Le
premier mouvement de la quatrième symphonie de Johannes Brahms (1833 - 1897) est, pour moi, associé à un moment, à un paysage, à une situation particulière ... je ne parlerai
que du paysage ...
Sur une des trois collines dominant la ville de Besançon, il fait très froid ...
À l'abri des intempéries, dans ma voiture, j'écoute ce premier mouvement qui, au début, se déploie comme une immense fresque, grandiose et délicate à la fois.
J'associe cette magnifique mélodie au panorama enneigé de la ville à mes pieds ...
Brahms à cela d'unique, c'est qu'il suscite en moi des sentiments mélangés - particulièrement ce début du 1er mouvement - une idée de grandeur se dégage et
le sentiment fort que Brahms transmet à l'auditeur attentif le sentiment du drame profond de l'existence ... comme s'il écrivait cette musique sublime pour rendre compte de l'héroïsme
nécessaire au simple fait d'être vivant ! ... L'art de la mélodie, la subtile délicatesse de l'harmonie, la "lourdeur" pleine de sens, font de ce
début de la symphonie N°4 un enchantement ... Laissez-vous aller au climat créé par la musique du plus sensuel des compositeurs romantiques. L'orchestre est conduit par un chef inspiré :
Carlos Kleiber
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Publié dans : MUSIQUE
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