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Toutes les photos présentes sur ce blog sont des clichés personnels, sauf mention contraire ...
Elles ne sont pas libres de droit !


Concernant les articles de la catégorie: "Franc-Maçonnerie",
je tiens à préciser que je ne représente, ici, aucune Loge ni aucune obédience.


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Dimanche 6 juillet 2008
par Antiochus publié dans : Poésie japonaise et classique communauté : Les Cheminants



Il faudrait rendre un sens aux mots blasphématoires
Refaire un coeur saignant à ceux qui n'en ont plus
Ceux qui ne pleurent pas pour une belle histoire
méritent-ils le ciel qui leur est dévolu.

ARAGON

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Lundi 28 avril 2008
par Antiochus publié dans : Poésie japonaise et classique communauté : Les Cheminants

Je ne publie jamais de poésie classique, mais là ! ...
Un.Cherchant propose ce somptueux poème comme un écho à l'article : L'amour (III)


Victor Hugo – Stella

 

Je m'étais endormi la nuit près de la grève.
Un vent frais m'éveilla, je sortis de mon rêve,
J'ouvris les yeux, je vis l'étoile du matin.
Elle resplendissait au fond du ciel lointain


Dans une blancheur molle, infinie et charmante.
Aquilon s'enfuyait emportant la tourmente.
L'astre éclatant changeait la nuée en duvet.
C'était une clarté qui pensait, qui vivait ;


Elle apaisait l'écueil où la vague déferle ;
On croyait voir une âme à travers une perle.
Il faisait nuit encor, l'ombre régnait en vain,
Le ciel s'illuminait d'un sourire divin.


La lueur argentait le haut du mât qui penche ;
Le navire était noir, mais la voile était blanche ;
Des goélands debout sur un escarpement,
Attentifs, contemplaient l'étoile gravement


Comme un oiseau céleste et fait d'une étincelle;
L'océan, qui ressemble au peuple, allait vers elle,
Et, rugissant tout bas, la regardait briller,
Et semblait avoir peur de la faire envoler.


Un ineffable amour emplissait l'étendue.
L'herbe verte à ses pieds frissonnait éperdue,
Les oiseaux se parlaient dans les nids ; une fleur
Qui s'éveillait me dit : C'est l'étoile ma sœur.


Et pendant qu'à longs plis l'ombre levait son voile,
J'entendis une voix qui venait de l'étoile
Et qui disait : - Je suis l'astre qui vient d'abord.
Je suis celle qu'on croit dans la tombe et qui sort.


J'ai lui sur le Sinaï, j'ai lui sur le Taygète ;

Je suis le caillou d'or et de feu que Dieu jette,

Comme avec une fronde, au front noir de la nuit.

Je suis ce qui renaît quand un monde est détruit.

 

Ô nations ! je suis la Poésie ardente.

J'ai brillé sur Moïse et j'ai brillé sur Dante.

Le lion Océan est amoureux de moi.

J'arrive. Levez-vous, vertu, courage, foi !

 

Penseurs, esprits ! montez sur la tour, sentinelles !

Paupières, ouvrez-vous ! allumez-vous, prunelles !

Terre, émeus le sillon ; vie, éveille le bruit ;

Debout, vous qui dormez ; car celui qui me suit,

 

Car celui qui m'envoie en avant la première,

C'est l'ange Liberté, c'est le géant Lumière !

 

Les châtiments, Livre VI « La stabilité est assurée », XV, 1853.



 

 

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Jeudi 17 avril 2008
par Antiochus publié dans : Poésie japonaise et classique communauté : Les Cheminants

 


J'espère que Alessandra ne m'en voudra pas de publier la très belle citation du Romancier/poète japonais Daisaku Ikeda qu'elle m'a envoyée dans un commentaire sur l'article Tao To King ... Tout le monde ne lit pas forcément les commentaires.


D'un coeur guéri et en paix naît l'humilité.
De l'humilité naît la volonté d'écouter l'autre.
De l'écoute naît la compréhension mutuelle
et de cette compréhension mutuelle naît un monde de paix.
Faire son possible est normal.
Aller au-delà de ses capacités est un défi.
Là où s'arrêtent mes capacités, commence ma foi.
Une foi forte voit l'invisible, croit l'incroyable,
et reçoit l'impossible.

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Lundi 17 mars 2008
par Antiochus publié dans : Poésie japonaise et classique
Bambous.jpg
En rouvrant par hasard, comme je le fais quelquefois, le volume des oeuvres complètes de Paul Eluard  (1895 - 1952) publiées dans  la bibliothèque de la Pleïade, j'ai été stupéfait de découvrir qu'il avait  écrit, en 1920, onze Haïkus ... Ceux qui me font l'amitié de lire ce blog régulièrement savent que je fais grand cas de cette poèsie minimaliste japonaise qui fait preuve à la fois de délicatesse et de profondeur et qui prône l'amour du détail, de l'instant et de la simplicité, notions qui me paraissent essentielles !
En voici quelques uns :
 

Palissade peinte
Les arbres verts sont tout roses
Voilà ma saison.
*

Ah ! mille flammes, un feu, la lumière,
Une ombre !
Le soleil me suit.
*

Une plume donne au chapeau
Un air de légèreté
La cheminée fume.
*
Le vent
Hésitant
Roule une cigarette d'air.
*

La muette parle
C'est l'imperfection de l'art
Ce langage obscur.
*
Le coeur à ce qu'elle chante
Elle fait fondre la neige
La nourrice des oiseaux.
*
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Mercredi 26 décembre 2007
par Antiochus publié dans : Poésie japonaise et classique
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Les Haïkus font  traditionnellement référence à une saison. Et si nous conjurions l'Hiver et faisions allusion au Printemps, ou à l'Eté, ou encore (Soyons fous !) à une saison qui n'existe pas et qu'il nous plaira d'imaginer ?
Quelques uns de ces poèmes Zen (écrits, pour la plupart, au 19ème siècle, suivent ...
(dédicace spéciale pour Harmonie amoureuse de poésie) 





Dans le jardin
Un jour de printemps
Les hirondelles se baignent dans le sable
-
Sur la plage de sable
Des traces de pas
Long est le jour du printemps

-
Dans le soleil du soir
L'ombre de l'épouvantail
S'étend sur la route
-
Un Bouddha de bronze dans le jardin
C'est une belle nuit d'été
Avec un clair de lune magnifique

-
Silence
La voix de la cigale
Pénètre dans le roc
-
Un camélia
Est tombé dans l'obscurité
D'un vieux puits

-
La tranquillité
Une feuille de marronnier tombe
Dans l'eau claire

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A une époque, on appelait les photographies des "Instantanés" ... Il est facile d'imaginer en filigrane, derrière chacun des Haïkus qui précédent, le cliché que l'on aurait pu réaliser !...
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Jeudi 16 août 2007
par Antiochus publié dans : Poésie japonaise et classique
Le Haïku est une tentative poétique d'expression de la Perfection de l'Instant, fruit de la pratique de la méditation ZEN (zazen)

HAIKUS.gifLe Haïku, terme créé par Shiki Masaoka(1867-1902) est une forme classique de la poésie japonaise dont la paternité est attribuée à Matsuo BASHO (1644-1694). Depuis plus de trois siècles, le Haïku a fait son chemin au Japon, puis jusqu'à nous en Occident...
Voici l'un des plus célèbres Haïkus japonais écrit par BASHO, souvent cité en exemple :

Dans le vieil étang
Une grenouille saute
Bruit de l'eau

Cette forme de poésie est l'expression même de la Simplicité, de l'Essentiel, elle parle de la nature et des saisons, glorifie le Présent - Instant fugace -  et génère, chez moi, une forte émotion. Le Haïku rejoint en cela, me semble-t-il, l'art de la photographie, elle même glorificatrice de l'instant.
Quelques exemples de Haïkus "classiques", écris par divers auteurs, au cours du 19ème siècle ils sont tirés du site "Anthologie du Haïkus" dont voici le lien : pages.infinit.net/haiku/

Des feuilles de Lotus dans l'étang 
Bougent sur l'eau
Pluie de Juin

Un bébé est venu au monde
Portant des cheveux
Aube

Un fil d'araignée
Se tend
Devant un lys

 

En toute humilité, une tentative personnelle :


Déçu par la pluie d'Automne
A sa place, enroulé
Le chat s'endort


(Illustration tirée du site précédemment cité)

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