Léon Spilliaert
(né à Ostende en 1881, mort à Bruxelles en 1946).
Comme son aîné James Ensor, il aime se promener la nuit dans la cité balnaire déserte et en rapporte des vues
nocturnes de plages, digues, places... Ses oeuvres sont pleine d'une solitude, d'une mélancolie palpables.
Autoportrait
Galeries royales d'Ostende
De la vie de Spilliaert, il y a peu à dire. Il a vécu entre Ostende et Bruxelles. Il n'a été l'élève d'aucune école. Il a appris seul comment employer les crayons de couleurs, l'aquarelle,
l'encre, le lavis. Le papier et le carton sont ses supports de prédilection. Avec ces moyens légers et réduits, dès les années 1900, il jette le trouble dans la vision picturale de l'époque.
Ses oeuvres sont toutes figuratives. On y reconnaît bâtiments, objets, figures, paysages. Mais si ces éléments sont aisés à identifier, le sens des images n'en est pas moins terriblement
incertain. On dirait que Spilliaert ne se met au travail qu'à l'heure où la nuit tombe et où l'obscurité change les choses en ombres et en fantômes.
Avec des moyens sobres, comme l'emploi de l'encre de Chine, ses oeuvres révèlent l'acuité du regard rêveur, mélancolique,
intimiste ou angoissé que Spilliaert a porté sur les êtres, les choses et la nature.
Femme sur la digue 1909
Arbres
Le nouveau phare au coucher du soleil
Silhouette du peintre 1907
Soirée d'octobre (1912)
Vertigo (1908)
Autoportrait
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