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Mes films cultes

Samedi 20 mars 2010 6 20 /03 /2010 14:24
- Par ANTIOCHUS



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CABARET  un film de Bob Fosse

15ème film de la catégorie : "mes films cultes" CABARET du réalisateur américain Bob Fosse (sorti en 1972) brille au firmament du cinéma mondial par son originalité, par l'exceptionnelle maîtrise de la réalisation, par son sujet hors normes et par une distribution superlative. La musique et l'ambiance étrange des années trente, pendant la montée inexorable du nazisme, ne quittent plus la mémoire. Pour moi, un film culte est un film qui, à l'aide d'images, de musiques et de personnages que l'on oubliera plus, provoque la réflexion et devient partie prenante de la personnalité de celui (celle) qui regarde. Le spectateur quitte alors la projection un peu "différent" de ce qu'il était avant de l'avoir vu. L'ambiance délétère, l'opposition entre la joie forcée qui règne dans le "Kit Kat Klub" et le parfum de violence et de mort qui envahit les rues du Berlin des années trente, fait de ce film un moment inoubliable qu'il est possible de revoir et de revoir encore tant il parle de l'universalité des comportements humains, individuels et collectifs. Liza Minnelli signe là le rôle de sa vie et sa voix si particulière, un brin décadente, rejoint la déliquescence de la société allemande gangrenée par le nazisme naissant.

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Synopsis

Sally Bowles (Liza Minnelli) est une chanteuse américaine qui se produit dans la boîte de nuit du Kit Kat Klub à Berlin au début des années 1930. Elle loue une chambre à Brian (Michael York), un Anglais réservé, universitaire et écrivain. Brian donne des leçons d'anglais pour gagner sa vie tout en poursuivant ses études d'allemand. Elle essaie sans succès de le séduire et conclut qu'il est homosexuel. Ils deviennent amis et Brian est le témoin de la vie chaotique de Sally durant les derniers jours de la République allemande de Weimar. La montée en puissance de la violence nazie est montrée à plusieurs reprises dans le film. Brian et Sally deviennent bientôt amants. Les femmes qu'il avait connues ne lui étaient pas destinées, ce qui explique ses échecs précédents. Un riche playboy, Max (Helmut Griem), les prend en amitié. Il les séduit tous les deux puis les abandonne, laissant Sally enceinte sans qu'elle sache qui est le père. Brian propose le mariage à Sally et une vie d'universitaire à Cambridge. Sally se rend compte qu'elle ne pourra jamais mener une vie si tranquille. Elle le quitte après avoir avorté. Le maître de cérémonie du Kit Kat Club (Joel Grey) est toujours montré dans son rôle de meneur de revue, annonçant, avec des clins d'œil de connivence à la caméra, que la fête sera bientôt finie. Le film se termine par le départ de Brian pour l'Angleterre tandis que Sally continue sa vie à Berlin.

 

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Distribution

  • Liza Minnelli : Sally Bowles
  • Michael York : Brian Roberts
  • Helmut Griem : Maximilian von Heune
  • Marisa Berenson : Natalia Landauer
  • Fritz Wepper : Fritz Wendel
  • Joel Grey : Le maître de cérémonie
  • Helen Vita : Fraulein Kost
  • Ralf Wolter : Herr Ludwig
  • Gerd Vespermann : Bobby
  • Sigrid Von Richtofen : Fraulein Maur
  • Elisabeth Neumann-Viertel : Fraulein Schneider
  • Georg Hartmann : Willi
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 Joel-Grey.jpg   liza-minnelli-cabaret-posters.jpg

 




Cabaret - Money, Liza Minelli

et d'autre vidéos non intégrables sur le blog dont il ne faut pas se priver
La chanson la plus célèbre du film
Duo entre Brian et Sally

Le DVD à petit prix Amazon.fr


Communauté : Cinéculte - Publié dans : Mes films cultes
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Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /2009 16:38
- Par ANTIOCHUS

La catégorie : « Mes films cultes » (13 articles) n’a pas été complétée depuis Août 2009, il est temps de reprendre le cours des choses …

Voir aussi : Soudain l'été dernier - Fellini Satyricon - Eve - Cérémonie secrète - eXistenZ - Big Fisch -


ENTRETIEN AVEC UN VAMPIRE 

(Interview With the Vampire : The Vampire chronicles).

 

 

Un film du réalisateur américain Neil Jordan sorti en 1994. Adaptation d’un roman de l’écrivain Anne Rice écrit en 1976.

Surprise par le succès de son court roman, Anne Rice envisage aussitôt une suite … S’en suivra une saga « vampiresque » préludant peut-être au renouveau de ce mythe (la série des "Twilight"), ne comportant pas moins de 12 romans écrits de 1976 à 2003. J’ai beaucoup aimé ces romans à l’écriture soignée. L’imagination baroque et débordante de l’auteur fait merveille. Les descriptions évocatrices (tout est là : les couleurs, les odeurs, la peur et les mystères …) et la psychologie fouillée et crédible des personnages participent au plaisir intense du lecteur. Je n’ai pas été déçu – pour une fois –  par l’adaptation cinématographique (à laquelle a participé Anna Rice), servie il est vrai par des acteurs de tout premier plan qui nous emmènent dans le monde de Louis (Brad Pitt), Armand (Antonio Banderas) Claudia (Kisten Dunst) et Lestat (Tom Cruise) ... dans la nuit, peuplée de silhouettes blafardes, des rues de la Nouvelle-Orléans ...

Mise en scène soignée, inventive et précise de Neil Jordan, un régal de connaisseur … LE film culte par excellence !

 

L'auteur Anne Rice avait écrit le rôle de Lestat en pensant à l’acteur Rutger Hauer. Elle fut déçue d'apprendre que Tom Cruise devait tenir le rôle, et fit part de ses inquiétudes quant à sa prestation. Après avoir assisté à une projection, pleinement satisfaite de sa performance, elle écrivit une lettre d'excuses à Tom Cruise.

 

Lestat et Louis


Synopsis (sans dévoiler l’intrigue)

San Francisco dans les années 90. Un jeune journaliste, Daniel Malloy, s'entretient dans une chambre avec un homme élégant, à l'allure aristocratique et au visage blafard, Louis, qui lui fait de bien étranges confidences qui forment le cœur du film. Malloy, subjugué par la séduction de son interlocuteur lui demande, à l'aube, de le faire pénétrer dans son monde, celui des vampires.

 … Louis de Pointe du Lac est un jeune propriétaire d'un domaine agricole, la Pointe-du-lac, près de la Nouvelle-Orléans au XVIIIe siècle. Après le décès en couche de sa femme, il rencontre un vampire, Lestat de Lioncourt, qui lui offre l'immortalité, en échange d'une vie luxueuse de colon français prospère. Après avoir profité de son dernier coucher de soleil, Louis est presque vidé de son sang par Lestat, qui lui offre ensuite sa propre substance de vampire. La vie de mortel de Louis est alors terminée. Ses sens sont décuplés, il découvre un monde aux senteurs, aux sons inédits, mais il s’agit d’une vie fondée sur la mort des autres, ceux qui font don de leur sang contre leur gré...

 

 

Distribution :

Tom Cruise : Lestat de Lioncourt

Brad Pitt : Louis de la Pointe du Lac

Kirsten Dunst : Claudia

Stephen Rea : Santiago

Antonio Banderas : Armand

Christian Slater : Daniel Malloy

 

 

 

 

 

 

 

 


 

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Mardi 18 août 2009 2 18 /08 /2009 17:28
- Par Antiochus




DEPARTURES de Yojiro Takita (2009)

Synopsis

Dans une province rurale du nord du Japon, à Yamagata, où Daigo Kobayashi retourne avec son épouse, après l'éclatement de l'orchestre dans lequel il jouait depuis des années à Tokyo. Daigo répond à une annonce pour un emploi "d'aide aux départs", imaginant avoir affaire à une agence de voyages. L'ancien violoncelliste s'aperçoit qu'il s'agit en réalité d'une entreprise de pompes funèbres, mais accepte l'emploi par nécessité financière. Plongé dans ce monde peu connu, il va découvrir les rites funéraires, tout en cachant à sa femme sa nouvelle activité, en grande partie taboue au Japon.


C'est encore trop tôt pour faire figurer ce film dans la rubrique "Mes films cultes" pourriez-vous me dire ... et vous auriez raison, puisqu'il est sorti il y a très peu de temps, après avoir reçu l'Oscar du meilleur film étranger. Malgré tout je vais en parler ici parce que ma définition d'un "film culte" c'est que l'on ne sort pas indemne de la projection d'un tel film, on en sort changé, bonifié souvent. L'Art (même quand il s'agit du 7ème) élargit la conscience, détourne subtilement le regard vers des sujets de réflexion que l'on aurait pas abordé naturellement. Ce film parle de la mort mais pas seulement, du rôle que l'on est amené à jouer dans l'existence, mais pas seulement ... de la famille, du japon , de l'amour évidemment, de la beauté et de la vérité essentiellement... Il faut courir le voir en prévoyant un Kleenex de belle taille car chacun peut être touché par tous les sujets abordés ... A la fin de la séance à laquelle j'ai assisté, tout le monde est resté dans son siège, sans bouger, pendant quelques minutes, tant ce film est lourd d'émotion. Departures est un film à voir absolument.


La bande annonce ...






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Mercredi 27 mai 2009 3 27 /05 /2009 18:28
- Par Antiochus



A voir/revoir, sur le blog, la catégorie : "Mes films cultes" : (12 films à ce jour !) ... 13 billets dans la catégorie : CINEMA



1968, année faste pour le réalisateur américain Joseph Losey et pour Elisabeth Taylor ... Ils tournent ensemble deux films majeurs :" Secret Ceremony" et "Boom". Dans ce dernier film - qui nous occupe aujourd'hui - l'actrice a pour partenaire son mari Richard Burton. Losey met en images un scénario de Tennessee Williams qui adapte l'une de ses pièces pour l'occasion. Elisabeth Taylor est en terrain connu puisqu'elle a déjà tourné "soudain l'été dernier" de Joseph Mankiewitz (1959) et : La chatte sur un toit brûlant" de Richard Brooks (1956), deux film  basés également  sur des adaptations de Tennessee Williams (1911-1983).


Le spectateur découvre BOOM et pénètre dans l'univers esthétique de Joseph Losey avec stupéfaction et plaisir . Voir ce film constitue un choc esthétique  (sans jeu de mot avec le titre) et cinématographique. Les deux "monstres sacrés" - Taylor [extraordinaire de beauté] et Burton - armés de leur formidable talent, entraînent le spectateur dans cette étrange histoire, à la fois dépouillée et baroque ... la peur, la maladie,  la mort, la beauté, l'isolement, le désespoir. Comme dans "cérémonie secrète", la maison  est un personnage à part entière ...  singulière demeure au mobilier "design" qui reflète bien les années soixante. A ne pas oublier : le présence perpétuelle de la  mer Méditerranée, tout autour de l'île de la milliardaire Sissy Goforth, et les vagues qui frappent la falaise, immuablement ...boom, boom, boom !



Synopsis
Flora (Sissy) Goforth, dont les maris successifs lui ont légué en mourant une immense fortune, s'est retirée pour l'été dans sa fastueuse demeure, au sommet de la montagne, sur une île volcanique de la Méditerranée. près de Capri. Elle règne en véritable tyran sur ses nombreux serviteurs, son docteur et les villageois qui vivent au pied de la montagne. Elle est condamnée, mais ne parvient pas à accepter le fait qu'elle va bientôt mourir. Elle passe ses heures de veille à dicter ses mémoires à sa secrétaire, protégée des intrus par son garde du corps nain, Rudy, et par une meute de chiens-loups. Mais un jour, Chris Flanders, ex-poète et gigolo, fait irruption dans son sanctuaire. On le surnomme l'Ange de la Mort, car ses visites à de riches et vieilles dames ont souvent eu pour " conséquences " la mort de celles-ci ! Flora est naturellement effrayée par cette réputation, mais elle désire également faire de Chris son dernier amant. Flora et Chris s'affrontent dans la vaste demeure. Ne parvenant pas à soumettre l'esprit indépendant de Chris, Flora l'invite dans son lit. Chris décline l'invitation, reprochant à Flora son manque de charité. Au moment fatidique, Chris ôte du doigt de Flora un énorme diamant. Puis, après lui avoir fermé les paupières, il laisse tomber le diamant dans un verre de vin et verse le contenu du verre dans la mer qui se brise éternellement contre les rochers de l'île.



Distribution

  • Elizabeth Taylor : Flora "Sissy' Goforth
  • Richard Burton : Chris Flanders
  • Noel Coward : Le sorcier de Capri
  • Joanna Shimkus : Miss Black
  • Michael Dunn : Rudi
  • Romolo Valli : Docteur Luilo
  • Fernando Piazza : Etti
  • Veronica Wells : Simonetta
  • Howard Taylor : Le journaliste

  • - Quelques vidéos qui rendent peu ou prou l'ambiance étrange et envoûtante du film ...







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Dimanche 15 mars 2009 7 15 /03 /2009 10:15
- Par Antiochus
 
"Le Cinéma est une réinterprétation du monde"  (Gaspard Noé)




BIG FISH,un film de Tim Burton (2003)


Synopsis :
Apprenant qu'Edward, son père, est sur le point de mourir, Will décide de se rapprocher de lui pour enfin connaître cet homme qui a bercé son enfance avec des contes plus ou moins fantastiques dans lesquels il se mettait en scène aux côtés de personnages extravagants et extraordinaires.

Distribution :
  • Ewan McGregor : Ed Bloom (jeune)
  • Albert Finney : Ed Bloom (âgé)
  • Billy Crudup : Will Bloom
  • Jessica Lange : Sandra Bloom (âgée)
  • Helena Bonham Carter : Jenny / la sorcière
  • Alison Lohman : Sandra Bloom (jeune)
  • Robert Guillaume : Dr Bennett (âgé)
  • Marion Cotillard : Josephine
  • Matthew McGrory : Karl le géant
  • David Denman : Don Price (âgé 18-22 ans)
  • Danny DeVito : Amos Calloway









  • Mélange de poésie, d'imagination, d'images oniriques, Big Fish traite de la nature de la réalité. Will se pose des questions à propos de son père : Qui est-il puisque je ne connais de lui que ce qu'il raconte et raconte encore à son propos ? ... vérité, mensonge ? ... le fils s'interroge sur le père (thème intemporel !)... Tim Burton donne libre cours à sa propre imagination concrétisée par la pellicule, il nous propose d'entrer dans son monde fait de couleurs, d'extravagances et d'émotions ... Il nous prend par la main et nous emmène au cirque, dans la sombre forêt, nous pénétrons dans l'étrange ville nommée "Spectre" ... il nous montre l'oeil de la sorcière où chacun peut découvrir de quelle manière il mourra ... Tim Burton nous montre  aussi comment un fils peut découvrir qui est son père à l'ultime moment et reprendre le flambeau, comme il se doit ! Big Fish est, pour, moi, le Chef- d'oeuvre de ce grand metteur en scène dont il ne faut manquer aucun film.


    Ci dessous la bande annonce.




    Un extrait de Big Fish :



    Le DVD Sur AMAZON : ICI


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Mardi 3 mars 2009 2 03 /03 /2009 09:20
- Par Antiochus


La Chute de la Maison Usher (1960)

Première des huit adaptations des nouvelles d'Edgar Poe que le cinéaste américain Roger Corman (né en 1926) tournera de 1960 à 1965.
On lui doit plus d'une cinquantaine de films au titre de réalisateur et plus d'une centaine au titre de producteur. Formidable dénicheur de talents, il a lancé bon nombre de réalisateurs aujourd'hui reconnus comme Martin Scorsese, Ron Howard, Francis Ford Coppola, Joe Dante, le critique Peter Bogdanovich ou encore Jonathan Demme. Il a également diffusé des films de prestige (Truffaut, Fellini, Bergman...), un peu à l'opposé de sa production.



S'il existait un prix d'excellence dans les films de "série B", il faudrait y classer nombre de ces réalisations.. Roger Corman avait un principe simple : un budget très faible, un salaire de misère, un sujet avec de l'action et une assez grande liberté pourvu que le budget ne soit pas dépassé. Au final, les films du début de sa carrière étaient plus ou moins bâclés (fautes de raccords, micros dans le champ...), réalisés en moins de cinq jours, voire deux, une certaine dimension poétique y était présente malgré tout. Néanmoins, on trouve quelques réelles réussites, comme La Petite Boutique des horreurs, une comédie horrifique avec une plante carnivore très bavarde. Il s'est essayé à de nombreux genres, tel le film de gangster (Mitraillette Kelly, avec Charles Bronson en tueur plus vrai que nature), l'un de ses films les plus réussis.

Mais c'est le passionnant cycle Edgar Poe, dans une veine fantastique, qui a donné à Corman ses lettres de noblesse, et contribua à sa réputation en Europe. Pour la circonstance, il s'entoure d'une équipe de fidèles : l'écrivain Richard Matheson, ainsi que Charles Beaumont et Charles Griffith sont aux scénaris. Floyd Crosby, ancien opérateur de Friedrich Murnau, est de la partie. Pour les acteurs, Vincent Price qui est la star de ce cycle, Peter Lorre, Leo Gordon, Boris Karloff et Basil Rathbone sont également présents. Les histoires se déroulent dans de superbes décors de studio très colorés : manoirs hantés, paysages fantastiques, marécages envahis de brouillard, etc... La mise en scène est plus soignée que d'habitude, et Roger Corman, qui a œuvré pour un certain cinéma psychédélique (The Trip), affectionne les effets oniriques. Le résultat artistique est splendide. La Chute de la maison Usher (1960)  inaugure le cycle, Le Masque de la mort rouge, L'Empire de la terreur sont splendides et rendent parfaitement l'atmosphère de Poe. Le chef-d'oeuvre est incontestablement Le corbeau [dont je reparlerai]. Le poème original est transformé en une comédie burlesque, avec Price, Karloff, Lorre et le jeune Jack Nicholson, et s'achève par un duel de sorcellerie. Un feu d'artifice visuel. Inspiré par Lovecraft, La Malédiction d'Arkham, avec un poème de Poe en ouverture et final, est une réussite. Ces films témoignent d'un goût prononcé de Roger Corman pour le théâtral et une mise en scène presque expressionniste.

Le cycle Edgar Poe a eu une influence notable sur Tim Burton, [dont j'aurai également l'occasion de parler dans cette rubrique Films Cultes] notamment sur Sleepy Hollow et ses décors fantastiques. Tim Burton est d'ailleurs un grand fan de l'acteur Vincent Price.

Roger Corman    


Synopsis
Philip Withrop se rend a la maison Usher pour rencontrer sa fiancée Madeline. Roderick, le frère de Madeline, s'oppose a leur mariage. Madeline est victime d'une crise de catalepsie, et Roderick s'empresse de l'enterrer. Philip découvre la vérité, mais Madeline sort de son tombeau et veut tuer son frère. La maison s'écroule alors sur eux.

Distribution

  • Vincent Price : Roderick Usher
  • Mark Damon : Philip Winthrop
  • Myrna Fahey : Madeline Usher
  • Harry Ellerbe : Bristol

  • Malgré une qualité artistique qui pourrait être discutée, je classe le film de Roger Corman : "La chute de la maison Usher" dans la rubrique : "Mes films culte" car, pour moi, un des ingrédients d'un film réussi est  l'émotion qu'il suscite. Lorsque je l'ai vu pour la première fois, j'ai été transporté dans le monde onirique et coloré du réalisateur, lui-même inspiré par le conte d'Edgar Alan Poe ... j'ai accompagné les personnages tout au long de l'intrigue et j'ai éprouvé, comme eux, de la peur, de l'étonnement ... le "maître des cérémonie" Vincent Price donnant toute la mesure de son talent ! À redécouvrir en s'efforçant de garder une fraîcheur d'esprit et une disponibilité permettant d'apprécier cette oeuvre à sa juste mesure.

    Le DVD à très petit prix chez Amazon.fr


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