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Elles ne peuvent être utilisées sans mon consentement.

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Samedi 20 juin 2009




Le Labyrinthe symbolique

 

"Ce qu'un homme ne sait pas ou ce dont il n'a aucune idée
se promène dans la nuit à travers le labyrinthe de l'esprit
"
Goethe

 

Les labyrinthes, que ce soit ceux de l'Antiquité ou ceux de nos cathédrales, restent auréolés de mystères et de légendes, de significations profondes ... de contresens également.



Un labyrinthe traditionnel n'est pas, comme on le croit souvent, constitué de chemins embrouillés où de multiples culs-de-sac, les voies repliées sur elles-mêmes et les entrelacs complexes découragent et égarent l'audacieux qui a eu la témérité de s'y aventurer ... mais tout au contraire conçu comme un parcours unique, long et difficile, certes, mais sans aucune possibilité de bifurcation, sans aucun risque de s'y perdre. Pour celui (celle) qui suit le chemin, « LA Voie » devrait-on dire, le courage et la patience seront payants. A coup sûr il arrivera ... au centre [ de lui-même ? ] ! En fait le labyrinthe n'est pas destiné à égarer mais à conduire. Il est l'image de la quête, du chemin de vie, de la recherche spirituelle, de la démarche initiatique, route sinueuse aux méandres innombrables qui conduit à la Connaissance. Innombrables ? Non ! Le labyrinthe traditionnel est dessiné selon un schéma précis qui n'a pas changé depuis des millénaires. Et qui tantôt sur un plan carré (Amiens) tantôt sur un plan circulaire (Chartres - Ravenne etc ...) décrit un itinéraire rigoureux, comportant nombre de retour sur soi, de « voyages » vers l'orient et vers les autres points cardinaux.


Viollet-le-Duc, dans son « Dictionnaire raisonné d'architecture » explique qu'il était d'usage, au Moyen-âge, de disposer au milieu de la nef de certaines grandes églises, des pavages de pierres blanches et noires ou de carreaux de couleurs formant par leurs combinaisons, des méandres compliqués auxquels on donnait le nom de labyrinthe, de chemin de Jérusalem ou de Lieue.



De nombreux labyrinthes beaucoup plus anciens ont été retrouvés comme celui, cité par Hérodote, situé en Egypte qui comprenait 1200 salles et 3000 chambres sur plusieurs niveaux, comme les labyrinthes crétois et romains. Quant à celui où Thésée vainquit le Minotaure, il semblerait que l'on pourrait voir une explication de la légende dans l'inextricable fouillis de chambres et de salles dont était formé le palais du roi Minos. Ceux qui pensent que le labyrinthe, plus qu'un pèlerinage à Jérusalem (explication souvent avancée), représente le voyage de l'Homme, de la naissance à la mort et au-delà, ou le voyage vers soi - ce qui revient au même -  pourraient bien être dans le vrai.




Ci -dessous, le très curieux labyrinthe "digital" de la cathédrale de Luca (Lucques) en Toscane, qui mesure 50 cm de diamètre, il se situe sur un mur à hauteur d'homme, il est destiné à être parcouru avec le doigt.



Voir aussi Le désert symbolique



Publié dans : Franc-Maçonnerie - Communauté : Franc-Maçonnerie&Spiritualité - Par Antiochus
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Dimanche 8 mars 2009


               

LE  DESERT  OU  LE VOYAGE INITIATIQUE

 

Le désert revêt de nombreuses significations. Il est synonyme de stérilité, aridité, absence de végétation, de peuplement. Désert de sable comme le Sahara, désert de rochers comme le Néguev ou Atacama au Chili, espace désolé où l’homme doit s’adapter à des conditions de vie inhumaines.

Les sources de vie, les points d’eau y sont rares, les distances pour les atteindre, démesurées. L’homme du désert doit puiser dans ses propres ressources, dans toute son ingéniosité pour y vivre ou simplement survivre.

        Le désert : Terre originelle, vierge où tout est à inventer, à découvrir, à construire. Espace immense, loin du bruit, des agressions du monde dit civilisé où l’on redevient soi. Ecole d’humilité et de sagesse qui délivre bien des enseignements.

Le désert : vide spatial, temporel, affectif suggéré par les paroles célèbres de Phèdre : « Dans l’Orient désert quel devint mon ennui. ». Vide mental traduit par l’expression : « nager en plein désert » quand on perd sa direction, son axe, on dit avoir l’impression d’  « être dans le désert » ou de « ne voir que du bleu ».

        Le désert : source de dangers, de périls et d’épreuves à surmonter. Il peut être aussi risqué de traverser le désert que de naviguer sur une mer démontée.

Le désert fascine pour sa beauté, sa force, son dépouillement qu’il invite à imiter. On s’y dépouille, en effet, de ses passions, on y enlève une à une ses « vieilles peaux ». On se purifie dans cette étendue superbe où l’œil se perd à l’infini, où le chemin mène immuablement vers la Lumière.

Le désert renvoie à l’humilité, à la conscience de la fragilité de l’existence humaine et à la spiritualité, à la réunification des fragments épars de notre nature, faite de matière et d’esprit.

La marche dans le désert est comparable à un pèlerinage vers nos sources, nos racines. Car nos racines sont partout et non point comme on le croit initialement dans le pays qui nous a vu naître.

Le voyage extérieur conduit vers le voyage intérieur. Les ténèbres qui préfigurent nos morts et nos renaissances successives conduisent vers la lumière, d’abord infime lueur qui nous guide vers notre étoile puis gagne un peu plus d’intensité.

Le désert intérieur implique le détachement de tout ce qui  nous encombre. On emprunte alors une voie nouvelle, à la découverte d’un monde inconnu effrayant car il semble ne mener nulle part



       
Le désert  est, donc, invitation à l‘exploration de notre moi, invitation au voyage, sans équipage où tout est à construire, où tout reste à faire, à recommencer avec un cœur et un esprit neufs.

La voie du désert intérieur est moins un lieu qu’un état, une version revue et corrigée de notre vie passée, conscience de ce qui est vital, renoncement à l’avoir en faveur de l’ être. Passage de l’extérieur vers l’intérieur, du dehors vers le dedans, de la multiplicité vers l’unité, du chaos vers l’ordre et l’harmonie.

        Parcours de notre labyrinthe intérieur où, d’exploration en exploration, nous ne nous fuyons plus mais nous nous trouvons.

       

Dans le désert, tout est symbole.

La monotonie apparente du désert met en relief le moindre signe de vie. Ce peut être un petit troupeau de lamas, une oasis, un îlot d’habitations se confondant avec l’environnement, ce peut être une montagne, un volcan qui relie le ciel et la terre. De sorte qu’il y a multitude et absence à la fois.

        Tout est épuré et changeant dans cet espace  à géométrie variable: les lignes horizontales deviennent courbes à mesure que l’on s’éloigne d’un point précis, les lignes verticales rappellent l’existence d’un axe qui relie l’homme au sacré, à la spiritualité.

        La traversée du désert est comparable au voyage initiatique pendant lequel le pèlerin fait table rase de son vécu pour être « ici et maintenant » à un niveau de conscience aiguë où il apprend à écouter le silence.

        Ce silence, premier enseignement initiatique, l’oblige à aller au fond de lui-même, à sentir que tout en étant infiniment petit il fait partie intégrante de l’univers dont « la circonférence est partout et le centre nulle part » comme l’affirmait Pascal.

        Le voyageur y est semblable à l’épi de blé, fragile et fort à la fois, s’alimentant à la source profonde, cachée, alliant les bienfaits des éléments qui l’aident à vivre et à grandir : la terre, l’eau, le soleil, l’air pour finir par mourir et renaître de ses cendres tel un Phénix..

 

 

        Le désert favorise l’abandon provisoire de l’ego. Le temps humain y est remplacé par le non-temps immuable, sacré..

        Le désert : labyrinthe de notre vie, fil d’Ariane pour progresser sur le chemin, immensité superbe, spectacle à la fois immuable et changeant. Moment de grâce pour suivre le chemin, reprendre la besace et le bâton de pèlerin, franchir d’autres caps, trébucher et tenter de se relever à chaque fois. Expérience riche, transition vers un autre état de conscience.

        En guise de conclusion un extrait du « Désert intérieur » de Marie-Madeleine Davy : « La source a soif d’être bue » disait Irénée de Lyon. La terre de feu, le désert intériorisé brûle d’allumer la mèche des « lampes vivantes » qui, laissant filtrer la lumière, pourront éclairer leurs frères : les hommes, les animaux, les plantes, les pierres. »

 

___

 

 

D’après le travail d’une mienne amie et avec son aimable autorisation …



         Photos flickr
         Un article sur le même sujet sur le Blog de anti

 

Publié dans : Franc-Maçonnerie - Communauté : Franc-Maçonnerie&Spiritualité - Par Antiochus
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Samedi 21 février 2009

De marche en marche !

Cheminement ascensionnel ... de marche en marche ... sans raison évidente ...vers un but qu'il ne connaît pas... l'individu avance ... sans trop savoir sur quelle marche de l'escalier il se trouve et quel chemin il lui reste à parcourir ... et si tout cela était sans fin ?



Parfois, la progression est plus évidente, la spirale de l'escalier permet de percevoir le chemin parcouru ... l'harmonie règne ainsi que l'ordre et la sérénité ... !


Des obstacles surgissent : une marche de l'escalier se dérobe ... bruit, fureur, bêtise ...mais peut-on s'arrêter de gravir ? Les étapes doivent s'envisager marche après marche selon les difficultés. Point de projets irréalistes qui consisterait à sauter plusieurs degrés à la fois pour gagner un "temps" qui n'est ni à perdre ni à gagner ! ....



L'escalier est le symbole de la progression vers le savoir, de l'ascension vers la connaissance et la transfiguration. L'élévation de tout être peut lui être associée. Il participe à la symbolique de l'Axis Mundi (l'Axe du Monde), de la verticalité, de la spirale. Il relie ce qui est "en haut" à ce qui est "en bas". Comme tous les symboles de ce type, l'escalier revêt aussi un aspect négatif : la descente, la chute, le retour à la matérialité et au monde souterrain à l'ombre en soi.


Le Égyptiens connaissaient également ce symbole de l'ascension. Les pyramides sont déjà un analogue de l'escalier, particulièrement les pyramides à degrés. D'autres oeuvres représentent les âmes des défunts montant un escalier de 7 ou 9 marches pour se rendre devant le trône d'Osiris. Des barques sont aussi représentées portant en leur centre, en guise de mat et de voilure, un escalier de 7 ou 9 marches. Elles symbolisent l'ultime et définitive ascension de l'âme vers les étoiles dans lesquelles elles se confondront en s'unissant à la lumière de Râ, ce sont les barques de l'escalier du ciel, symboles de l'ascension de l'âme.



Images Flickr

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Mercredi 18 février 2009

 


"Être Franc-Maçon, c'est passer du verbe AVOIR au verbe ÊTRE".

(Richard Dupuy) ... Citation signalée par un cherchant




En observant les statistiques du blog je constate que l'article :
"Qu'est-ce que la Franc-maçonnerie" est visité très régulièrement ainsi que les nombreux et enrichissants commentaires qui le concernent ... Pour ajouter une pierre à cet édifice à peine ébauché dans ces pages, et enrichir la réponse à la question posée en titre, ci-dessous, une vidéo fort intéressante qui place la Franc-Maçonnerie du côté de la rigueur historique et des textes, (loin des fantasmes et autres préjugés) sans pour autant oublier aucun des courants traditionnels qui la constituent et qui font sa richesse et son "universalité"... entretien avec des personnalités reconnues pour la crédibilité et le sérieux de leurs propos ...

Un document éclairé, dans lequel interviennent Michel Chomarat, André Combes, Roger Dachez, Maurice Harel, Ludovic Marcos et Philippe Sollers.


 

 




Publié dans : Franc-Maçonnerie - Communauté : Franc-Maçonnerie&Spiritualité - Par Antiochus
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Jeudi 12 février 2009

     400ème article ...



Les mythes sur l'origine du Feu sont innombrables ...

Dans beaucoup de ces mythes on considère que le feu a appartenu exclusivement à quelques animaux qui le gardaient pour eux seuls. Dans d’autres récits ils servent d’intermédiaires (les oiseaux en particulier) et l’homme leur est redevable de la connaissance ou de l’usage du feu...

Un médiateur inattendu ... l'araignée :
Tout le pays indien était baigné par les rayons du soleil,
Sauf la vallée profonde.
Là, le dur hiver continuait à régner sans trêve.
Tous les animaux restaient à sa merci,
À la seule exception de l'ours à la fourrure épaisse et hirsute.

 



Par une nuit mémorable, une tempête terrible éclata.
Elle pliait et déracinait les arbres, descellait les rochers,
Détruisait tout sur son passage.
Pourtant, au centre de la Grande Eau, sur un minuscule îlot,
Un sycomore solitaire lui résistait.
Sans paraître prêter la moindre attention à l'ouragan déchaîné,
Il se moquait de lui en fredonnant une joyeuse chanson sur les beautés de l'été.

Cette outrecuidance ne fit que renforcer la fureur de la tempête.
" Je te tuerai ", hurla-t-elle en lançant un éclair de feu
Au cœur même du brave sycomore.

Mais voilà que - ô merveille des merveilles ! - même alors,
Le chant impertinent ne cessa pas de se faire entendre.
Le feu, qui l'avait cueilli au cœur du sycomore,
Le fit passer aux vagues du lac, qui à leur tour se le transmirent jusqu'au rivage,
Et de là, il s'élança au loin, à travers champs.

 

 


 

Entre temps, la tempête s'était apaisée.
L'aube allait bientôt poindre.
Alors, laissant la désolation derrière elle, elle avait pris la direction du Nord.
L'arbre ne chantait plus.
Son tronc et ses branches achevaient de se consumer,
Tandis qu'une colonne de fumée bleue montait vers le ciel.
Les animaux de la Vallée profonde remarquèrent bientôt cette fumée.
Le faucon s'éleva bien haut dans les airs, pour voir d'où elle provenait.
" Au feu ! ", cria-t-il à ceux d'en bas.


" Il y a le feu dans l'île ! "
" Comment est-il ce feu ? " Demandèrent les autres
Qui ne voyaient que la fumée.
" Il est rouge et jaune et il chante, c'est tout ce que j'en sais "
Répondit le faucon.

 

 


L'araignée déclara alors : " Le feu, c'est notre ami.
Si nous l'amenons ici, il nous tiendra chaud.
Voulez-vous que j'aille le chercher ? "
" Toi ? " le hibou éclatait d'un grand rire moqueur.
" Tes pattes sont si tordues qu'il te faudrait le temps d'un somme de marmotte
Pour aller et revenir.
J'irai moi-même. "

 


Et le hibou, déployant largement ses ailes, s'envola dans la direction de l'île.
Toutefois, rapporter le feu, cela s'avéra une tâche bien plus difficile qu'il ne l'avait cru.
Lorsqu'il voulut ramasser une braise incandescente, notre hibou se brûla les griffes
Et lâcha bien vite son butin.
Ses plumes aussi étaient un peu roussies
Et il fut tout heureux de rentrer au bercail sans plus de dégâts.
Désolé, il se posa sur une branche et dit à ses concitoyens pour s'excuser :
" Le feu ne veut rien avoir à faire avec nous !
Il n'a même pas daigné me parler et il a bien failli me tuer. "
" Moi, j'ai la peau dure, " se vanta le serpent à sonnettes.
" Je veux y aller et voir ce que je peux faire pour vous apporter le feu. "
Mais, lui aussi, revint bien vite, chassé par les cruelles morsures du feu.
" Le feu a des pouvoirs extraordinaires, " exposa-t-il aux autres,
Qui étaient déçus de le voir revenir sans rien.
" Il m'a brûlé tout le corps, me portant au rouge !
Personne n'arrivera à le faire quitter l'île. "

 

 


" Et moi, alors, m'avez-vous oubliée ? S'indigna l'araignée.
Moi aussi, j'ai des pouvoirs extraordinaires.
Qui sait, peut-être réussirai-je.
Je sais comment m'y prendre. "
A vrai dire, personne n'ajoutait foi à ses paroles,
Mais aucune bête ne persista à se moquer.
Toutes étaient bien curieuses de voir
Comment ferait l'araignée pour tenir sa promesse.
Elle ne semblait pas pressée de partir.
Elle s'en fut d'abord dans un coin ramasser un gros paquet
Qu'elle ficela méticuleusement avant de le jeter sur son dos.
Ainsi parée, elle mit le cap sur l'île.
Le trajet lui prit beaucoup de temps et d'efforts.
Ses pattes crochues ne passaient pas sans difficulté par dessus les obstacles,
Et quand elle plongea dans le lac, les vagues la rejetaient d'un autre côté.
Avec le poids de son paquet, elle avait fort à faire pour se maintenir à flot.
Bref, elle fut rapidement soulagée, quand elle sentit la terre ferme sous ses pas,
Et, sans reprendre haleine, elle gagna le centre de l'île.
Là, elle dut souffler un instant, mais ensuite, elle se mit à l'œuvre avec décision.
Elle retira de son paquet, qui était une pelote, le bout d'un long, très long fil.
Petit à petit, elle se mit à l'enrouler autour d'un tison, choisi parmi les plus ardents.
Ce faisant, elle exécutait une de ces danses magiques connues des araignées,
Pour empêcher le feu de brûler le fil.
Quand le tison fut bien embobiné, langé comme un poupon,
Elle le plaça au creux de son paquet-pelote,
Et, chargée de son précieux butin, elle prit le chemin du retour.

Tous les animaux l'attendaient avec la plus grande impatience.
A son arrivée, ils l'entourèrent,
Se bousculant pour être parmi les premiers à savoir comment elle s'en était tirée.
L'araignée secoua alors son paquet, pour en faire sortir le tison ardent,
Et, ce faisant, elle leur disait :
" Le brave sycomore nous adresse un ami,
Qui nous tiendra chaud, même au coeur de l'hiver le plus glacial.
Mais ce feu, il faut sans cesse le soigner et le nourrir, sinon il s'éteindra. "
" Il ne mange pas trop ? " s'inquiéta le hamster, craignant pour ses provisions.
" Rassure-toi, le feu ne mange que le bois sec ", lui dit l'araignée rassurante.
" Mais tout le bois est mouillé après cet orage ! "
" Je lui donnerai de mon écorce, " dit le bouleau.
" Même trempée, elle brûle bien ! "
Et tout en parlant, il fit tomber de son tronc un grand lambeau d'écorce blanche.
L'écureuil en arracha une lamelle qu'il approcha de la braise.
Une langue de feu d'un jaune rougeâtre se forma, se développa
Et devint de plus en plus haute et claire, chassant le froid.

 

 


Depuis lors, le feu ne s'est jamais éteint dans la Vallée profonde.
L'écureuil le soigne durant le jour et, le soir venu,
Toutes les bêtes se rassemblent tout autour
Et chantent en chœur ce refrain que vous aussi, vous pourrez entendre,
Si vous écoutez bien :


" Quand le feu brûle, haut et clair,
Rassemblons-nous dans la clairière.
Autour du feu, chantons en chœur,
Car il n'y a rien de meilleur. "


(Mythe des Indiens Hopis d'Amérique)


 


Publié dans : Franc-Maçonnerie - Communauté : Franc-Maçonnerie&Spiritualité - Par Antiochus
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