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Cantatrices et chanteurs d'opéra

Mercredi 31 mars 2010 3 31 /03 /2010 09:30
- Par Antiochus

W.A. Mozart
Grande messe en Ut mineur
Air "Exultate Jubilate"


portrait_mozart.jpg
En 1783, Mozart compose un chef d'oeuvre  : La Grande Messe en ut mineur. Elle constitue, avec le requiem, l'apogée de la musique sacrée de ce compositeur.

L'air : "Et incarnatus est" est le sommet spirituel et musical de l'oeuvre et une vraie gageure pour les cantatrices qui l'abordent, la facilité n'est qu'apparente. Cette monumentale aria, en trois parties, pour soprano et orchestre constitue un hymne lumineux à l'incarnation divine. Elle est ici interprétée magistralement par la soprano (non moins lumineuse) Arleen Auger (ou AUGÉR) sous la direction de Léonard Bernstein ...



Et incarnatus est
de Spiritu Sancto,
ex Maria Virgine
et homo factus est

___

Et qui s'est incarné
par l'action du Saint Esprit
de la Vierge Marie
et s'est fait homme



Arleen-Auger.jpgArleen Auger (1939-1993) était une soprano colorature américaine qui mourut d'une tumeur cérébrale à l'âge de 53 ans ... Sa voix souple lumineuse, au phrasé élégant et raffiné, a la technique sans faille a charmé pendant plus de 25 années les publics du monde entier dans des oeuvres de Mozart (requiem, grande messe en ut, Exultate Jubilate) - Haendel  (Alcina) - Bach (enregistrement de l'intégrale des cantates) - Monteverdi ( Le couronnement de Poppée) ...

Ci-dessous, au cours du même concert le célèbre air de concert de W.A. Mozart : "Exultate jubilate"




Exsultate, jubilate,
o vos animae beatae,
dulcia cantica canendo,
cantui vestro respondendo,
psallant aethera cum me.
Fulget amica dies,
iam fugere et nubila et procellae;
exortus est justis inexspectata quies.
Undique obscura regnabat nox;
surgite tandem laeti, qui timuistis adhuc,
et iucundi aurorae fortunatae
frondes dextera plena et lilia date.
Tu virginum corona,
tu nobis pacem dona,
tu consolare affectus,
unde suspirat cor.
Alléluia, alléluia

Voir aussi dans la catégorie : "Cantatrices et chanteurs d'opéra" (25 articles)
MARIA CALLAS (Soprano)
MARILYN HORNE (Mezzo-soprano)
KATHLEEN FERRIER (Contralto)
EDITA GRUBEROVA (soprano colorature)
JESSYE NORMAN (Soprano lyrique)
KIRSTEN FLAGSTAD (Soprano dramatique)


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Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /2010 16:44
- Par ANTIOCHUS

Sur le même sujet, la catégorie : "Cantatrices et chanteurs d'opéra"
(25 articles classés du plus récent au plus ancien)

gruberova-2.jpg

Edita Gruberova soprano coloratura slovaque


Comme promis ICI, cet article à l'occasion de la diffusion d'un très beau documentaire, sur la chaîne Arte, le 11 janvier dernier, qui montrait la préparation d'une représentation de "Lucrèce Borgia" opéra de G. Donizetti, au théâtre Liceu de Barcelone, à l'occasion  des 40 années de carrière de la cantatrice


La voix d'Edita Gruberova est extrêmement puissante et endurante dans le suraigu. Elle est particulièrement connue pour sa maîtrise technique (contrôle du souffle, vocalises rapides, sons filés jusqu'à la limite de l'audible) qui lui permet d'assurer des rôles souvent difficiles (presqu'impossibles à chanter pour d'autres cantatrices) dans le domaine du bel canto romantique où elle prend des risques phénoménaux. Elle est l'une des rares cantatrices à donner les deux "contre-sol" dans le redoutable "Popoli di Tessaglia", air de concert de Mozart. Elle est aussi l'une des seules à chanter le rôle de Zerbinetta ( Dans Ariane à Naxos de Richard Strauss) tel qu'il est écrit, c'est-à-dire avec un trille sur un aigu.


Cantatrice extrêmement attachante, Edita Gruberova possède un timbre et une technique de chant qui font qu'elle est reconnaissable dès la première note émise. Sa façon de se jeter dans les notes suraiguës, presque sans reprendre son souffle, est très spectaculaire. Cette voix exceptionnelle et son charisme sur scène emportent à chaque prestation l'adhésion du public.

Des dizaines de disques viennent documenter son art mais, comme la plupart des voix très aiguës, le son enregistré semble, malheureusement, plus petit et dur qu'il n'est en réalité.


 

 

Air de la Reine de la nuit de Mozart


Edita Gruberova est la fille unique de Gustav Gruber et d'Etela Gruberová. En 1959, elle entre dans un chœur d'enfants. Lorsqu'elle a quinze ans, le docteur Julius Janko, pasteur à l'église protestante de Rača, prend en main son éducation musicale et lui enseigne le piano et le chant. Par la suite, elle entre au conservatoire, où elle suit l'enseignement de Maria Medvecká, qui lui fait aborder les airs de la Reine de la nuit dans La Flûte enchantée de Mozart.


Le 18 février 1968, elle fait ses débuts sur scène, dans le rôle de Rosina du Barbier de Séville de G.Rossini. À l'automne, elle se produit au Théâtre du Capitole de Toulouse à l'occasion d'un concours de chant où elle remporte le troisième prix. Le 14 décembre de la même année, elle fait ses débuts en Violetta dans La Traviata de Verdi au Théâtre de Banská Bystrica, où elle est engagée de manière permanente. Elle y chante par la suite les quatre rôles féminins des Contes d'Hoffmann d'Offenbach et celui d'Eliza Doolittle dans My Fair Lady de Frederick Loewe. C'est en 1971 qu'elle s'exilera hors de la Tchécoslovaquie communiste, pour n'y revenir qu'en 1979, lors d'une tournée avec l'Opéra de Vienne.

Le 7 février 1970, elle interprète la Reine de la nuit à l'Opéra d'État de Vienne. C'est un rôle qu'elle chantera cent quarante-quatre fois, sous la direction des plus grands chefs d'orchestre (Josef Krips, Herbert von Karajan, Wolfgang Sawallisch, etc.) et qu'elle enregistrera en studio à trois reprises (avec Alain Lombard, Bernard Haitink et Nikolaus Harnoncourt).

En 1973, Gruberová travaille avec Ruthilde Boesch, son nouveau professeur de chant, le rôle de Zerbinetta d'Ariane à Naxos de Strauss pour une prise de rôle à Vienne. Cette année-là, elle chante la Reine de la nuit au Festival de Glyndebourne et en concert au Royal Albert Hall de Londres. Elle interprète ensuite pour la première fois Konstanze dans L'Enlèvement au sérail de Mozart à Graz puis enregistre le rôle de Fiakermilli dans Arabella de Richard Strauss sous la direction de Georg Solti

 

 

Air de Zerbinetta dans Ariane à Naxos de Richard Strauss


 

C'est le 20 novembre 1976 qu'elle obtient le premier grand triomphe de sa carrière dans le rôle de Zerbinetta. Karl Böhm dirige cette nouvelle production d'Ariane à Naxos.

Elle fait ses débuts au Metropolitan Opéra de New York en Reine de la nuit, sous la direction de James Conlon, en janvier 1977.

En 1978, l'Opéra de l'État de Vienne monte pour elle une nouvelle production de Lucia di Lammermoor, œuvre qui n'avait pas été représentée dans la capitale autrichienne depuis la tournée légendaire du Théâtre de la Scala de Milan avec Karajan et Maria Callas en 1954. C'est à nouveau un triomphe. Le bel canto romantique prend une part de plus en plus importante dans la carrière de la chanteuse. De Donizetti, elle abordera également, La Fille du régiment, Maria Stuarda, Roberto Devereux, Anna Bolena ; de Bellini, elle chantera I Capuleti e i Montecchi à Londres, sous la direction de Riccardo Muti.

 

Un air extrait de Béatrice di Tenda opéra peu connu de Gaetano Donizetti fabuleusement chanté en 2001 par l'artiste, vidéo ICI


En février 2008, elle aborde le rôle-titre dans Lucrezia Borgia (Donizetti) en version de concert au Liceo de Barcelone. Après 40 ans de carrière, elle y fait montre d'un tel engagement et d'une telle maîtrise technique (un pianissimo soutenu pendant 20 secondes; un suraigu final triomphant) que le public en délire déploie des banderoles avec son portrait ou des slogans tels "Edita, simply the best" et la rappelle pendant 35 minutes. Sa prise de rôle scénique a lieu en février 2009 à Munich.

 

 

Air final de Lucrèce Borgia en 2008 (documentaire Arte)


Malgré les années la voix d'Edita Gruberova est restée intacte et elle continue à se produire dans les rôles qui ont fait sa gloire sans qu'elle semble avoir plus de difficultés à les interpréter. A une question posée dans le documentaire d'Arte à propos de cette exceptionnelle longévité, elle répond que quarante ans se sont effectivement écoulés depuis ses débuts mais que la santé de sa voix est telle qu'elle envisage (petit sourire narquois de sa part) de se produire encore dix ans.

 

 

Scène de la folie : "Il Pirata" de Bellini (Beauté totale du "bel canto romantique")


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Mardi 4 août 2009 2 04 /08 /2009 14:21
- Par Antiochus




Teresa Berganza
ou la joie de chanter ....


Elle interprète ici, en 1987, un air anonyme composé vers 1450 : "Dindirindin" ...




je parlerai plus amplement de cette cantatrice espagnole, belle, intelligente, non dépourvue d'humour et dotée d'une voix de mezzo-soprano au timbre rare ...


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Dimanche 25 janvier 2009 7 25 /01 /2009 11:59
- Par Antiochus



Un "Videowall" Dailymotion concernant Maria Callas ...

[ voir aussi : ICI et  et surtout : Maria Callas ... ]

... en réponse au commentaire de Richard Lejeune ... Cliquez sur les vidéos que vous voulez écouter !... si vous laissez la souris immobile quelques secondes sur une vidéo qui vous intéresse, vous aurez un court aperçu !


Comme vous le constaterez deux vidéos ne concerne pas la "divina"  (je ne maîtrise pas encore parfaitement la création d'un vidéowall)
Devinez lesquelles ? 


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Jeudi 25 décembre 2008 4 25 /12 /2008 17:36
- Par Antiochus





Nathalie DESSAY en récital à New-york en 2006,
ou ce que incarner un personnage d'opéra veut dire ...

La Somnambula Opéra de Vincenzo Bellini créé en 1831 à Milan.
Air "Ah ! non credea mirarti" suivi de la cabalette : "Ah ! non giunge".







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Dimanche 14 septembre 2008 7 14 /09 /2008 08:51
- Par Antiochus

Après Gwyneth Jones, comment parler des cantatrices qui ont marquées l'art lyrique sans mentionner la Soprano américaine Jessye Norman ... Cantatrice très médiatique, elle apparaît dans beaucoup d'émissions télévisées et incarne à merveille le mythe de la diva grâce à un physique hors du commun et à un humour ravageur ... Elle chante, habillée d'un drapeau bleu-blanc-rouge lors de la commémoration du bi-centenaire de la révolution française en 1989.



Elle est née le 15 Septembre 1945 à Augusta en Géorgie (Etats-Unis) dans une famille de musiciens amateurs : sa mère est pianiste et son père chante dans une chorale. Elle découvre le chant lyrique en écoutant Rosa Ponselle (1897 - 1981) et  Marian Anderson ( 1924 - 1949). Elle s'immerge dans le monde du negro-spiritual, apprend le piano et décide de se consacrer à des études de médecine. Malgré cette dernière décision, elle commence des études de chant avec Carolyn Grant à Washington et Alice Duschack à Baltimore. En 1967 elle poursuit ses études de chant avec le baryton Pierre Bernac. En 1968 Jessye Norman obtient le premier prix du Concours International des Radios Allemandes. Elle est engagée, dans la foulée, à l'opéra de Berlin ou elle chantera pendant 3 ans : Elisabeth de Tannhauser (R. Wagner), La Comtesse des Noces de Figaro (Mozart). Invitée en Italie elle débute sur la scène de la Scala de Milan en interprétant le rôle titre de l'Opéra Aïda de Guiseppe Verdi sous la direction de Claudio Abbado (1972). Au Mai Musical Florentin, elle apparaît dans L'Africaine du compositeur français Meyerbeer et Deborah (Haendel). Début au Covent-Garden de Londres en 1972 dans le rôle de Cassandre de l'opéra Les Troyens d'Hector Berlioz. La carrière internationale débute. Elle chante pour la première fois en France Aîda de Verdi en version de concert. Elle interprète ensuite, au festival d'Aix en Provence, en 1983, Hyppolyte et Aricie de J.P. Rameau et, 1985 Ariane à Naxos - Richard Strauss. Elle revient dans son pays et débute au Metropolitan opéra de New-york en 1983. A partir des années 90, sa voix évolue et son registre grave s'étoffe ce qui lui permet d'aborder les rôle de mezzo soprano, Kundry de Parsifal  (Richard Wagner) en 1991 aux côtés de Placido Domingo ... Elle enregistre énormément - des opéras oubliés de Haydn par exemple - et se consacre par la suite au concert où elle aborde toutes sortes de rôles qui lui sont interdits sur scène par son physique imposant ( Senta du Vaisseau Fantôme - Carmen etc.) Sa discographie prestigieuse lui vaut d'obtenir de nombreux prix. Au cours des récitals, elle aborde avec bonheur (et enregistre) les mélodies françaises - Duparc, Fauré, Satie.
Sa voix sombre et chaude, d'une souplesse rare, son timbre "cuivré", son imposante présence scénique et son vaste répertoire en ont fait l'une des cantatrice marquante de son temps.




Ballade de Senta Le Vaisseau Fantôme de Richard Wagner (1984)


"Et exultavit" Jean-Sébastien Bach


"Deep River"

 
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