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Les photos présentes sur ces pages sont des clichés personnels lorsqu'elles sont accompagnées de la mention : "Photo Antiochus"
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Lundi 25 mai 2009

 

Gérard Trignac,  est né le 19 juin 1955 à Bordeaux c'est un artiste, graveur, architecte urbain d’univers fantasques et fantastiques, il possède un style et un imaginaire étrange et singulier.


Formé comme technicien collaborateur d’architecte à l’Ecole d’architecture de Bordeaux de 1975 à 1978, il passe brièvement à l’université et quitte cette voie pour se lancer dans une carrière artistique. Après une exposition à la galerie Condillac (1980), un 1er prix de dessin de la ville de Bordeaux (1981), une bourse de gravure attribuée par l’académie des Beaux-Arts (1981), un séjour à la Casa Velasquez de Madrid (1982), sa carrière est lancée.

Expositions personnelles et de groupe en France et à l’étranger, illustration de livres de bibliophilie : Tristan et Yseut , édité par le Club du livre (1985), Ode à Paris de Philippe Soupault, édité par la galerie Bernier (1986), L’Immortel de J. L. Borges, pour les Bibliophiles de l’Automobile-Club de France, Les Villes invisibles d’Italo Calvino, pour les Amis du livre contemporain. Son œuvre de 1979 à 1990 fait l’objet d’une monographie par Gilbert Lascault aux éditions Natiris (1990) et d’un catalogue par Robert Coustet, accompagnant sa rétrospective à la Bibliothèque Municipale de Bordeaux, Les Portes du Silence, chez William Blake & Co (2004).

Courte biographie sur le site de l'artiste.

A l'instar du Giovanni Baptista Piranesi dit : "Le Piranèse" (1720-1778), graveur réputé pour ses architectures fantastiques, Gérard Trignac émeut par la précision et la minutie de ses univers imaginaires ... Quelques exemples de ses "Eaux-fortes" à la puissance évocatrice irrésistible:










Publié dans : Architecture - Communauté : Utopia - Par Antiochus
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Dimanche 9 novembre 2008


Gian Lorenzo Bernini dit "Le Bernin" né à Naples en 1598 meurt à Rome en 1680. Il est architecte, sculpteur et peintre et devient au fil des oeuvres, après avoir été influencé par la sculpture héllénistique, un parfait représentant du style baroque issu de la contre réforme. Le jeune Gian Lorenzo apprend l'art de la sculpture auprès de son père Pietro Bernini, sculpteur maniériste d'origine florentine.
L'art baroque au 17è siècle se caractérise par trois termes : l'énergie, le mouvement, le dynamisme ... le Bernin illustrera ces caractéristiques principalement dans deux oeuvres majeures : Le Baldaquin aux colonnes torsadées surplombant le maître-autel de la Basilique Saint Pierre de Rome ainsi que la célèbre colonnade ( 4 rangées de 284 colonnes) ajoutée à la Basilique de Michel-Ange en 1666.









Photo Antiochus



Les proportions de la Basilique Saint Pierre sont gigantesques ... pour donner un seul exemple, de chaque côté du grand portail d'entrée, il existe des bénitiers en forme de coquilles soutenues par des angelots ... depuis le portail monumental les bénitiers paraissent de taille "normale" mais dès que l'on s'approche d'eux on peut constater que chaque angelot mesure environ trois mètres !



En 1651 a lieu l'inauguration de la Fontaine des quatre fleuves, autre chef-d'oeuvre emblématique, piazza Navona à Rome. La fontaine, commandée par le pape Inocent X, est constituée d'un obélisque entouré de statues de marbre. Elle symbolise la puissance de la contre-réforme et les quatre continents. Cette fontaine fait face à l'Eglise de Sant'agnese in Agone, achevée quelques années plus tard par l'architecte Borromini. Elle illustre la rivalité des deux architectes - les statues détournent le regard, avec dégout, du monument du rival.






En 1644, Le Bernin est un artiste de réputation internationale, Il est invité en France par Colbert pour le compte de Louis XIV Il travaillera sur la restructuration du Louvre mais son projet ne sera pas retenu marquant ainsi le déclin de l'influence italienne sur l'art français.



Publié dans : Architecture - Communauté : Les Cheminants - Par Antiochus
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Mardi 26 août 2008


ARCHITECTURE : Tentative, toujours un peu présomptueuse, de vouloir organiser le désordre du monde.
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Giacomo Barozzi
est né à Vignola, en Italie, dans le duché de Modène le 1
er
octobre 1507et mort à Rome le 7 juillet 1573. On le connaît sous son nom francisé de Jacques Vignole. Cet architecte italien, dont on a fêté le 500e anniversaire de la naissance l’an dernier, est représentatif de la Renaissance. Il est l’auteur de la reconstruction de monuments antiques, de divers édifices religieux et civils, tels la basilique Sainte-Marie-des-Anges à Assise ou la villa du pape Jules III à Rome. Il succéda à Michel-Ange comme architecte de la basilique Saint-Pierre de Rome. Il réalisa aussi des travaux d’hydraulique (canaux et écluses de Milan et de Bologne).
Sollicité par François 1er, il passa deux ans en France avec l’architecte Primatice, en 1541-1543. Il y réalisa une partie de la décoration des jardins de Fontainebleau et aurait fait un projet pour le château de Chambord.
Le Traité des cinq ordres d’architecture.
Vignole est plus connu encore pour avoir redécouvert les principes de l’architecture antique et les avoir codifiés dans son Traité des cinq ordres d’architecture publié en 1563. Ces ordres sont le dorique, le ionique, le toscan, le corinthien et le composite.



De gauche à droite :

- Toscan
- Dorique
- Ionique
- Corinthien
- Composite.






















Les ordres, en architecture, déterminent les proportions, les formes et l'ornementation de toute partie construite en élévation (en particulier des colonnes, sans que leur présence soit impérative, des pilastres, des supports, des entablements). Les grecs n'en reconnaissaient que trois : l’ordre dorique, l’ordre ionique et l’ordre corinthien, les romains en ont ajouté deux : l’ordre toscan et l’ordre composite.
Un ordre se compose de trois parties principales; le piédestal, la colonne et l'entablement.

Suivant Vitruve, les architectes, ayant remarqué que le pied de l'homme était la sixième partie de la hauteur du corps, transportèrent cette proportion dans leurs colonnes : « Quelle que fut la grosseur d'une colonne à son pied, ils lui donnèrent une hauteur sextuple, y compris le chapiteau. C'est ainsi que la colonne dorique prit l'empreinte des proportions, de la force et de la beauté du corps de l'homme. »

C'est avant tout à la forme de leur chapiteaux que l'on reconnait les cinq ordres, L'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers en reconnait six :



De gauche à droite et de haut en bas :

- Toscan
- Dorique
- Ionique
- Ionique moderne
- Corinthien
- Composite






















Publié dans : Architecture - Communauté : Les Cheminants - Par Antiochus
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Mercredi 23 juillet 2008


Je viens de retrouver, dans mes archives, une magnifique photo de l'intérieur de la salle du Grand théâtre de Bordeaux prise depuis la loge d'honneur ... le magnifique rideau de scène en trompe l'oeil est descendu - ce qui est rare !
Pour en savoir plus sur cette fabuleuse salle vous pouvez voir ou revoir mes articles précédents : GTB 1  et GTB 2



Vous pouvez apercevoir, sur cette photo de A. Kurmurdjian, tous les éléments décrits dans les deux premiers articles : La restauration de 1991, fidèle à la décoration d'origine, or et bleue, le grand lustre et la plafond peint ... ainsi que les curieux deuxième et troisième balcons en saillie par rapport à la salle au contraire des autres opéras "à l'italienne" qui proposent plutôt des loges à cet endroit ...

Publié dans : Architecture - Communauté : Les Cheminants - Par Antiochus
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Jeudi 10 juillet 2008

Le comité du patrimoine mondial de l'Unesco à annoncé lundi 7 juillet 2008, qu'il ajoutait à la liste des sites protégés au titre de "Patrimoine de l'Humanité" douze fortifications construites au XVIIè siècle par l'architecte militaire français :
Sébastien le Preste de Vauban (1633 - 1707)




Un aperçu de l'architecture militaire de Vauban


Les douze sites :


- la citadelle pentagonale d'Arras (Pas-de-Calais),

- la citadelle, l'enceinte urbaine et le fort Griffon de Besançon (Doubs),

- les forts de Blaye/Cussac-Fort-Médoc (Gironde),

- l'enceinte urbaine, les forts et le pont d'Asfeld à Briançon (Hautes-Alpes),

- la Tour dorée de Camaret-sur-Mer (Finistère),

- la ville neuve de Longwy (Meurthe-et-Moselle),

- le fort de Mont-Dauphin (Hautes-Alpes),

- la citadelle de Mont-Louis (Pyrénées-Orientales),

- la place forte de Neuf-Brisach (Haut-Rhin),

- la citadelle de Saint-Martin-de-Ré (Charente-Maritime),

- les tours côtières de Tatihou/Saint-Vast-la-Hougue (Manche),

- l'enceinte et les forts de Villefranche-de-Conflent (Pyrénées-Orientales).

Citadelle de Besançon
(Doubs)
  Ville fortifiée et citadelle de Saint Martin de Ré
(Charente Maritime)


J'ai toujours trouvé émouvantes et belles les oeuvres architecturales de Vauban ... La rudesse, la rigueur et le pragmatisme même, en font des oeuvres à part entière ... La reconnaissance au niveau mondial me semble bien justifiée.

Publié dans : Architecture - Communauté : Les Cheminants - Par Antiochus
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