ANTIOCHUS ... Le Blog
Glenn Gould (1932-1982) n'était pas un pianiste comme les autres, il a toujours eu une approche un peu
"décalée" de la musique de Bach ... Il privilégie le rythme et nous délivre une interprétation presque métronomique ... non exempte, pourtant, de sensibilité et d'émotions - et
c'est là qu'est le génie !.
Concerto pour clavier N°1 ... avec Léonard Bernstein en 1960
3ème mouvement, allegro, du concerto brandbourgeois N°5 ...
Au fil des ans, il s'est fondu, dilué dans la musique comme un mystique devient la goutte d'eau dans l'océan du dieu auquel il croit. La transformation physique atteste de cette appartenance. Plus il avance en âge, plus il se penche vers le clavier comme pour ne faire qu'un avec l'instrument. Il chantonne, rugit ou murmure pour encore souligner la puissance expressive de la musique de Bach et pour faire corps avec elle !
Clavier bien tempéré BWV 888
Concerto pour piano N°7 - BWV 1058
Salut Crates,
Content que tu sois sensible au message musical de Bach relayé avec brio par Glenn Gould, un GRAND qu'il ne s'agirait pas d'oublier ... Il faut dire que les "Variations Goldberg"
provoquent souvent un choc parmi ceux qui écoutent quand elles sont interprétées avec passion et profondeur ... Je n'ai pas encore parlé ici de ces variations car elles peuvent paraître
austères ... tout le monde n'a pas envie d'entendre une heure de musique pure !
Je suis également un admirateur inconditionnel de Gould. Et cela rejoint parfaitement Plotin, car Bach est aussi à la recherche de l'Un, sous la forme du nombre. Gould est un des rares pianistes à avoir compris que le respect scrupuleux de la structure rythmique est bien plus importante que le déploiement d'interprétations sentimentales. Du moins chez Bach (et chez Satie aussi). Pour les musicologues avertis je signale l'étude "Bach et le Nombre" de Kees van Houten et Marinus Kasbergen, rééditée par Mardaga (Liège) 2003.
Bonjour JF Lecomte, bienvenue sur ce blog,
Je suis heureux de voir que vous percevez aussi le lien étroit entre Bach et Plotin : à la recherche de l'Un ... je dirais, malgré tout, que Bach n'est pas en recherche de L'Un (il l'appelerait
Dieu j'imagine) il a trouvé ! ... L'adage suivant ne dit pas autre chose : "Si tu es en recherche de Dieu (Un, Tout, Transcendance ... comme il plait à chacun) c'est que tu l'as déjà trouvé"
Avez-vous un blog que je pourrais aller visiter ?
Antiochus
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lecompte_jf@yahoo.com
Vous y trouverez des articles et des albums photos qui témoignent que nous avons des pôles d'intérêt communs nombreux.
Cordialement
Je vais suivre le conseil ! J'y suis aussi !
à bientôt
Antiochus
Certes Gould avait un jeu assez peu "expansif"... mais pourtant si expressif!
on lui reproche souvent de chanter en jouant, mais ce n'est pas le seul pianiste que je connaisse qui fasse ça!
et puis bon, il s'est tourné vers bach... et heureusement j'ai envie de dire! Parce que Chopin en version "métronomique"... pas top!
Bonjour Pazuline, les murmures et rugissements de Gould ne me gènent pas, au contraire ... et, comme tu le dis, il n'est pas le seul ... il n'a pas joué que Bach, tant s'en faut : Beethoven - Berg - Brahms - Chopin - Debussy - Haendel etc ... Merci d'apprécier de très grand artiste !
J'ai lu quelque part que Gould était une sorte d'autiste. Mais pas complètement coupé du monde, atteint peut-être de ce qu'on appelle "Syndrome d'Asperger", et qui produit des autistes géniaux (en musique, en langues, en mathématiques et d'une manière générale pour toute activité sollicitant hautement la mémoire.
Je viens de faire quelques recherche à la suite de ton commentaire et il semble que Gould était bien atteint par ce syndrome : Voir ICI
Nous voilà amis sur Facebook, donc
à bientôt, Jean-François, ici ou là-bas, merci d'être passé !
Je joins un lien sur le syndrome d'Asperger. C'est un article que j'ai publié sur le site de l'institut Pythagore, sous la signature "Rabanmaur".
http://blog.institutpythagore.net/?q=asperger
Amicalement
Merci de ce lien Jean-François, je vais lire ton article rapidement ... beaucoup de choses semblent intéressantes sur le site : Institut Pythagore ... merci de me le faire
découvrir.
à bientôt,
Il n'est pas pianiste, il est l'incarnation du piano à l'oeuvre.
Je me souviens de ce reportage sur arte où l'on voyait Gould jouer les variations Golberg et un public qui retenait son souffle tellement l'émotion était intense, à croire que Bach jouait à travers lui !
Bonne idée que de remettre Gould en avant !