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Ce blog-note a pour but l'échange et le partage autour des domaines qui me passionnent comme : les Arts en général, la musique, l'opéra et la peinture, en particulier. Mais aussi la philosophie - la Franc-maçonnerie - le symbolisme - le cinéma - la photographie etc … En fait tout ce qui touche à l'humain et à sa représentation du monde m'intéresse. Bonne navigation dans les 28 catégories et les mille soixante dix-sept billets de ce blog-note-éclectique.
A propos d'Antiochus, pseudonyme de l'auteur de ce blog ...
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Concernant les articles de la catégorie Franc-Maçonnerie, je tiens à préciser que je ne représente, ici, aucune Loge ni aucune Obédience.
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Les mythes sur l'origine du Feu sont innombrables
...
Dans beaucoup de ces mythes on considère que le feu a appartenu
exclusivement à quelques animaux qui le gardaient pour eux seuls. Dans d’autres récits ils servent d’intermédiaires (les oiseaux en particulier) et l’homme leur est redevable de la connaissance
ou de l’usage du feu...
Un médiateur inattendu ... l'araignée :
Tout le pays indien était baigné par les rayons du
soleil, Sauf la vallée profonde. Là, le dur hiver continuait à régner sans trêve. Tous les animaux restaient à sa merci, À la seule exception de l'ours à la fourrure épaisse et hirsute.
Par une nuit mémorable, une tempête terrible éclata. Elle pliait et déracinait les arbres, descellait les rochers, Détruisait tout sur son passage. Pourtant, au centre de la Grande Eau, sur un minuscule îlot, Un sycomore solitaire lui résistait. Sans paraître prêter la moindre attention à l'ouragan déchaîné, Il se moquait de lui en fredonnant une joyeuse chanson sur les beautés de l'été.
Cette outrecuidance ne fit que renforcer la fureur de la tempête. " Je te tuerai ", hurla-t-elle en lançant un éclair de feu Au cœur même du brave sycomore.
Mais voilà que - ô merveille des merveilles ! - même alors, Le chant impertinent ne cessa pas de se faire entendre. Le feu, qui l'avait cueilli au cœur du sycomore, Le fit passer aux vagues du lac, qui à leur tour se le transmirent jusqu'au rivage, Et de là, il s'élança au loin, à travers champs.
Entre temps, la tempête s'était apaisée. L'aube allait bientôt poindre. Alors, laissant la désolation derrière elle, elle avait pris la direction du Nord. L'arbre ne chantait plus. Son tronc et ses branches achevaient de se consumer, Tandis qu'une colonne de fumée bleue montait vers le ciel. Les animaux de la Vallée profonde remarquèrent bientôt cette fumée. Le faucon s'éleva bien haut dans les airs, pour voir d'où elle provenait. " Au feu ! ", cria-t-il à ceux d'en bas. " Il y a le feu dans l'île ! " " Comment est-il ce feu ? " Demandèrent les autres Qui ne voyaient que la fumée. " Il est rouge et jaune et il chante, c'est tout ce que j'en sais " Répondit le faucon.
L'araignée déclara alors : " Le feu, c'est notre ami. Si nous l'amenons ici, il nous tiendra chaud. Voulez-vous que j'aille le chercher ? " " Toi ? " le hibou éclatait d'un grand rire moqueur. " Tes pattes sont si tordues qu'il te faudrait le temps d'un somme de marmotte Pour aller et revenir. J'irai moi-même. "
Et le hibou, déployant largement ses ailes, s'envola dans la direction de l'île. Toutefois, rapporter le feu, cela s'avéra une tâche bien plus difficile qu'il ne l'avait cru. Lorsqu'il voulut ramasser une braise incandescente, notre hibou se brûla les griffes Et lâcha bien vite son butin. Ses plumes aussi étaient un peu roussies Et il fut tout heureux de rentrer au bercail sans plus de dégâts. Désolé, il se posa sur une branche et dit à ses concitoyens pour s'excuser : " Le feu ne veut rien avoir à faire avec nous ! Il n'a même pas daigné me parler et il a bien failli me tuer. " " Moi, j'ai la peau dure, " se vanta le serpent à sonnettes. " Je veux y aller et voir ce que je peux faire pour vous apporter le feu. " Mais, lui aussi, revint bien vite, chassé par les cruelles morsures du feu. " Le feu a des pouvoirs extraordinaires, " exposa-t-il aux autres, Qui étaient déçus de le voir revenir sans rien. " Il m'a brûlé tout le corps, me portant au rouge ! Personne n'arrivera à le faire quitter l'île. "
" Et moi, alors, m'avez-vous oubliée ? S'indigna l'araignée. Moi aussi, j'ai des pouvoirs extraordinaires. Qui sait, peut-être réussirai-je. Je sais comment m'y prendre. " A vrai dire, personne n'ajoutait foi à ses paroles, Mais aucune bête ne persista à se moquer. Toutes étaient bien curieuses de voir Comment ferait l'araignée pour tenir sa promesse. Elle ne semblait pas pressée de partir. Elle s'en fut d'abord dans un coin ramasser un gros paquet Qu'elle ficela méticuleusement avant de le jeter sur son dos. Ainsi parée, elle mit le cap sur l'île. Le trajet lui prit beaucoup de temps et d'efforts. Ses pattes crochues ne passaient pas sans difficulté par dessus les obstacles, Et quand elle plongea dans le lac, les vagues la rejetaient d'un autre côté. Avec le poids de son paquet, elle avait fort à faire pour se maintenir à flot. Bref, elle fut rapidement soulagée, quand elle sentit la terre ferme sous ses pas, Et, sans reprendre haleine, elle gagna le centre de l'île. Là, elle dut souffler un instant, mais ensuite, elle se mit à l'œuvre avec décision. Elle retira de son paquet, qui était une pelote, le bout d'un long, très long fil. Petit à petit, elle se mit à l'enrouler autour d'un tison, choisi parmi les plus ardents. Ce faisant, elle exécutait une de ces danses magiques connues des araignées, Pour empêcher le feu de brûler le fil. Quand le tison fut bien embobiné, langé comme un poupon, Elle le plaça au creux de son paquet-pelote, Et, chargée de son précieux butin, elle prit le chemin du retour.
Tous les animaux l'attendaient avec la plus grande impatience. A son arrivée, ils l'entourèrent, Se bousculant pour être parmi les premiers à savoir comment elle s'en était tirée. L'araignée secoua alors son paquet, pour en faire sortir le tison ardent, Et, ce faisant, elle leur disait : " Le brave sycomore nous adresse un ami, Qui nous tiendra chaud, même au coeur de l'hiver le plus glacial. Mais ce feu, il faut sans cesse le soigner et le nourrir, sinon il s'éteindra. " " Il ne mange pas trop ? " s'inquiéta le hamster, craignant pour ses provisions. " Rassure-toi, le feu ne mange que le bois sec ", lui dit l'araignée rassurante. " Mais tout le bois est mouillé après cet orage ! " " Je lui donnerai de mon écorce, " dit le bouleau. " Même trempée, elle brûle bien ! " Et tout en parlant, il fit tomber de son tronc un grand lambeau d'écorce blanche. L'écureuil en arracha une lamelle qu'il approcha de la braise. Une langue de feu d'un jaune rougeâtre se forma, se développa Et devint de plus en plus haute et claire, chassant le froid.
Depuis lors, le feu ne s'est jamais éteint dans la Vallée profonde. L'écureuil le soigne durant le jour et, le soir venu, Toutes les bêtes se rassemblent tout autour Et chantent en chœur ce refrain que vous aussi, vous pourrez entendre, Si vous écoutez bien :
" Quand le feu brûle, haut et clair, Rassemblons-nous dans la clairière. Autour du feu, chantons en chœur, Car il n'y a rien de meilleur. "
j'aime le feu lorsqu'il est bien à sa place et ne fait pas de mal... Il est le meilleur danseur que je nai jamais connu on peut essayer toutes les musiques, tous les rythmes, il s'adapte parfaitement... Essaye !!!
Commentaire n°1 posté par basagana denise le 15/07/2011 à 15h48
Le feu est ce qu'il est ! et on ne peut l'aimer (ou le détester) que pour cela ... il est à la fois bénéfique et destructeur ... comme la race humaine ! Quant à le marier à la musique ... certains compositeurs ont essayé : Danse du feu Bonne journée Denise
Il faut connaître ses possibilités, mais aussi ses limites ! La peur de l'inconnu génère bien des ostracismes! Désormais, je regarderai les araignées autrement! Celle-ci a pu réunir les opinions diverses ...au bénéfice de chacun...autour du précieux feu!
Cet animal relativement repoussant est pour une fois au centre d'une origine mythique du feu ... ça m'a paru intéressant ... Dans le Coran, c'est une toile d'araignée qui protégea Mohamed de ceux qui lui voulaient du mal ... Bises Liliane
belle légende indienne mais comme elle me fait penser à la Pentecôte chrétienne!
Dans la bible, les Apôtres entendirent un grand bruit venu de ciel, un grand vent violent souffler et des langues de feu se posèrent sur chacun d'eux.
Le feu symbolise la présence divine et les langues de feu, la descente sur eux de l'Esprit Saint. "
Les langues de Feu symbolise le don fait à chacun d'eux pour annoncer la "Bonne Nouvelle"
Si l'on compare la légende indienne, il y a peu d'élu, seule, l'araignée par sa pugnacité, sa force en elle , sa Foi peut affronter les éléments perturbateurs et ramener enfin à ceux qui attendent; "le feu"; le Divin...
ils comprendront alors combien est précieux ce feu et feront alors en sorte de protéger cette flamme qui les réchauffera par temps de grands "froids"... froid intérieur, vide...
belle journée
ps: j'ai moi aussi une grande attirance pour ces légendes et cette sagesse que l'on peut retrouver chez le peuple indien;
j'avais à la même période que toi écrit aussi une légende du peuple Lakota et que je viens de remettre en ligne...
Commentaire n°3 posté par pasteline le 17/07/2011 à 13h59
Bonjour Pasteline ... merci de faire ce parallèle très intéressant et signifiant ! La foi (quelle qu'elle soit) réchauffe et conforte même une toute petite araignée ! Merci de ta lecture attentive et régulière de ces pages amie blogueuse ...
je me suis toujours demandé et je me demande encore et encore comment ça se fait qu'une personne extrêmement érudite peut se retrouver fort dépourvue lorsque le feu diminue
psyché
Commentaire n°4 posté par Psyché le 01/12/2011 à 17h17
j'ai écrit le verbe pouvoir au présent alors qu'il faut le présent du subjonctif. C'est bien cela une ceratine lassitude.
Commentaire n°6 posté par Psyché le 02/12/2011 à 10h32
à Psyché Il faudrait un décodeur pour comprendre votre pensée et la raison pour laquelle vous publiez des commentaires en rafales sur ce blog ... vous pourriez peut-être m'expliquer (par mail - cliquer sur : contacter l'auteur !) sinon nous allons arrêter là nos échanges ... une certaine lassitude en effet ...
j'aime le feu lorsqu'il est bien à sa place et ne fait pas de mal... Il est le meilleur danseur que je nai jamais connu on peut essayer toutes les musiques, tous les rythmes, il s'adapte parfaitement... Essaye !!!
Le feu est ce qu'il est ! et on ne peut l'aimer (ou le détester) que pour cela ... il est à la fois bénéfique et destructeur ... comme la race humaine ! Quant à le marier à la musique ... certains compositeurs ont essayé : Danse du feu
Bonne journée Denise
Il faut connaître ses possibilités, mais aussi ses limites ! La peur de l'inconnu génère bien des ostracismes! Désormais, je regarderai les araignées autrement! Celle-ci a pu réunir les opinions diverses ...au bénéfice de chacun...autour du précieux feu!
J'aime les belles histoires! Merci, Antiochus!
Cet animal relativement repoussant est pour une fois au centre d'une origine mythique du feu ... ça m'a paru intéressant ... Dans le Coran, c'est une toile d'araignée qui protégea Mohamed de ceux qui lui voulaient du mal ...
Bises Liliane
bonjour,
belle légende indienne mais comme elle me fait penser à la Pentecôte chrétienne!
Dans la bible, les Apôtres entendirent un grand bruit venu de ciel, un grand vent violent souffler et des langues de feu se posèrent sur chacun d'eux.
Le feu symbolise la présence divine et les langues de feu, la descente sur eux de l'Esprit Saint. "
Les langues de Feu symbolise le don fait à chacun d'eux pour annoncer la "Bonne Nouvelle"
Si l'on compare la légende indienne, il y a peu d'élu, seule, l'araignée par sa pugnacité, sa force en elle , sa Foi peut affronter les éléments perturbateurs et ramener enfin à ceux qui attendent; "le feu"; le Divin...
ils comprendront alors combien est précieux ce feu et feront alors en sorte de protéger cette flamme qui les réchauffera par temps de grands "froids"... froid intérieur, vide...
belle journée
ps: j'ai moi aussi une grande attirance pour ces légendes et cette sagesse que l'on peut retrouver chez le peuple indien;
j'avais à la même période que toi écrit aussi une légende du peuple Lakota et que je viens de remettre en ligne...
Bonjour Pasteline ... merci de faire ce parallèle très intéressant et signifiant ! La foi (quelle qu'elle soit) réchauffe et conforte même une toute petite araignée !
Merci de ta lecture attentive et régulière de ces pages amie blogueuse ...
je me suis toujours demandé et je me demande encore et encore comment ça se fait qu'une personne extrêmement érudite peut se retrouver fort dépourvue lorsque le feu diminue
psyché
Surtout quand "la bise fut venue" ...
pardon puisse
???
j'ai écrit le verbe pouvoir au présent alors qu'il faut le présent du subjonctif. C'est bien cela une ceratine lassitude.
à Psyché
Il faudrait un décodeur pour comprendre votre pensée et la raison pour laquelle vous publiez des commentaires en rafales sur ce blog ... vous pourriez peut-être m'expliquer (par mail - cliquer sur : contacter l'auteur !) sinon nous allons arrêter là nos échanges ... une certaine lassitude en effet ...