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Toutes les photos présentes sur ce blog sont des clichés personnels. Sauf mention contraire.

Concernant les articles de la catégorie: "Franc-Maçonnerie", je tiens à préciser que je ne représente, ici, aucune Loge ni aucune obédience.


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Dimanche 18 mai 2008
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique communauté : Le Chant dans tous ses états



Idomeneo Rè di Creta (Idoménée, roi de Crète)
Opéra séria en trois actes K.366 de W.A. MOZART (1756-1791) 
Création à Munich le 29 janvier 1781.

Les Personnages :
Idomeneo, roi de Crête, ténor
Idamante, son fils, soprano ou ténor
Ilia, princesse troyenne, fille du roi Priam, soprano
Elettra, princesse, fille d'Agamemnon - soprano
Arbace, confident du roi, ténor
Grand prêtre de Neptune, ténor
La Voix, basse

Cette oeuvre, troisième essai de Mozart dans le genre de l'opéra Seria, et le plus important (après Mithridate rè di ponto et Lucio Silla) fut créé en 1781 à l'opéra de Munich, qui l'avait commandé. Elle ne fut reprise qu'une fois du vivant de Mozart, à l'occasion d'une représentation privée en 1786. Pourquoi une telle négligence ? D'abord en raison de sa nature même, Idoménée n'a jamais été un opéra de répertoire. Ensuite, et c'est là l'aspect le plus important, il répond à des conventions dont la vogue touchait à sa fin lorsqu'il fut créé, et qui nous sont aujourd'hui presque totalement étrangères. Un castrat tenait un rôle très important dans la première distribution, celui d'Idamante, et l'opéra fut conçu à une époque où l'on associait la virtuosité vocale à cette sorte de chanteurs. Mozart voulait donner à ses chanteurs toutes les possibilités d'exprimer leur talent. Il ne faut pas croire pour autant qu'il n'y a là qu'une suite de morceaux de bravoure. C'est bien plus que cela. Mozart était en pleine possession de ses moyens quand il composa cet opéra et les arias, merveilleusement expressives, sont empreintes, malgré tout, d'une certaine austérité. Les quatre personnages principaux, dont la crise atteint son apogée dans le grand quatuor du dernier acte, sont nettement dessinés.

Premier acte

Les appartements d'Illia au palais royal
Après la chute de Troie, le retour longtemps désiré d'Idoménée en Crête est imminent. Pendant des années, il avait guerroyé loin de sa patrie aux côtés des grecs. Pendant ce temps, son fils Idamante, maintenant devenu un homme, est aimé avec passion par la fière Electre, la fille d'Agamemnon qui a trouvé refuge en Crête après l'assassinat de sa mère par son frère Oreste. Idamante, pourtant, n'est pas attiré par Electre mais par la princesse troyenne Illia qu'idoménée avait déjà envoyé en Crête avec d'autres captifs. Les sentiments d'Illia hésitent encore entre son amour naissant pour le prince "ennemi" et la peine qu'elle éprouve pour Troie sa patrie (Padre germani addio !) Ainsi repousse-t-elle tout d'abord les manifestations d'amour que lui prodigue Idamante qui en conçoit un grand chagrin (Non ho colpa, e mi condanni) Dans un choeur serein, les crétois et les troyens libérés par Idamante chantent la paix (Godiam la pace).
L'ambiance joyeuse prend soudainement fin à l'annonce d'Arbace, un confident du roi : Idoménée et les siens ont perdu la vie lors d'une tempête sur la mer. Fou de douleur, Idamante court vers la grève pendant qu'Electre, qui avec suspicion l'a déjà observé avec Illia, se jure dans une violente manifestation de ses sentiments, de prendre sa revanche sur sa rivale (Tutte nel cor vi sento).
Dans leur combat sur la mer déchaînée, les naufragés implorent la grâce des dieux (choeur : Pieta numi pieta !). Après que la tempête soit calmée, Idoménée, tourmenté par l'angoisse et la culpabilité, arrive au seuil de sa patrie (vedrommi intorno l'ombra dolente). Il doit en effet exécuter la promesse faite aux dieux de la mer en furie au plus fort du danger. Il avait promis à Neptune de lui sacrifier le premier mortel qu'il rencontrerait sur la terre ferme. Idamante, errant, s'approche, et après une longue conversation, ils se reconnaissent comme père et fils. Alors Idoménée, plutôt que de le prendre joyeusement dans ses bras, se détourne de lui épouvanté, puis se sauve. Ayant perdu la tête, Idamante en reste cloué sur place (il padre adorato ritrovo e lo perdo). Le peuple accourt pour saluer les heureux survivants et remercier les dieux (Choeur : Nettuno s'onori).


 


Air d'Electre "Tutte nel cor vi sento" suivi du début du choeur "Pieta numi pieta"
Opéra de Chicago 1999
Electre : Carol Vaness






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Mercredi 14 mai 2008
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique communauté : Le Chant dans tous ses états


De nouveau Kathleen Ferrier ... pour le plaisir !




Blow the Wind Southerly

Blow the wind southerly, southerly, southerly,
Blow the wind south o'er the bonny blue sea;
Blow the wind southerly, southerly, southerly,
Blow bonny breeze my lover to me.

They told me last night there were ships in the offing,
And I hurried down to the deep rolling sea;
But my eye could not see it,
Wherever might be it,
The bark that is bearing my lover to me.

Blow the wind southerly, southerly, southerly,
Blow the wind south that my lover may come;
Blow the wind southerly, southerly, southerly,
Blow bonny breeze and bring him safe home.

I stood by the lighthouse the last time we parted,
Till darkness came down o'er the deep rolling sea,
And no longer I saw the bright bark of my lover.
Blow, bonny breeze and bring him to me.

Is it not sweet to hear breezes blowing,
As lightly they come o'er the deep rolling sea?
But sweeter and dearer by far when tis bearing
The bark of my true love in safety to me.

(Je n'ai pas réussi à trouver une traduction satisfaisante ... Si quelqu'un a une idée, je suis preneur !)

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Dimanche 11 mai 2008
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique communauté : Le Chant dans tous ses états
Dans la colonne de gauche vous trouverez une radio contenant trois titres que vous pourrez écouter, si ça vous chante, pendant que vous vous promenez sur le blog ...
Vous pouvez passer d'un titre à un autre avec
<<
et >>.

Premier titre : L'extraordinaire Léonie Rysanek chante un air extrait du Bal Masqué de G. Verdi : "Morro, ma prima in grazia" ...
Deuxième titre : L'adagietto de la 5ème symphonie de Gustav Malher ( Que j'avais déjà mis précédemment)
Troisième titre : Encore Madame Rysanek, dans un extrait de l'Otello de G. Verdi : "L'Ave Maria" de Desdemone ... Je ferai, bientôt, un article complet sur cette superbe artiste. 
          
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Dimanche 27 avril 2008
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique communauté : Le Chant dans tous ses états

    Richard Strauss (1864 - 1949) compose les "Quatre derniers lieder" pour soprano et orchestre dans la toute dernière partie de sa vie, en 1948, ils sont créés à Londres le 22 mai 1950 par la soprano Kirsten Flagstad avec l'orchestre Philharmonia sous la direction de Wilhem Furtwangler.

- Frühling (Printemps) sur un poème de Hermann Hesse.
- September (Septembre) sur un poème de Hermann Hesse.
- Beim Schlafengehen (En s'endormant) poème de Hermann Hesse.
- Im Abendrot (Dans la rougeur du couchant) poème de Joseph von Eichendorff.
    C'est ce dernier lied qui nous intéresse aujourd'hui.

    Pour qui ne connaîtrais pas cette oeuvre, il faut se garder des préjugés concernant la musique "classique" vocale et aborder l'écoute d'une oreille "neuve" (ce qui est, contrairement à ce que l'on croit généralement, une chance) ...

    Écouter, comme on regarderait un tableau ( Ou une oeuvre architecturale), sans chercher à comprendre, simplement ressentir. Se donner le droit de ressentir. Laissez-vous prendre par la main, Nina Stemme (la soprano) et la musique de Richard Strauss, l'enchanteur, feront le reste ... Strauss compose comme l'on peint, par petites touches qui soutiennent de longues mélodies dont il a le secret. Ces quatre derniers lieder sont un hymne à la voix féminine, dans ce qu'elle a de fragile et de fort ... Le tempo lent et solennel et la ligne vocale très dépouillée, font de ce lied en particulier, une méditation recueillie et profondément émouvante, qui va droit au coeur ... Jugez vous-même :



Im Abendrot
(Dans la rougeur du couchant)

A travers les peines et les joies,
nous avons marché, la main dans la main.
Maintenant nous nous reposons tous deux
dans le pays silencieux.

Autour de nous les vallées s'inclinent,
déjà le ciel s'assombrit.
Seules, deux alouettes s'élèvent,
rêvant dans l'air parfumé.

Viens-là et laisse les tournoyer.
Bientôt il sera l'heure de dormir.
Viens, que nous ne nous perdions pas
dans cette solitude.

Ô calme incommensurable du soir,
si profond dans le rouge du couchant !
Comme nous sommes las de marcher !
Est-ce peut-être ceci la mort ?



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Dimanche 13 avril 2008
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique communauté : Le Chant dans tous ses états

A la suite de l'article : Contre-ténors et du vote dont j'ai publié les résultats dans :
Contre-ténors résultats ...
Comme promis le premier des articles sur les trois contre-ténors concernés :
Votre préféré : ALFRED DELLER.

Alfred Deller est un contre-ténor anglais né à Margate dans le Kent le 31 mai 1912 et mort à Bologne le 16 juillet 1979.
Enfant, il chante dans un choeur de paroisse comme soprano. A l'adolescence au moment de la "mue", il découvre qu'il peut chanter naturellement une partie d'alto. Il cherche alors un enseignement que personne en Angleterre ne peut lui donner, sa voix n'appartenant à aucune catégorie. Il lit des textes anciens, retrouve une tradition anglaise et des trésors oubliés dans les archives. Améliorant sa voix, il se crée un répertoire original. En 1940, il chante avec les choeurs de la cathédrale de Canterbury . En 1947 il est à la tête des choeurs de Saint Paul de Londres. Remarqué par le compositeur anglais Michael Tippet, il donne son premier concert en soliste à Londres et, en 1948, il forme le Deller Consort.

 

 

 

                            The Plaint, The Fairy Queen, Henry Purcell


Avec le Deller Consort, dont les membres varient, il perfectionne un style qui va conquérir le monde de la musique. Initiateur, professeur, musicologue, Alfred Deller se bat pour retrouver l'interprétation la plus juste de la musique ancienne, ressuscitant Byrd, Morley, Tallis ... Compositeurs bien oubliés de la musique ancienne anglaise. Musiques populaires, chant grégorien, musiciens du 18ème siècle, sont à son répertoire. Il travaille avec des musicologues de renom qui l'aident à chercher et à restituer le plus fidèlement possible les oeuvres qu'il chante. Il fait école et forme une génération nouvelle. Grâce à lui, la voix de contre-ténors retrouve sa place.

Sa propre voix, sans vibrato, sans pesanteur, lumineuse et douce, comme venant d'ailleurs, est l'expression de l'intelligence, simple et élégante.

 

 

                            Le Messie de G.F. HAENDEL

 Quelques dates :

- 1950 : Premier enregistrement (Henry Purcell).
- 1955 : Tournées internationales avec le Deller Consort jusqu'en 1979
- 1960 : Il crée le rôle d'Obéron dans l'opéra : Midsummer Nigth's Dream (écrit spécialement pour lui par Benjamin Britten).
- 1964 : Son fils Mark (contre-ténor également) rejoint le Deller Consort.
- 1970 - 1979 : Il enregistre une cinquantaine de disques pour Harmonia Mundi

On peut trouver et acheter la plupart de ces enregistrements sur le site d'Harmonia Mundi

             Lamentations de Jérémie "Jesu Salvatore Saeculi"

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Lundi 7 avril 2008
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique communauté : Le Chant dans tous ses états

Après l'article consacré à la voix de
Contre-ténor, voici quelques éléments concernant la voix de Soprano colorature. Parmi les voix lyriques c'est  la plus aiguë des tessitures  féminines, la plus spectaculaire aussi. Depuis Mozart et les deux célébrissimes airs de la Reine de la Nuit dans la Flûte Enchantée, les compositeurs ont beaucoup utilisé ce type de voix. L'aigu est souvent facile et surprend les spectateurs qui sont touchés, même si, pour certains, la performance (Suraigu) est plus importante que le chant lui-même.
La plus emblématique des cantatrices actuelles dans ce registre est, sans conteste, Nathalie DESSAY. Tout le monde connaît, par la télévision, cette jeune-femme jolie, enjouée, avec un franc-parler assez peu "Prima donna", titre auquel son immense talent, sa technique extraordinaire et sa voix prodigieuse d'agilité, pourraient lui faire prétendre.

Un air, incontournable du répertoire des sopranos coloratures : L'air d'Olympia dans l'opéra les Contes d'Hoffman de Jacques Offenbach, "Les oiseaux dans la charmille" que l'on appelle parfois "l'air de la poupée".



Un autre "classique" des Sopranos Aigus : "l'air des clochettes" de LAKMÉ de Léo DELIBES.
Par la cantatrice coréenne SUMI JO en 1995



Et pour sortir des sentiers battus, un extrait de l'air de Zerbinetta tiré de l'opéra de Richard Strauss : Ariane à Naxos et qui valut, en son temps, un triomphe à Nathalie Dessay qui peut y faire briller toutes ses qualités de chanteuse et de comédienne. Ce rôle lui permet, également, de jouer de son physique avantageux  (l'opéra c'est aussi du théâtre).


Sans oublier, bien évidemment, l'air de la Reine de la nuit ,le plus spectaculaire avec son suraigu irréel : "Der Hölle Rache", que vous pouvez trouver ICI chanté par Edda Moser.

à suivre ...

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Dimanche 30 mars 2008
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique communauté : Le Chant dans tous ses états
Tristan Und Isolde, opéra de Richard Wagner
Poème et musique : Richard Wagner
Créé au Hofteater de Munich
le 10 juin 1865


Liebestod (Mort d'Isolde)


Isolde n'entend plus rien autour d'elle, avec une émotion croissante
elle fixe les yeux sur le cadavre de Tristan à ses pieds ...



Nina Stemme Soprano (Isolde)

Doux et serein
comme il sourit
comme il ouvre
les yeux avec grâce,
le voyez-vous mes amis ?
Ne le verriez-vous pas ?
Toujours plus lumineux
comme il illumine
et s'élève
reflet des étoiles !
Comme son coeur
se dilate bravement,
la plénitude
jaillit en son sein !
Comme ses lèvres
avec une douceur délicieuse,
exhalent tendrement
un souffle suave :
Amis voyez !
Ne le sentez-vous pas et ne le voyez vous pas ?

Suis-je seule à entendre
cette mélodie qui avec douceur
d'une plainte si
merveilleuse et douce,
disant tout, réconciliant,
tirant d'elle son chant,
me pénètre,
s'élève,
retentit si juste,
vibre autour de moi ?

Sonores et claires,
ondulant autour de moi, sont-ce des vagues,
de douces brises ?
Sont-ce les ondes
de délicieux effluves ?
Comme ils s'enflent
et m'entourent de murmures.
Dois-je respirer ?
Dois-je prêter l'oreille ?
M'exhaler
en douceurs suaves ?
Dans la houle des vagues,
dans le flot qui ondule,
dans les sons qui modulent, dans la respiration de l'univers,
sous le souffle du tout,
se noyer,
sombrer
inconsciente !
Extrême plaisir !


Comme transfigurée, Isolde s'effondre doucement sur le corps de Tristan
Emotion et saisissement de tous les assistants.
Le rideau tombe lentement !


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Jeudi 27 mars 2008
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique communauté : Le Chant dans tous ses états


AÏDA
Opéra en quatre actes de Guiseppe VERDI (1813 - 1901) créé en 1869 à l'occasion de l'inauguration de l'Opéra du Caire.

 



ARGUMENT :

L'action se déroule en Egypte, à l'époque de la puissance des Pharaons.


Acte I
Memphis, palais du roi

L'Egypte est menacée par les troupes éthiopiennes qui s'approchent de Thèbes. Le jour même, doit être proclamé le nom du nouveau chef des armées égyptiennes, désigné par la déesse Isis. Aspirant ardemment à un tel honneur, le jeune capitaine Radamès y voit un moyen de mériter la main d'Aïda, reine de ses pensées et esclave éthiopienne. Ses rêveries sont interrompues par l'arrivée d'Amnéris, fille du roi d'Egypte, qui tente de sonder le cœur du jeune homme, dont elle voudrait être aimée. Mais sa lucidité lui fait craindre une rivale, et le soupçon qu'il pourrait s'agir d'Aïda l'emplit d'une terrible jalousie. Le roi fait son entrée, suivi de sa suite et des prêtres. L'heure est grave : les armées éthiopiennes envahissent l'Egypte ; déjà elles marchent sur Thèbes, guidées par l'indomptable Amonasro. Aïda est en fait sa fille, mais ses ravisseurs l'ignorent. Dans le camp égyptien, le nouveau commandant suprême sera Radamès, les dieux en ont décidé ainsi. Le cri de guerre général résonne tragiquement aux oreilles d'Aïda, déchirée entre la fidélité à sa patrie et l'amour qu'elle éprouve pour celui qui en est désormais l'ennemi. (Ritorna vincitor)

Ritorna vincitor : Nina Stemme (AÏDA)


Memphis, temple de Vulcain

Radamès est conduit à l'intérieur du temple pour la cérémonie solennelle de la Consécration. Au pied de l'autel, le grand prêtre Ramfis lui confie l'épée sacrée et, avec elle, le devenir de l'Egypte. Que l'arme forgée par le Dieu répande par sa main foudre et mort sur l'ennemi !


Acte II


Appartements d'Amnéris dans le palais du Roi.

Sous le commandement de Radamès, l'armée égyptienne a triomphé et revient du front avec trophées et prisonniers. Grisée par la victoire, Amnéris veut croire encore à la possibilité d'être aimée du héros. Mais à la vue d'Aïda, le doute la saisit. Feignant la compassion, elle cherche à recueillir les confidences de la fille d'Amonasro par la ruse, en lui faisant croire à la mort de Radamès. Aïda ne peut cacher sa douleur. Furieuse, Amnéris lui apprend qu'elles sont rivales et jure de la renvoyer à son statut de " vile esclave ".

Une des entrées de Thèbes

Entonnant un hymne triomphal, la foule célèbre la victoire. Radamès, accueilli en sauveur de la patrie, reçoit des mains d'Amnéris la couronne triomphale, et du roi la promesse d'obtenir tout ce qu'il demandera.
Les prisonniers sont amenés. A la vue de son père, vêtu en officier éthiopien, Aïda est bouleversée mais, à sa demande, ne révèle pas son rang. Laissant croire que son souverain est mort, Amonasro implore la clémence de Pharaon pour les esclaves. Le roi est disposé, sous les prières du peuple, à accéder aux supplications d'Amonasro, dont Aïda et les esclaves égyptiens se font l'écho, mais Ramfis et le chœur des prêtres, impitoyables, exigent la mort des esclaves. Radamès rappelle alors la promesse du roi d'exaucer son souhait : c'est la vie et la liberté pour les esclaves éthiopiens qu'il demande. Implacable, Ramfis exige que restent Aïda et Amonasro demeurent captifs en gage de sécurité. Le roi offre au vainqueur la main de sa fille. Celui-ci, pour qui " le trône d'Egypte ne vaut pas le cœur d'Aïda ", garde le silence, sans que personne ne le remarque. Amnéris, pleine d'espoir, veut croire que ses vœux s'accompliront. Amonasro quant à lui, rassurant sa fille à mi-voix, prépare sa revanche.

Acte III

Les bords du Nil, au pied du temple d'Isis. Il fait nuit.

Une barque accoste sur la rive, transportant Ramfis et Amnéris. La jeune femme, à la veille de ses noces, se rend au temple afin d'adresser ses prières à Isis pour que l'amour de Radamès réponde au sien.
Aïda, couverte d'un voile, attend Radamès. Redoutant que ne prenne fin son rêve d'amour, elle se réfugie dans l'évocation nostalgique de sa patrie, qu'elle ne reverra jamais (ô patria mia). L'arrivée soudaine de son père interrompt son extase. Amonasro, obnubilé par la vengeance, a percé le secret de l'amour partagé d'Aïda pour Radamès, et sait comment en tirer parti. Lui faisant d'abord miroiter l'espoir de la liberté, puis lui remémorant les douleurs et les humiliations du peuple éthiopien criant vengeance, il lui demande d'obtenir de Radamès le chemin qu'emprunteront les troupes égyptiennes. Epouvantée par l'ignoble trahison qui lui est demandée, elle finit cependant par plier, brisée par les accusations d'un Amonasro fanatique. Ce dernier se cache à l'arrivée de Radamès. Aïda se montre d'abord distante puis, au jeune homme qui lui jure amour et fidélité, elle propose la fuite : c'est en Ethiopie, dans sa douce contrée natale qu'ils seront libres de s'aimer. Pour le guerrier, cela signifie abandonner non seulement sa propre patrie, mais aussi sa gloire grandissante. Après une hésitation, il accepte dans une résolution passionnée. Les amants s'enfuiront donc. Par quel chemin éviter les troupes égyptiennes, demande alors Aïda ? Radamès indique sans hésitation la route choisie, à la satisfaction d'Amonasro, qui révèle en même temps sa présence et son rang. Stupéfait, foudroyé, Radamès prend alors conscience qu'il vient involontairement de trahir sa patrie. Alors que les deux Ethiopiens tentent de l'entraîner avec eux, Amnéris surgit à son tour. Amonasro se jette sur elle, mais Radamès s'interpose, leur intime de fuir et se constitue prisonnier.



Acte IV

Une salle dans le palais du Roi.

Saisie d'une angoisse mortelle devant le sort de Radamès, Amnéris le fait amener par les gardes. Elle veut le sauver, elle implorera sa grâce, sacrifiera tout pour lui. Mais elle se heurte à la résolution du jeune homme : il est décidé à mourir, et jamais il ne renoncera à Aïda.
La désolation d'Amnéris n'y peut rien : dans le souterrain, Ramfis et les prêtres rendent leur jugement. Accusé de trahison, de désertion et de parjure, Radamès est condamné à être enterré vivant. Dans un acte désespéré, Amnéris tente de s'interposer au pouvoir irréfragable des prêtres, en vain. Elle ne peut que lancer sur eux " l'anathème d'un cœur déchiré ".


 

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Lundi 24 mars 2008
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique
Ci dessous une vidéo d'Angelique Ionatos dont j'ai parlé il y a quelques temps en réponse
à un de vos commentaires ...
Il s'agit d'un extrait du CD : SAPPHO de MYTILENE
Chef d'oeuvre absolu pour qui aime la voix sombre et profonde de cette artiste grecque, auteur de la musique et de  l'adaptation des vers de la poétesse SAPPHO.
Dans ce CD, elle interprète quelques unes de ses chansons avec une autre chanteuses grecque à voix grave : Nena Venetsanou.
Spéciale dédicace à une fidèle de ce blog : Darmon


- Astéron Panton -
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Vendredi 21 mars 2008
par Antiochus publié dans : Opéra - Musique communauté : Le Chant dans tous ses états
Comme il n'y a plus de commentaires nouveaux, voici les résultats des votes concernant l'article Contre ténors du 5 Mars 2008 (article vu 115fois)
Comme vous n'avez pas réussi à vraiment les départager (Il faut dire qu'il s'agit de la crème de la crème) je ferai bientôt un article détaillé sur chacun d'eux.

Philippe Jaroussky : 3 Votes
SCHOLL-2.jpg      Andreas Scholl : 2 votes
               Alfred Deller : 4 votes

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