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Concernant les articles de la catégorie: "Franc-Maçonnerie",
je tiens à préciser que je ne représente, ici, aucune Loge ni aucune obédience.


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Jeudi 3 juillet 2008
par Antiochus publié dans : DEFINITIONS communauté : Les Cheminants


Début de l'article ICI

Puisqu'il n'existe aucune définition officielle de la Laïcité, Il est malgré tout possible de tenter de la définir par son contenu en quatre points simples .

I - Vivre ensemble.
La Laïcité porte en elle une certaine idée du "vivre ensemble" qui s'applique à toutes les dimensions de la vie sociale riche de sa diversité d'identités individuelles et collectives ainsi que de ses pluralités spirituelles.
S'appuyant sur une organisation politique démocratique, la Laïcité permet  à chacun de vivre librement ses options spirituelles ou convictions philosophiques et permet à tous de disposer d'un espace commun, public, assurant liberté et égalité.
Créer un monde commun aux hommes, tout en leur permettant de garder librement leurs différences (langue, traditions, religions, convictions, croyances) c'est la réponse de la Laïcité.
La République Française s'est construite autour de la Laïcité.
 
II - Les principes de la Laïcité.
Pour fonder une communauté, la Laïcité met en jeu les trois principes de Liberté de conscience -
Égalité des options spirituelles - Universalité de la loi commune.
La liberté de conscience : Cela signifie que chaque homme et chaque femme a le droit de croire ou de ne pas croire, le droit de choisir en toute liberté son option spirituelle (religieuse, athée, agnostique etc ...)
L'égalité des options spirituelles : Parfaite égalité entre les citoyens, quelle que soit leur option spirituelle ou conviction philosophique.
L'universalité de la loi commune : La Loi est la même pour tous, soucieuse de l'intérêt général.

III - La séparation des Églises et de l'État.
C'est le fondement juridique de la Laïcité.
La mise en oeuvre des trois principes décrits plus haut s'effectue par le dispositif de la séparation des Églises et de l'État.
Pour que cette séparation soit effective, on distingue la sphère privée et la sphère publique
.
La Sphère privée : C'est la sphère personnelle où chacun est libre de ses attaches, de ses croyances, de sa foi, de ses convictions philosophiques, de ses particularismes.
La Sphère publique: C'est l'espace public qui rassemble les hommes et les femmes. C'est la sphère citoyenne ou chacun évolue socialement, économiquement, politiquement, juridiquement. On y trouve les intérêts communs : justice, enseignement, santé et protection sociale, sécurité et autres services publics. C'est l'espace où le citoyen entre de plain-pied dans l'égalité des droits qui privilégie non pas ce qui sépare mais ce qui unit.
Tout le monde est à égalité dans cette sphère et les règles y sont clairement établies, fondées sur les Droits de l'Homme.
Par cette séparation, la Laïcité concilie unité et diversité. La loi de 1905 est devenue la clef de voûte de nos institutions laïques. Elle implique, d'une part, la liberté individuelle de religion et de culte et d'autre part, l'autonomie de l'état vis à vis des religions puisqu'il ne reconnaît ni ne subventionne aucun culte.

IV - L'École Laïque.
C'est l'outil pédagogique de base de la Laïcité.
L'école est gratuite ! l'école est pour tous !
C'est un lieu de rencontre privilégié. Elle a été promue par les lois Jules Ferry de 1881,1882 et 1886.
L'école laïque à été créée en raison d'une volonté politique de promouvoir l'instruction pour tous et en dehors de toute influence religieuse, pour le développement de l'esprit critique, la formation du citoyen (indispensable en Démocratie). C'est un outil de culture, d'émancipation, d'autonomie, de liberté de pensée, qui permet d'arriver à la liberté de conscience facteur d'intégration dans la société.

En résumé, la Laïcité au sein de la République Française est un principe constitutionnel et un idéal fait de :

- La séparation des Églises et de l'État
- La séparation de la sphère publique de la sphère privée.
- La neutralité de l'État en matière d'options spirituelles et sa non intervention financière dans ce domaine.
- La liberté de conscience.
- L'égalité de toutes les options spirituelles.
- L'universalité de la loi commune : Égalité de tous devant la Loi.
- La recherche de l'émancipation de l'individu et la formation du citoyen grâce à l'école laïque gratuite pour tous.
- La recherche du mieux vivre ensemble.



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Mercredi 2 juillet 2008
par Antiochus publié dans : DEFINITIONS communauté : Les Cheminants


Pour continuer la série d'articles sur les mots dont il est nécessaire de clarifier la signification, série commencée par Théisme - Déisme - Agnosticisme - Athéisme ...

En ces temps de communautarisme éffréné, encouragé au plus haut niveau, il semble nécessaire de rappeller quelques éléments concernant un des fondements de la République : La Laïcité.

Si l'on peut parfaitement opposer croyant à non-croyant, il est totalement erroné et déloyal d'opposer croyant à laïque. Or, trop souvent, dans le monde politique ou médiatique et, par effet de répétition, dans la société, le Laïque est opposé au croyant. Devant cette corruption du sens de Laïque ou Laïcité il est utile de préciser quelques éléments de définition.
D'abord, La Laïcité est un
principe constitutionnel qui permet à toutes les composantes d'une Nation de décider, "souverainement et ensemble" de l'organisation de son quotidien comme de son avenir indépendamment de toute opinion confessionnelle.
Le Laïque est celui qui défend ce principe, il peut être non-croyant ou croyant.
Si un croyant considère que les représentants de sa religion n'ont pas à intervenir dans les décisions qui concernent l'ensemble des composantes de sa Nation, il défend ce principe. Le laïque peut donc être également croyant ...!

Comment définir le Laïcité ?

La Constitution Française de 1958 précise :
"La France est une république indivisible, laïque, démocratique et sociale."
La Laïcité est née en France, mais la laïcité n'a pas de définition officielle ce qui peut amener des confusions sur le sens à lui donner.

Le mot Laïcité à deux étymologies : "Laos" et "Laïcus"
- "Laos" en grec, veut dire : Qui concerne l'ensemble du peuple, considéré comme un tout indifférencié.
- "Laïcus" laïc  "qui n'a pas reçu les ordres de la cléricature"
- "Laïque", est qualifié "de ce qui est indépendant de toute religion". Ex : État laïque. Ce mot est récent. On le trouve dans le Littré en 1871, où il est compris dans le sens de "laïcus", c'est-à-dire comme une séparation entre les religions relevant de la vie privée et les institutions publiques, l'État, indépendant de toute église. C'est cette signification qui est la plus répandue.

Suite de l'article

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Mercredi 4 juin 2008
par Antiochus publié dans : DEFINITIONS communauté : Les Cheminants

Voir aussi  : théisme, déisme, athéisme

Agnosticisme

Du grec Agnôstos, ignorant ... Gnosis étant la connaissance

l'agnostique refuse de se prononcer sur les principes absolus et donc sur l'existence ou la non-existence de Dieu.
Le mot agnostique est créé en 1869 par Thomas Huxley, naturaliste anglais (1825-1895). L'agnosticisme est une philosophie qui déclare l'absolu, le divin, la métaphysique et, plus généralement, ce qui ne peut être appréhendé par l'expérience, inaccessible à l'esprit humain, à la perception et à la raison. L'existence de Dieu ne peut donc pas être prouvée. L'agnosticisme professe une complète ignorance touchant la nature intime, l'origine et la destinée des choses. C'est une forme de scepticisme appliquée à la métaphysique et à la théologie.
Ce terme est surtout utilisé pour désigner une attitude face à la religion, mais il peut être employé dans un sens plus général. Il est alors synonyme de scepticisme radical.

Les croyants considèrent souvent que les agnostiques sont dans une phase de doute, qu'ils recherchent Dieu sans le savoir ... En fait cela correspond, peut-être, à une remise en cause des croyances et à l'aboutissement d'une réflexion personnelle.

Peuvent être considérés comme agnostiques : Charles Darwin, Démocrite, Anatole France, David Hume, Albert Jacquard, Emmanuel Kant, Albert Einstein.

Quelques aphorismes concernant l'agnosticisme, du doute à la radicalité :

- Je ne sais pas et je ne sais pas s'il est possible de savoir !
- Il est possible que quelqu'un sache (ait reçu une révélation) mais il lui est impossible de la prouver.
- Il est impossible que quelqu'un sache, la révélation est par nature impossible.


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Jeudi 29 mai 2008
par Antiochus publié dans : DEFINITIONS communauté : Les Cheminants


Voir aussi : Déisme et Théisme

Athéisme
: ( du grec Atheotès, de Atheos, qui ne croit pas aux dieux).
Le mot athéisme apparaît en 1555 sous la plume de l'écrivain François de Billon, il désigne alors l'incroyance d'un peuple.

L'athéisme est une attitude ou une doctrine philosophique qui affirme l'inexistence ou ne conçoit pas l'existence de quelque dieu, divinité ou entité surnaturelle que ce soit.
L'athée considère que Dieu n'existe pas. Il se réfère donc à l'explication matérialiste de l'origine et de l'évolution de l'univers et de l'homme. Cette position implique un engagement à la fois moral et politique.

Plusieurs aspects de l'athéisme :
- Doctrine qui nie l'existence de Dieu
- Péjoratif : Accusation portée contre ceux qui n'ont pas la même conception de Dieu, notamment celle d'un Dieu personnel (c'est en ce sens que Spinoza fut accusé d'athéisme).
- L'athéisme se distingue de l'agnosticisme (qui ne se prononce pas sur l'existence de Dieu).

L'athéisme pratique ouvre la voie à une étique. Affirmer, par exemple, avec Nietzsche, que "Dieu est mort" (et pas seulement qu'il n'existe pas) a le sens d'un refus des valeurs héritées de la religion chrétienne. De la même façon l'athéisme peut s'apparenter, comme chez Marx, à une critique de la fonction sociale de la religion ("L'opium du peuple") ou, comme chez Sartre, à l'affirmation de "l'absolue liberté humaine".

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Samedi 17 mai 2008
par Antiochus publié dans : DEFINITIONS communauté : Les Cheminants

Déisme : du latin Deus, Dieu.
Le Déiste admet l'existence d'une divinité, d'un être suprême, même s'il n'en connaît pas exactement la nature et les attributs. Cependant, pour le déiste, accepter l'existence d'un Dieu ne l'oblige pas à admettre les religions révélées avec leur cortège de dogmes, de commandements et de révélations.


Doctrine très répandue au XVIIIe siècle, évidemment distinct du Théisme.
Depuis Kant (1724 - 1804)  , il est d'usage de distinguer déisme et Théisme. En effet, ce dernier veut déterminer par la raison la nature de Dieu, alors que le déisme se contente d'affirmer son existence, sans prétendre pouvoir la comprendre.

Beaucoup d'obédiences maçonniques dans le monde se déclarent déistes puisque le concept supérieur qui préside à leurs travaux est nommé, par elles, Grand Architecte de l'Univers. (GADLU).



Voltaire peut être considéré comme un déiste. Sur ce sujet, une citation fort à propos et un lien proposés par Un.Cherchant :


"Il est vrai, j'ai raillé Saint Médard et la bulle ;

Mais j'ai sur la nature encor quelque scrupule.
L'Univers m'embarrasse, et je ne puis songer
Que cette horloge existe et n'ait point d'horloger."
Voltaire

le texte complet : http://www.voltaire-integral.com/Html/10/34_Cabales.html

En guise de contrepoint, une autre citation du Vicomte De Bonald, "Pensées religieuses" :


"Un déiste est un homme qui, dans sa courte existence,
n'a pas eu le temps de devenir athée."


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Mercredi 30 avril 2008
par Antiochus publié dans : DEFINITIONS communauté : Les Cheminants

Comme je l'ai dit à propos du mot "amour" et des significations multiples qu'il recouvre, il faut parfois préciser les choses pour commencer, un peu, à comprendre certaines notions difficiles à appréhender d'une manière juste. J'inaugure donc une nouvelle catégorie qui s'intitule : DEFINITIONS.



Le Théisme :
C'est l'affirmation philosophique de l'existence de Dieu. Le théiste croit en l'existence d'un dieu unique, providentiel, personnel et transcendant (séparé du monde) tel que peut le concevoir "naturellement" la raison. Dieu est évidemment bon, raisonnable, connaissable, craint et s'est révélé aux hommes. Il exerce son action sur le monde, sans pour cela en faire partie.
La religion chrétienne s'exprime de manière théiste : Dieu y est représenté comme un Être céleste qui apprécie les louanges, écoute les confessions, révèle sa volonté et appelle à une vie spirituelle en communion avec lui.
Certaines religions ne sont pas fondées sur une ou plusieurs divinités et ne sont donc pas explicitement théistes comme le bouddhisme et le confucianisme.

Théisme : (du grec Theos, Dieu)
Évidemment distinct du Déisme.
J.J. Rousseau peut être considéré comme un théiste.
" J'y vois [dans la profession de foi du vicaire savoyard], à peu de choses près, le théisme ou la religion naturelle, que les chrétiens affectent de confondre avec l'athéisme ou l'irréligion, qui est la doctrine directement opposée." (Rousseau, Émile, IV)

Le théisme s'oppose non seulement à l'athéisme qui est la négation de Dieu, mais encore au panthéisme qui est l'affirmation d'un dieu impersonnel et au déisme qui refuse à Dieu toute action providentielle.


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