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Un maître mot : l'Éclectisme !
Ce blog navigue au fil de mes réflexions, de mes passions, de mes étonnements et découvertes ... Ce qui me meut : le désir de comprendre, le désir de connaître, le désir de partager !
Sur ce Blog, il est répondu à chacun de vos commentaires.
Concernant les articles de la catégorie Franc-Maçonnerie, je tiens à préciser que je ne représente, ici, aucune Loge ni aucune Obédience.
Les photos présentes sur ces pages sont des clichés personnels lorsqu'elles sont accompagnées de la mention : "Photo Antiochus"
Elles ne peuvent être utilisées sans mon consentement.
Dans la vieille ville de Pise, la fameuse Tour n’est pas la seule à trôner sur l’immense
esplanade herbue connue sous le nom de : « Campo dei miracoli »Le miracle, c’est qu’à côté de ce joyau élégamment de guingois
d’autres chefs d’œuvres sont plantés comme par inadvertance. Le magnifiqueDuomo(cathédrale)
de marbre blanc et gris et le baptistère à la collerette magnifiquement ouvragée proposent leur opulente beauté à ceux qui regardent, médusés. Le Baptistère pour célébrer la naissance,
leDuomopour accompagner une vie humaine, laTour penchéepour faire résonner au loin les cloches joyeuses ou tristes …
Le dernier des monument présent dans ce « champ des miracles » est un
cimetière : le « Camposanto » : Sa construction date de 1277 (architecte : Giovanni di Simone) et ne s’achève qu’au 15ème siècle. Tel un cloître, il
enserre à l’intérieur de ses galeries gothiques, l’ancien cimetière où furent enterrés des Pisans illustres (jusque dans les années 1960). Depuis le 14ème siècle, le long de ses murs
décorés de fresques, furent placés des monuments funéraires et des sarcophages romains (1er au 4ème siècle) qui fournirent aux maîtres de la Renaissance – créateurs du
lieu – un répertoire iconographique précieux. Dans le sol de la galerie des dalles funéraires de toutes époques.
Quelques photos de cet endroit chargé d’émotion, au soleil d'avril !
- Reprise de la publication des photos de mon voyage en Toscane d'avril
2009. - Vous pouvez retrouver les articles concernant la
Toscane dans lacatégoriedu même nom. - Après un premier billet qui montrait la façade de
lacathédrale de Pise, Quelques photos de ce somptueux édifice :
La construction du Duomo s'échelonne sur deux siècles, pourtant le bâtiment affiche
une grande unité de style et il est un des plus bel exemple du style pisan reconnaissable grâce aux quatre rangées de colonnettes superposées de sa façade. Le parement mural en marbre à bandes
blanches, grises et roses est particulièrement spectaculaire.
Un des chefs d'oeuvre du Duomo de Pise :
La Chaire du sculpteur Giovanni Pisano
Loin duDuomo de Sienne, à la somptuosité presque entêtante,
comme un parfum trop puissant, celui de Pise possède une atmosphère mystérieuse, prenante, presque délicate ; les assises blanches et noires de la nef, et la forêt de colonnes créent une sorte
d'"effet mosquée" ( la participation de décorateurs arabes est attestée) qui démultiplie l'espace et les volumes, comme si à chaque regard s'offraient de nouvelles perspectives.
Voir lacatégorieconsacrée exclusivement à mon voyage en Toscane d'Avril
2009
Légèreté et élégance
C'est l'un des plus beaux campaniles d'Italie. Les ressauts des angles qui le parcourent sur toute sa hauteur, le couronnement
final par un magnifique encorbellement, la polychromie délicate des marbres employés, la découpe élégante des baies, toute l'ornementation contribue à lui conférer un inégalable raffinement,
mais aussi une surprenante légèreté. Il ne fallut pas moins de trois architectes pour l'élever, chacun y laissant sa marque distinctive. Le premier fut Giotto di Bondone [dit Giotto] qui
le commença en 1334, il mourut en 1337 n'ayant put réaliser que le soubassement orné de médaillons hexagonaux. Andrea Pisano prend en main le chantier à la suite de la mort de Giotto, il
réalise le second étage. Les trois derniers étages sont dus à l'architecte Talenti qui dirigea les travaux, jusqu'à leur achèvement, de 1348 à 1360.
A gauche du campanile, la cathédrale, au premier plan lebaptistère
Le campanile vu du haut de la coupole de la cathédrale Santa Maria Dei Fiori
En Toscane, et tout particulièrement au sein des trois "merveilles" que sont : Florence, Sienne et Pise,
le centre religieux de la cité s'articule autour de trois édifices : Le Duomo (cathédrale), le Campanile et le Baptistère.
Un des éléments de ce ternaire est particulièrement somptueux à Florence, il y règne une atmosphère particulière, une lumière unique et la présence de très
nombreux visiteurs ne nuit pas à la sacralité du lieu ... au contraire, l'endroit est construit pour accueillir la ferveur et l'admiration et on peut toujours en constater les
effets.
Le Baptistère de Florence a des origines obscures. On pensait jadis que cette édifice consacré au patron de Florence, Saint Jean Baptiste, était un ancien temple païen
dédié à Mars. Mais les fouilles ont révélé qu'il était bâti sur des constructions romaines du 1er siècle après J.C.. Sa structure essentielle remonterait au IVème siècle, lorsque Saint
Ambroise, évêque de Milan consacra à Florence la première basilique San Lorenzo(393). A cette époque, le monument n'est pas un baptistère, mais une basilique, et deviendra même
cathédrale au IXème siècle. Deux siècle plus tard, on le rebâtit, la nouvelle église est alors construite sur un plan octogonal. En 1128, le bâtiment deviendra officiellement un baptistère,
c'est de cette époque que date le beau revêtement de marbre blanc et vert qui orne l'extérieur. L'édifice est orné de quatre portes de bronze doré qui constituent un sommet de l'art de la
sculpture de la Renaissance italienne. Particulièrement celle dites du "Paradis" qui fait face à la Cathédrale construite postérieurement.
L'imposant dôme du baptistère est entièrement décoré de mosaïques, colorées et dorées, dominées par un christ en majesté. L'ensemble de la décoration intérieure se déroula sur
environ un siècle de 1220 à 1330 et fut confiée à des artistes de renom : Cimabue - Coppo et Giotto qui y travaillera avant de se
consacrer à la construction du célèbre campanile de la cathédrale actuelle.
Ci-dessous quelques-unes de mes photos qui tentent de rendre l'atmosphère, la magie et la lumière unique du lieu ...
Extérieur et intérieur de la façade de la Cathédrale de PISE (Duomo)
Le chaud soleil Toscan réchauffe le marbre blanc délicatement
ouvragé. Les rangées de fines et élégantes colonnettes sont représentatives du style
Pisan. À l'intérieur, le plafond doré à caissons participe au dépaysement du touriste
français habitué aux cathédrales, parfois austères de l'hexagone... point de rosaces ni de voûtes, pas de murs de pierres grises, au contraire : des peintures murales, des
mosaïques vivement colorées et des marbres de diverses couleurs permettent d'approcher la spiritualité extravertie des italiens !
Façade de l'église Santa Croce Délicate juxtaposition de marbres blancs, verts, gris et roses, Santa Croce, un des fleurons de la ville de
Florence, se détache majestueusement sur le ciel orageux du mois d'avril !
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