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Concernant les articles de la catégorie Franc-Maçonnerie, je tiens à préciser que je ne représente, ici, aucune Loge ni aucune Obédience.

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Psychologie

Dimanche 8 août 2010 7 08 /08 /2010 09:00
- Par ANTIOCHUS

 

Noeud-Gordien.jpg

 

 

La règle des quatre "R"


     Chacun peut être amené à aider quelqu'un d'autre à traverser  un moment tempétueux de son existence : séparation deuil, grosse déception ou même un simple vague à l'âme qui noircit fortement l'horizon ... Cet ami (e), cette personne qui vous connaît, viens vers vous et vous explique que tout est noir, que l'espoir est enfui et que la vie n'a plus de sens ... Qui n'a pas vécu ce genre de situation ?

     Sans faire le pédant ou le psychologue de comptoir,  je dirai qu'il est possible d'aider efficacement l'autre à sortir de l'impasse dans laquelle il  (elle) se trouve... en employant notamment cet outil très efficace qu'est la Règle des quatre "R".
     En second préambule je dirai que, dans ces moments là (qui n'a pas eu un moment de profond désespoir ?), tout se mêle, le malheur se globalise et il n'est plus possible, pour la personne en détresse, de voir clairement ce qui l'a mené là ! La première aide est donc d'avoir une action qui démêlera un peu ce noeud Gordien qui fait que l'ami (e) se vit sans avenir, ancré dans un présent souffrant.

 

    Durant cette conversation qui débute, dans un climat de confiance réciproque, on fait appel au premier "R" :
 

 

Recontextualiser
    Le propre de ces états dans lesquels chacun peut se retrouver, c'est que l'on a l'impression d'avoir toujours été malheureux et que cela durera jusqu'à la fin des temps ... dont il faut replacer les choses dans le contexte réel de la vie de tous les jours, du côté du sens et du temps commun : Depuis combien de temps es-tu dans cet état ? - raconte moi depuis le début, si tu veux bien ?  As-tu déjà vécu une situation pareille ? etc ...  En faisant préciser et dire, on peut ramener à de plus justes proportions ce qui se passe.

Résumer

    Reprendre AVEC LES MOTS de son interlocuteur (trice) ce qui vient d'être raconté ... pour qu'il (elle) se sente reconnu et écouté puisque le coeur du ressenti de celui (celle) qui va mal c'est, entre autres, "Personne ne m'aime" et/ou " Personne n'écoute plus ce que je dis", "D'ailleurs ce que je dis n'a aucun intérêt" ... "Les gens ont bien raison de ne pas m'écouter" ...

Reformuler
    Au bout d'un temps, après avoir recontextualisé et résumé, il devient possible de reformuler EN EMPLOYANT SES PROPRES MOTS, l'essentiel de ce que l'on a entendu du (des) problème et des circonstances dans lesquelles il est apparu, des ressentis aussi.

Renforcer

    Il s'agit maintenant de piocher dans ce qui se passe les moindres choses positives (il y en a toujours) et des les souligner pour que la personne en souffrance en prenne conscience, (il faut parfois insister) et voit petit à petit le ciel s'éclaircir et un début d'espoir renaître... ["Tout n'est pas aussi noir que je le pensais"].

 

    Bien entendu, ces petites règles sont à utiliser hors de tout graves troubles - dépression par exemple - qui nécessiterait la consultation d'un homme de l'art... Mais chacun l'aura compris !

_________

 

Voir aussi l'article à propos de "la parole qui soigne" le "Terpnos Logos" des Grecs antiques.


 


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Vendredi 23 juillet 2010 5 23 /07 /2010 12:41
- Par ANTIOCHUS

 

 

Terpnos-logos.jpg

 

SOPHROLOGIE -  le "Terpnos Logos"


Osiris.jpg      Les anciens égyptiens connaissaient et pratiquaient des incantations pour obtenir des effets sur la douleur, sur des maux divers, y compris psychologiques. Les mains étaient posées sur la partie du corps souffrante et les paroles prononcées d'une manière particulière. Un papyrus contient cette phrase : "Pose ta main sur la douleur et dis : Que la douleur s'en aille ! "

      La civilisation égyptienne a transmis son savoir. Le peuple hébreu dont le guide, Moïse, était un initié qui, selon la Bible, "avait été instruit dans la science des égyptiens" a peut-être utilisé les vertus de la "Parole qui soigne". Ensuite les Grecs héritèrent de ce savoir.

      La parole est un élément majeur pour placer un sujet dans un parfait état de réceptivité. Le mot grec "spôphrôn" correspond au mot "sensé", tandis que le mot "phren" correspond à l'intelligence. Il faut entendre ce mot "intelligence" dans le sens que lui donnaient les égyptiens quand ils indiquaient dans leurs textes que ceux-ci ne pouvaient être interprétés que par "l'intelligence de l'âme".


asclepios.gif      En Grèce, à Epidaure, on retrouve les vestiges de ces traitements utilisant la parole.
       Dans le sanctuaire d'Asclépios, le dieu de la médecine (Esculape pour Rome) il existe les restes d'un hôpital où les malades étaient soignés pendant quarante jours. Après les bains, ils étaient allongés dans une sorte de rotonde où, pendant qu'ils se trouvaient dans un état entre la veille et le sommeil, des prêtres médecins venaient leur murmurer derrière leur tête, par des trous percés dans le mur, des paroles de guérison.

      Homère évoque " l'épode ", la parole à but thérapeutique, lorsqu'il cite le "Terpnos logos" dans des textes qui datent du IXème siècle avant Jésus-Christ.

      Platon, qui vécut 400 avant notre ère, reprend le terme de "Terpnos logos" qu'il qualifie de parole douce, monotone et monocorde qui agit sur le "thymos" (*) et engendre "l'état de sophrosyne". Il s'agit d'un "état de calme, de concentration suprême de l'esprit", produit par de belles paroles. (qui deviendra dans la Sophrologie actuelle : L'état de sophronisation)

      On peut trouver chez Platon la définition des bases d'une "psychothérapie verbale" (dont peut-être S. Freud et ceux qui l'ont précédés et suivis s'inspirèrent) dans un dialogue entre Socrate et le jeune Charmidès. : ce dernier souffre d'un violent mal de tête et Socrate accepte de le soigner au moyen d'une plante et d'une "Incantation". Et Socrate (donc Platon) dit tenir ce traitement d'un médecin de Thrace qui disait entre autres:
 "Il ne faut pas traiter la tête sans l'âme. Tous les maux et tous les biens pour le corps de l'homme tout entier viennent de l'âme. C'est donc avant tout l'âme qu'il faut soigner si l'on veut que la tête et tout le corps soient en bon état. Or l'âme se soigne par des incantations."

 

Terpnos-logos-2.JPG

 

 

(*) Thymos désigne aussi l’esprit ou l’âme. Ainsi, Galien et les grecs pensaient que l’esprit ou l’âme était localisé dans le thymus.


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Mercredi 14 juillet 2010 3 14 /07 /2010 11:00
- Par ANTIOCHUS

 

reve-copie-1.jpg

 

 

 

 

"Le Rêve est une seconde vie. Je n'ai pu percer sans frémir ces portes d'ivoire ou de corne qui nous séparent du monde invisible."

Gérard de Nerval (Aurelia - 1855)

_________

 

LE RÊVE


On désigne ainsi les situations, les histoires vécue avec une grande impression de réalité au cours du sommeil et dont on sait aujourd'hui qu'elles correspondent à des phases dites paradoxales de cet état physiologique.
Par extension, on désigne également de cette manière les représentations à l'état de veille de l'imagination (la rêverie), les illusions et les hallucinations.

Les anciens y ont vus, et beaucoup de personnes y voient encore, une porte ouverte sur un monde éloigné de la réalité ordinaire et/ou d'une vérité cachée.

La psychanalyse à  mis en évidence une de ses fonctions importante, l'expression et la satisfaction symbolique des désirs inassouvis et/ou inavoués et refoulés.

Le rêve semble aussi faire souvent écho à des préoccupations et à des sentiments importants du moment ou du passé, et pouvoir parfois, apporter la solution d'un problème difficile ... Comme si le cerveau, dégagé de la lourde présence du quotidien, de "l'ici et maintenant", était rendu plus disponible pour réfléchir.

L'étrangeté et l'absurdité fréquente des rêves liées à leur langage analogique, symbolique, fait que nous avons souvent l'impression que c'est un autre personnage que celui que nous voulons être ou montrer, dans la vie de tous les jours, qui rêve en nous.

Quoiqu'il en soit, le rêve semble jouer un rôle essentiel dans le maintien de l'équilibre cérébral et psychique : réveiller systématiquement un dormeur au moment où il rêve peut provoquer de graves troubles psychiques.


Se poser la question de la nature des rêves revient à se poser la question de la nature de la conscience éveillée, ainsi que celle de ses rapports au rêve. Tel un intrus à l'intérieur de soi, le rêve est souvent vécu comme une altérité, dont la présence même force la réflexion. Pour Gaston Bachelard, les rêves ravissent le cogito (1) du rêveur.

 

Siegmund Freud
Pour le père fondateur de la psychanalyse, le rêve, loin d'être un phénomène absurde ou magique, recèle un sens : il est l'accomplissement hallucinatoire d'un désir inconscient. Il a pour double fonction :

- permettre au rêveur de dormir
- accomplir un désir refoulé.
Cette fonction du rêve en fait une mine de renseignements quant aux désirs du rêveur. Son sens doit être interprété, car les désirs ne sont pas représentés tels quels. Il faut dégager le contenu latent du contenu manifeste qui a été déformé par le travail du rêve. Le rêve se présente alors comme un précieux moyen de connaître les contenus inconscients du rêveur, entre autres névroses (2). Freud écrira cependant, en 1911, dans la préface à la troisième édition de "L'interprétation des rêves", que la connaissance de la névrose est également un moyen d'en savoir plus à propos des rêves.
Le rêve ne révèle pas l'avenir : il ne s'agit pas d'un présage sur lequel le rêveur pourrait s'appuyer. Le désir inconscient correspond à la sexualité infantile, énigme dont le névrosé ne comprend plus les éléments, qu'il refuse de concevoir, ces représentations inconscientes étant inconciliables avec les exigences de la conscience (censure).

L'approche que
Carl Jung fait du rêve est sensiblement différente de celle de Freud. Pour lui, en effet, le rêve n'est pas d'abord la réalisation d'un désir inconscient mais l'expression la meilleure possible de l'état psychique inconscient du moment.
Le rêve est alors considéré dans son contenu manifeste comme lien symbolique entre le moi (3) et l'inconscient (4), donc comme potentialité d'unification de la psyché (5). Mais parler de lien symbolique implique de se référer à la conception jungienne du symbole : celui-ci est considéré par Jung comme un lien vivant entre le conscient et l'inconscient, lien vivant qui implique qu'il soit abordé dans toutes ses composantes, c'est-à-dire dans tous les éprouvés, affectifs et sensoriels, qui le constituent, et non uniquement dans son aspect d'image qui, sinon, pourrait trop facilement aliéner le moi dans un miroir narcissique mortifère. D'une certaine façon on peut dire que, pour Jung, le symbole s'enracine dans le corps.

De cette conception il s'ensuit que le rêve est plus considéré, éprouvé, revécu par le sujet avec sa conscience éveillée, bien plus qu'il n'est interprété en vue d'une compréhension. Bien au contraire Jung considère que le rêve, comme tout symbole, s'épuise au fur et à mesure qu'il est compris et intégré. Il cesse alors d'être vivant, symbolique.

Depuis la plus haute antiquité, les rêves constituent une énigme et participent à la vie psychique comme les pensées et les symboles (voir symbolisme et songe de Jacob) ... beaucoup d'encre coulera encore puisque le rêve est de nature immatérielle (bien qu'il soit le produit bien réel du cerveau) et ne se laisse pas aisément saisir ... C'est probablement ce qui fait son charme !

 

 

(1) Cogito signifie « je pense » en latin. Depuis Descartes, ce verbe conjugué est devenu un substantif masculin et un concept philosophique (on dit : « le cogito »).

(2) Le terme névrose désigne des trouble de la personnalité sans lésion organique démontrable. De plus, le sujet reste conscient de sa maladie et vit dans la réalité.

(3) Moi : C'est la partie de la personnalité la plus consciente, en contact avec la réalité extérieure.
(4) D'après la théorie psychanalytique, l'inconscient est un maillage d'idées, de perceptions, d'émotions constituant le psychisme, influant sur nos conduites, et inaperçues par la conscience. Il ne s'agirait pas ici simplement de l'opposition à la notion de conscience mais d'une structure réactive et dynamique

(5) La psyché, en psychologie, désigne l'ensemble des manifestations conscientes et inconscientes de la personnalité d'un individu.

 

 

 

Reve-2.jpg

Pierre Puvis de Chavannes, le Rêve - Peintre français (Lyon 1824  – Paris 1898).

 


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Samedi 19 juin 2010 6 19 /06 /2010 08:00
- Par Antiochus

 


Quatre-accords.gif

Les quatre accords toltèques


Que votre parole soit impeccable.


Parlez avec intégrité, ne dites que ce que vous pensez.

N'utilisez pas la parole contre vous-même,

ni pour médire sur autrui.


Ne réagissez à rien de façon personnelle.


Ce que les autres disent et font n'est qu'une projection de leur propre réalité, de leur rêve.

Lorsque vous êtes immunisé contre cela, vous n'êtes plus victime de souffrances inutiles.


Ne faites aucune supposition.


Ayez le courage de poser des questions et d'exprimer vos vrais désirs.

Communiquez clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames.

A lui seul cet accord peut transformer votre vie.


Faites toujours de votre mieux.


Votre ‘'mieux'' change d'instant en instant,

quelles que soient les circonstances, faites simplement de votre mieux

et vous éviterez de vous juger, de vous culpabiliser

et d'avoir des regrets.

 

Don Miguel Ruiz (auteur mexicain né en 1952)


Le cinquième accord :


Soyez septique mais apprenez à écouter


Ne vous croyez pas vous-même, ni personne d'autre. Utilisez la force du doute pour remettre en question tout ce que vous entendez : est-ce vraiment la vérité ?
Écoutez l'intention qui sous-tend les mots et vous comprendrez le véritable message.

 

 

Livre : les quatre accords toltèques

 

 

Atlantes-de-Tula--capitale-des-Tolteques.jpg Atlantes de TULA (capitale du peuple Toltèque)


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Jeudi 10 juin 2010 4 10 /06 /2010 10:46
- Par ANTIOCHUS

 

 

Masques.jpg

 

La différence entre ce que l'on est vraiment et ce que l'on montre à autrui est souvent immense. Ce "masque" parfois élaboré depuis l'enfance pour faire face à des situations rencontrées à cet âge, souvent difficile de la vie, est toujours là. Insidieusement il s'accroche à nous (parfois/souvent, à notre insu) et "l'autre", dans un premier temps (dans le meilleur des cas), ne sait de nous que cette "image" plaquée, pour se défendre, sur notre vraie personnalité ... Surtout si ce fameux "autre" s'en tient à ce qu'il voit et juge définitivement sur les apparences ou les comportements sans chercher à comprendre, à connaître. J'ai envie de vous faire partager ce petit texte qui parle bien de ce sujet, plus grave qu'il n'y paraît : "l'image que l'on montre de soi". Elle peut mener aux plus grands malentendus et quelquefois vers des catastrophes relationnelles.

_____


— C'est vous qui parlez ainsi ? Vous qui donnez toujours l'impression d'être au-dessus de tout ?

Elle rejeta la tête en arrière, comme si elle était sur le point d'éclater de rire.

— Décidément ... J'offre une curieuse image de moi-même. Finalement en quoi serai-je différente des autres ?

Il n'eut pas l'air de saisir la question

— Oui, en quoi serai-je différente ? La plupart des êtres que nous côtoyons ont un mal infini à - elle hésita sur le terme - prendre chair, à pleinement exister, à être. Nous offrons une apparence, et derrière le miroir se cache l'autre partie de nous même. Seuls les grands sages, ceux qui ont atteint la plénitude, se présente sans défense, sans masque, sans concession et sans peur d'afficher au-dedans. Le reste du monde est frileux. On se méfie de tout et surtout de l'autre. On voudrait ouvrir les bras et on se contente de faire l'aumône. Un jour, on nous surprend en flagrant délit de manque d'audace, un autre, en excès de témérité. La route qui mène à soi est longue [...] Ne croyez-vous pas ?


Gilbert Sinoué : Le Livre de saphir.

 

Le-Livre-de-Saphir.jpg

Voir aussi : L'autre en questions

                 L'ombre en nous

                                Conscience et intuition

 

 

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Vendredi 30 avril 2010 5 30 /04 /2010 15:00
- Par Antiochus

Communication.jpg
Les difficultés de la communication !
Entre :
- Ce que je pense ...

- Ce que je veux dire ...

- Ce que je crois dire ...

- Ce que je dis ...

- Ce que vous avez envie d'entendre ...

- Ce que vous croyez entendre ...

- Ce que vous entendez ...

- Ce que vous avez envie de comprendre ...

- Ce que vous croyez comprendre ...

- Ce que vous comprenez ...


Il y a dix possibilités pour que nous ayons des difficultés à communiquer, mais ... Essayons quand même !


Edmond Wells   (Encyclopédie du savoir relatif et absolu)

 EDMOND WELLS est un personnage de fiction qui apparaît régulièrement dans les romans de Bernard WERBER ...
_____________________________________________________________________

Et encore, dans cet exemple, E. Wells ne parle que de deux personnes, imaginez (je ne doute pas un instant que vous le puissiez) ce qui peut se passer au sein d'un groupe lambda ! ...
à vos claviers ...

 

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