
A propos d'Antiochus, pseudonyme de l'auteur de ce blog ...
Les Ordres Architecturaux antiques redécouverts par l'architecte italien Jacques de Vignole (Giacomo Barozzi) et codifiés par lui dans son Traité d'Architecture en
1563, sont une énième tentative de modéliser, de s'approprier le monde en créant un Ordre, compréhensible par l'Homme. Comme les mésopotamiens avant eux avaient divisés le ciel en douze parties
(les signes du zodiaque, encore en cours aujourd'hui) pour avoir moins peur de l'immensité qu'ils avaient sous les yeux ...
Chapiteau et colonne ionique - DELPHES
L'ordre ionique est apparu en Ionie, une région de Grèce antique situé dans l'actuelle Turquie (Asie mineure). Les dates de son apparition sont très obscures mais
les premiers grands bâtiments créés avec des colonnes de style ionique remontent au début du VIe siècle.
[1] tympan du fronton [2] acrotère [3] cimaise (du fronton) [4] geison [7] frise [13] architrave à trois faces [14] chapiteau [17] colonne [18] cannelure [19] stylobate [20] volute [21] échine ornée d'oves
[23] base [24] tores
Cet ordre, qui a pour caractère général la grâce et l'élégance, paraît avoir été employé primitivement pour les
édifices funéraires. On ignore la date (bien que celle-ci doive sans doute se situer aux alentours de 560 av. J.-C.) et le lieu de son invention. Il a été peu usité dans
la Grèce continentale, mais on en trouve de nombreux exemples en Asie Mineure.
Les colonnes ioniques ont environ huit diamètres et demi de hauteur. Elles reposent sur
une base haute d'un demi-diamètre et qui peut présenter deux types différents : la base ionique, proprement dite, composée d'une plinthe, de deux scoties comprises entre
plusieurs astragales, et d'un tore; la base attique, composée d'une plinthe, d'un gros tore inférieur, d'une scotie entre deux filets, et d'un tore
supérieur. Le fût des colonnes présente ordinairement vingt-quatre cannelures, séparées par un listel. Le chapiteau ionique est caractérisé par les volutes représentant une bande
enroulée. Ces enroulements dont le centre est appelé axe ou œil de la volute, sont séparés par un canal, qui se rétrécit à sa partie moyenne, au-dessus du fût. Le canal,
auquel les architectes romains ont donné une ligne droite et raide, présente dans les monuments grecs une ligne sinueuse. Les parties latérales et supérieures du
chapiteau portent le nom de balustre, et sont ordinairement lisses ou ornées seulement de feuillages et de perles. Le gorgerin du chapiteau est rehaussé d'élégantes palmettes
surmontées d'une échine, présentant une série d'oves séparés par des fers de lance et d'un entrelacs. Enfin, au-dessus des volutes, l'abaque soutient
l'entablement. Le chapiteau ionique présente, du reste, une grande variété. Les antes ou pilastres ioniques portent rarement
des volutes ; ils ont pour chapiteau le prolongement de la corniche qui règne sous l'architrave. Leur base présente les mêmes moulures que la muraille. L'architrave ionique,
haute de trois-quarts de diamètre, est ordinairement divisée en trois bandes. La frise, un peu moins élevée que l'architrave, est ornée de moulures ou de figures sculptées. La corniche est
caractérisée par une rangée de denticules, carrés ou rectangulaires, disposés sous le larmier, et surmonté d'une série de perles et d'oves. Au-dessus du larmier règne
une doucine, souvent ornée de mufles de lions ou de taureaux servant de gouttières. La saillie et la hauteur de la corniche sont égales au diamètre de
la colonne.
Colonne Ionique - Acropole d'Athènes
Dans la tradition hébraïque, la colonne ionique correspond à la Sephirat : "Hokmah" (sagesse) et dans une loge maçonnique, le pilier ionique correspond également à Sagesse, Il est le pilier du Vénérable-Maître de la Loge.
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