ANTIOCHUS ... Le Blog
Tous les lundis à 20h30, une nouvelle émission sur la chaîne MEZZO.
Chaque semaine la soirée est consacrée à une oeuvre du répertoire classique avec la diffusion d'un concert, où l'on peut entendre cette oeuvre dans son intégralité,
puis un documentaire où diverses personnalités du monde de la musique et de la musicologie s'expriment à propos d'elle.
Donc, lundi 5 janvier, la soirée était consacrée aux 6 concertos brandebourgeois de J.S. Bach. L'occasion d'écouter ces concertos dans
une interprétation - sans chef - avec un effectif le plus proche possible de celui qu'avait souhaité Bach - même si rien n'est sûr !
J'ai découvert ces oeuvres il y a bien longtemps, en même temps que je m'initiais à la musique dites "classique" ... l'émotion indescriptible du début a perduré.
Depuis ... chaque interprétation nouvelle (et elle sont nombreuses) donne un éclairage insoupçonné sur la splendeur de cette musique, sur les savants entrelacs des thèmes et la délicate
juxtaposition des timbres des différents instruments ... Une mention particulière pour le concerto N°3 qui est écrit pour cordes - avec une basse continue au clavecin - et qui fait pénétrer
l'auditeur dans un monde musical très particulier qui semble tissé de drame, de gravité et de sentiments sombres ... Il représente pour moi le délicieux parfum de la période à
laquelle je l'ai écouté pour la première fois.
Ici dirigé par Nikolaus Harnoncourt - lui-même au violoncelle.
Bach - Concerto Brandebourgeois N° 3
Des choix interprétatifs peuvent rendre l'oeuvre très différente ...
Ici le "Freibourg Baroque Orchestra" qui jouait les 6 concertos lors de la soirée de MEZZO ...
Leur interprétation est plus "dansante" moins dramatique mais pleine de sens malgré tout ... mais que voulais vraiment BACH ? qui peut savoir !
Lundi 12 Janvier prochain il s'agira de la symphonie N°94 dite "la surprise" de Joseph Haydn.
A propos de J.S. Bach voir aussi : les suites pour violoncelle
Auparavant, je croyais que la musique, écrite sur des partitions s'interpretait toujours de la même manière et je m'aperçois qu'il n'en est rien et qu'un ensemble l'interpretera à sa façon avec son ressenti... Ou est-ce plutot celui du chef d'orchestre ?
Merci de ton passage Catherine ! je continuerai de parler, exemples à l'appui, des concertos brandebourgeois ...
C'est bien le fait que deux versions aussi différentes puissent exister qui montrent que la musique baroque est d'une adaptabilité et d'une modernité un peu "déconcertante"... Des deux versions je ne saurais dire laquelle me semble la plus sympathique... J'aime beaucoup l'énergie de la seconde mais je trouve que la première contient finalement une dynamique plus riche bien qu'un peu trop dans la lenteur... Une version "entre les deux" serait tout à fait à mon goût ;o)...
Bonjour Edidnac,
Il existe une version qui se situe "juste au milieu" comme tu dis et que j'écoute toujours avec ravissement tant elle me paraît juste musicalement et spirituellement - il se passe manifestement
"quelque chose entre tous ces célèbres messieurs et dames - c'est : celle de Gustav Leonhardt (qui tient la partie de clavecin et qui conduit l'ensemble) avec, parmi
les plus célèbres : Sigiswald Kuijken (viole de gambe, picolo, violon et alto) et Anner Bylsma (Violoncelle baroque).
Cette version en 2 CD (SEON) semble indisponible (je viens de faire une recherche) mais si j'ai une adresse ou l'envoyer, je peux t'en faire une copie ... tu peux me contacter par mail
(colonne de droite du blog) à bientôt
Antiochus
mais ce n'est qu' un simple humble avis ... bises Antiochus merci pour ce magnifique partage