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Les photos présentes sur ces pages sont des clichés personnels lorsqu'elles sont accompagnées de la mention : "Photo Antiochus"
Elles ne peuvent être utilisées sans mon consentement.

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Jeudi 9 juillet 2009



Les feux de la Saint Jean

 

Printemps,  Printemps,

Attention : cette nuit tu vas perdre ta jeunesse

Printemps : es- tu prêt à vieillir ?

Printemps nous allons t'accompagner,

T'aider à mourir sous la coiffe chaude de l'été,

Avant que ne ternisse l'âge de raison.

 

Les cultes solaires, et leurs rites autour du solstice d'été, sont pratiqués par bien des peuples depuis des temps immémoriaux. De l'Egypte ancienne au Mexique en passant par les esséniens et les celtes. De la Perse jusqu'à Rome elle-même. Comment ne pas penser également au "buisson ardent" de la foi chrétienne, véritable hymne à la lumière !

 

C'est la parole messianique de Saint Jean le Baptiste qu'illustrent les feux du solstice d'été, mais c'est aussi les réminiscences des dieux disparus du paganisme sans oublier le fameux Janus bifrons fêté par les romains deux fois l'an.

 

Les fêtes solsticiales ne coïncident pas avec l'observation simple des saisons : Le solstice d'hiver marque le caractère ascendant du cycle de l'an ; le solstice d'été en ouvre la phase descendante. Paradoxalement, l'hiver conduit à la lumière et l'été à l'obscurcissement. Les solstices sont des portes, des passages. Janus est justement gardien des portes, dieu et symbole des transitions et des passages. Du passé vers l'avenir, d'un état à l'autre, son double visage surveille l'entrée comme la sortie, le haut et le bas, la droite comme la gauche. 


 

La fête de la Saint Jean, illuminée par ses « feux de joie », peut s'observer de diverses manières :

 

C'est, d'abord, une fête qui rassemble :

  • - Elle permet de se retrouver, de fraterniser. C'est une fête communautaire rassemblant tous le villageois. Le feu était dressé à un endroit significatif: Une place, un lieu en hauteur, une croisée de chemin etc ...

 

 

Il s'agit aussi d'une fête sociale :

  • - Les «feux de joie», allumés par un prêtre, un notable ou le doyen de l'assemblée, donnaient à la nuit de la Saint Jean un caractère festif. Jadis, à Paris, c'était le Roi lui-même qui allumait le brasier. C'était l'occasion d'organiser un bal populaire et la coutume voulait que les futurs mariés déclarent leur flamme ce soir là.

 

C'est également une fête expiatrice :

  • - On jetait autrefois dans les feux les créatures maléfiques relatives aux sorcières (chats, crapauds, couleuvres . . .) encore aujourd'hui on y lance des «sorcières» mannequins de paille ou de pâte à papier au nez crochu. Les croyances populaires associaient aussi la fête de la Saint Jean aux fées, aux lutins, aux esprits follets. . .

 

Une fête protectrice :

  • - Les feux étaient réputés protecteurs des récoltes et la fumée qui s'en dégageait était censée purifier l'assistance et le bétail. On les disait fécondants, ce qui explique qu'on les enjambait volontiers. Les sauts étaient promesse de se marier dans l'année et préservaient des maladies. Enfin, cendres et tisons, supposés garantir de la foudre et de l'incendie, étaient conservés ou répartis dans les champs.

 

C'est, enfin, une fête magique :

  • - Les coutumes autour de l'eau (sources, fontaines, cours d'eau . . .) étaient au moins aussi importantes que celles autour du Feu. On en buvait on en donnait à boire aux animaux, on s'y baignait . . . La rosée du matin passait pour avoir des vertus magiques: on la recueillait dans un drap dans lequel on se roulait. Les «herbes de la Saint Jean» qui en étaient imprégnées étaient cueillies comme talisman ou comme herbes guérisseuses.

 

Quelques recettes et croyances traditionnelles :

 

« Les bûchers de la St Jean doivent être faits de 7 essences sacrées : (chêne, hêtre, pin, frêne, bouleau, orme et tremble).

Dans la tradition Celtique, le bûcher était entouré de neuf pierres qui recevaient le nom de cercle de feu. Jeunes gens et jeunes filles devaient en faire trois fois neuf tours. Les jeunes gens porteurs de torches et les jeunes filles portant une baguette d'orpin à la main. Les garçons devaient balancer neuf fois les filles au dessus du feu en criant : « An Nao » selon un très vieux rite de fécondation de la terre.
Les tiges qui avaient été passées ainsi dans les flammes, les filles les suspendaient aux poutres de leur maison, afin que, sans terre et sans eau, elles puissent croître et fleurir. On retrouve aussi ces vestiges de l'antique culte solaire et solsticial dans l'herbe de la St Jean qui, dit-on, passée par le feu et posée sur le visage, peut donner clairvoyance et fortifier la vue . . . Dans le Morbihan, il n'y a pas si longtemps encore, on amenait le bétail autour des feux rituels afin de le préserver de la maladie et des loups ».

 

Publié dans : Esotérisme - Traditions - - Communauté : Franc-Maçonnerie&Spiritualité - Par Antiochus
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Lundi 6 juillet 2009




La crypte est un des éléments constitutifs des églises chrétiennes depuis le style roman.

 

L'étymologie du mot "crypte" (cacher) indique assez bien sa signification. Les premières cryptes - aussi appelées anciennement « crutes », « croutes » ou « grottes » ou encore « grottes sacrées » ont été taillées dans le roc ou maçonnées sous le sol, pour cacher aux yeux des profanes les tombeaux des martyrs ; plus tard, au-dessus de ces hypogées vénérées par les premiers chrétiens, on éleva des chapelles et de vastes églises ; puis on établit des cryptes sous les édifices destinés au culte pour y renfermer les corps des saints recueillis par la piété des fidèles. Beaucoup de nos anciennes églises possèdent des cryptes qui remontent à une époque très reculée : les unes ne sont que des salles carrées, voûtées en berceau ou en arêtes, suivant la méthode antique, ornées parfois seulement de fragments de colonnes, et de chapiteaux grossièrement imités de l'architecture romaine ; d'autres sont de véritables églises souterraines avec collatéraux, absides et absidioles. On pénètre habituellement dans les cryptes par des escaliers qui débouchent des deux côtés du sanctuaire, ou même dans l'axe du chœur. La crypte de l’église Saint Eutrope, à Saintes - dont les photos illustrent cette note – appelée également église basse, date de la fin du XI ème siècle.  La crypte de Saint Eutrope est, aujourd'hui, une des plus vastes et des plus magnifiques qui existent en France. Elle n'a de comparable que celle de Chartres et Violet Le Duc a dit de son sujet : "C'est un des exemples les plus purs de l'architecture du XII ème siècles en France".


Outre son aspect fonctionnel,  la symbolique de la crypte rejoint celle de la caverne, de la grotte. La symbolique de la caverne est double : élévation de l'âme ou descente aux enfers. Elle représente à la fois la voûte du ciel et la porte du royaume des ténèbres et des esprits   le pilier qui soutien la voûte de la crypte, comme la stalagmite rejoint la stalactite, représente l’Axis mundi, l’Axe du monde autour duquel tout gravite.


 

                                                                           Photos Antiochus Juin 2009

Publié dans : Esotérisme - Traditions - - Communauté : decouvrir la Charente maitime - Par Antiochus
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Jeudi 2 juillet 2009



BETH, ou BÉITH ou BÈT est la deuxième lettre de l'alphabet hébreu, c'est la première lettre du mot "bayith" qui signifie "maison" dans les langues sémitiques anciennes. elle  exprime l'idée de tout ce qui contient, c'est l'archétype de toutes les demeures, la maison de Dieu et de l'homme, le sanctuaire, la forme en tant que matrice. Elle désigne un endroit de sainteté sur terre, la demeure où l'homme peut se transformer. Sens dérivés : Dedans, foyer, intérieur, intime, nourricier, nourriture, abri, voûte, vie de famille : couple. Elle correspond au "B" de nos alphabets occidentaux. Sa valeur numérique est 2.
La maison symbolise un point focal, centre du monde, à l'image de l'Univers. c'est aussi un symbole féminin qui évoque l'idée d'une mère protectrice, d'un sein maternel, d'un refuge.

"Les mots se groupent autour de l'image comme les hommes autour d'une table ou d'un feu de bois ..."
E. Jabes (cité dans "Les mystères de l'alphabet" de Marc-Alain Ouaknin)



Publié dans : Esotérisme - Traditions - - Communauté : Esotérisme et Spiritualité - Par Antiochus
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Jeudi 25 juin 2009



Gilles Corrozet
(1510 - 1568, Paris) est un écrivain et imprimeur français.
Il est entré dans la librairie pour y publier ses propres ouvrages. Sa marque se retrouve sur de nombreux textes importants de l'époque : Clément Marot, Pierre de Ronsard, Joachim du Bellay,

Hecatomgraphie
. (1540) "C’est-à-dire les descriptions de cent figures & hystoires, contenans plusieurs appopthegmes, Sentences & dictz, tant des Anciens que les modernes"

 

 


Le monde instable

Le monde est une île porte
Sur la mer tant émue et rogue
Sans seul gouvernail nage et vogue
Montrant son instabilité
Qu'est devenu le temps passé
Et ceux qui au monde vivaient ?
Qui tant de bien ont amassé
Et tant de sciences savaient ?
Où sont ceux-là qui recevaient
Les dignités et grands honneurs?
Où sont les princes qui avaient
Sous eux les puissants gouverneurs?
Le monde instable et variant,
Voguant sur la mer incertaine,
Sans sûreté s'en va riant,
Prochain de tempête soudaine.
Ainsi nage vertu mondaine
Comme cette île sur la mer,
Ignorant la vague prochaine
Qui ne tâche qu'à l'abîmer.
Ainsi s'en va à l'aventure
L'homme mondain, tout son vivant,
Et n'y a nulle créature
Qu'accident ne soit poursuivant.
En péril sommes bien souvent,
Tentant d'arriver à bon port,
Et à la fin vient au-devant
Nous prendre au bricq la noire mort.


Pour en voir/savoir plus : le site - en anglais - qui met en ligne les textes et les
vignettes de l'Hécatomgraphie de Gilles Corrozet

 

Publié dans : Esotérisme - Traditions - - Communauté : Franc-Maçonnerie&Spiritualité - Par Antiochus
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Dimanche 21 juin 2009



Cathédrale de Chartres

Pour faire écho au billet précédent, une de mes photos du labyrinthe de la cathédrale de Chartres (malheureusement non débarrassé des chaises qui le masquent en partie) ... lors d'un passage particulièrement significatif dans ce fabuleux édifice ...



Quelques autres photos de cette même visite de janvier 2007 ...









                                                                               Photos Antiochus Janvier 2007



Publié dans : Esotérisme - Traditions - - Communauté : Les Cheminants - Par Antiochus
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