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G.F. Haendel - Concerto grosso Opus 6
               G.F. Haendel - Concerto grosso Opus 6
                                               G.F. Haendel - Concerto grosso Opus 6

Pour illustrer le propos du billet précédent et pour continuer l'échange à propos de Haendel et de l'universalité de la musique, cette magnifique création vidéo que je viens de découvrir à point nommé  (hasard ?) ...
Ici la musique de Haendel n'est pas interprétée de manière "classique" mais l'œuvre est si forte qu'elle résiste, comme tous les chefs-d'œuvres, et que son message perdure ...





Dim 22 nov 2009 6 commentaires
J'avoue n'avoir qu'une connaissance très limitée de la musique de Haendel - et de celle de Bach d'ailleurs qui se réduit pour moi à ces fichues Inventions qui m'ont faite recaler à l'examen du Conservatoire (rhaaahhh, j'en veux à Jean Sébastien, je lui en veux depuis bientôt cinquante ans !...). En fait, je ne comprends pas cette musique là - si ce n'est qu'elle a un côté appaisant pour moi. De chers "amis" un peu prétentieux m'ont affirmé que si je n'aimais pas Bach, c'est que je n'étais pas musicienne - ah bon ? Je suppose que, comme beaucoup de personnes ayant une formation pianisqtique, ma sensibilité se tourne davantage vers le XIXième siècle auquel on repproche parfois sa théâtralité.

Cela étant, pour en revenir à l'universalité de la Musique (je mets une majuscule), il me semble qu'il est impossible de la nier - encore faut-il s'accorder sur ce qu'on entend par "musique". J'exclus les différents bruits et sons qui sont baptisés "musique" aujourd'hui ; je veux parler des musiques extrême-orientales, ou arabes (et juives) dont l'harmonie est déroutante pour des oreilles formées à ce que nous appelons l'harmonie classique. Si on va au delà de ces barrières érigées par la sensibilité inhérente à une civilisation, la musique est universelle.

Elle est universelle par son langage sans mots définis pour en briser la compréhension - point n'est besoin de parler anglais ou italien pour savoir que la forêt est proche, que l'eau coule ou que les danseurs vont arriver - ou que le Ciel va enfin s'ouvrir pour les bienheureux. Elle est également perpétuelle re-création puisque chaque interprétation est unique (sauf lorsqu'on la fige sur un disque bien sûr). Elle est également éternelle : contrairement aux autres arts dont le support est palpable (en peinture par exemple), une note lancée est une vibration, une onde qui file et nous échappe lorsqu'elle devient imperceptible - imperceptible pour nos sens, mais cela veut-il dire que la vibration n'existe plus ? L'onde envahi l'éther à l'infini puisqu'il n'y a rien qui puisse l'arrêter - le jour où l'on découvrira comment percevoir ces ondes, on entendra Beethoven lui même se battre avec son clavier.
Marguerite Duplessis - le 22/11/2009 à 13h20
Bonsoir Marguerite, J'ai envie de commencer par une citation qui me paraît juste et dont j'ai oublié l'auteur : "Chercher à comprendre la musique c'est déjà cesser de l'écouter"
Quel dommage que vous n'aimiez pas les compositeurs qui ont permis par leurs savoirs, leurs inventions, leurs innovations, l'éclosion de la musique romantique du 19ème siècle ... Brahms (par exemple) révérait Bach ... Mais peut-on s'abstraire des choix (que nous estimons légitimes) faits des décennies plus tôt ? Je suis sensible à toutes les musiques, même si certaines me plaisent plus que d'autres ... un petit tour d'horizon dans les quatres catégories musicales de ce blog vous en convaincra sans doute. Ce que vous dites de l'universalité de la musique me touche beaucoup et, je suis parti au son de cette vibration que vous évoquez ... rejoindre d'autres vibrations ... d'autres voix qui ont existé et qui se sont tues (je pense particulièrement à Régine Crespin et à Callas, naturellement) Je suis heureux d'échanger avec une pianiste qui parle avec feu de la Musique et de ce qu'elle apporte aux humains que nous sommes ... cordialement !
ANTIOCHUS
Aller au delà des apparences...le temps de la magie de la Musique.
Mais la Musique est universelle. Cela doit etre une existence en soi , dont nous sommes les humbles exécutants...elle existe ailleurs ( tu aimes mon idée??). C'est pour cela que j'aime toute la Musique (nous devons avoir des atomes crochus).
Jacqueline - le 22/11/2009 à 14h17
Si je suis de ton avis, Jacqueline ? Plutôt deux fois qu'une ...
Une cantatrice française (Sandrine Piau) raconte à ce propos :
"Ma voix n'est pas une entité séparée, elle est là autour de moi, je n'ai qu'à trouver la technique qui me permettra de la cueillir et de la vocaliser pour la transmettre à tous, avec son lot d'émotions ..."
La musique est en nous et hors de nous ... il suffit d'y prêter attention !
Quant aux atomes crochus (comment dit-on "crochus" en italien ?) ça ne fait aucun doute ! J'ai dû être italien (toscan plus exactement) dans une autre vie
Bonne journée !
ANTIOCHUS
Humm j ai beaucoup aimé ce morceau , merci pour cette découverte
bises Antiochus
bon dimanche
canelle56 - le 22/11/2009 à 14h58
Bonjour Canelle, content de te revoir ... bises !
ANTIOCHUS
Une réponse à votre réponse Antiochus. Et un rectificatif aussi : ce n'est pas que je n'aime pas Bach. Il m'est agréable de l'écouter et j'avoue même qu'il m'arrive de le jouer aujourd'hui avec plaisir (je joue très très mal, je le précise). Cependant je ne le comprends pas et je n'arrive pas à m'y intéresser - à moins que ce ne soit dans l'ordre inverse ; je n'arrive pas à le suivre, à comprendre où il veut en venir, il me semble que ses compositions s'enroulent sur elles mêmes en une sorte de spirale perpétuelle... Sa musique ne provoque en moi aucune émotion et je ne fonctionne qu'à l'émotion (heu... je n'apprécie pas beaucoup Mozart non plus...). Parlez moi de Schubert, de Schuman, de Chopin, de berlioz, pour ne prendre que les plus connus - je ne cite pas Beethoven car, tout comme Callas est hors concours, Beethoven est bien au dessus de la mêlée. J'écoute le deuxième mouvement de l'Héroïque - il y a tout, la détresse et plus que l'espoir : la réalité de l'au delà - les pas pesants de ceux qui restent, accrochés à la glèbe qu'est leur vie terrestre, et le bonjeur immense de l'infini et de l'éternité (par Fürtwangler, bien sûr).

Pour la petite histoire et terminer cette intervention sur une note plus futile, il m'est arrivé à deux reprises d'être assise juste à côté de Crespin (en turban saumon) à Garnier, une fois pour la Tosca de Pavarotti et une autre pour Macbeth.
Marguerite Duplessis - le 22/11/2009 à 20h00
Donc, Schubert, Schumann, Berlioz, Chopin et Beethoven ... c'est vrai qu'il y a là de quoi faire ... et le début du siècle vingtième : Debussy - Satie - Franck - Ravel ... Fauré ...
La "spirale perpétuelle" de Bach ... bien vu, c'est exactement ça ! j'en parlerai sans doute plus avant un jour où l'autre ...
J'ai eu aussi la chance d'approcher Madame Crespin après un récital (il y a longtemps bien sûr) où elle interprétait les "Wesendonk lieder" de R. Wagner ... fabuleux personnage et un lirico spinto inégalable ... en tous cas inégalé !
ANTIOCHUS
Magnifique musique de Haendel, intemporelle!
La mansardienne - le 25/11/2009 à 16h48
Intemporelle est vraiment le mot ...plusieurs siècles après sa mort la musique du vieux maître de Londres nous fait encore vibrer (sans doute parce qu'elle nous parle de nous) !
ANTIOCHUS
Bonjour Antiochus ! Je viens de me régaler à écouter Haendel ! J'ai pu travailler 2 orceaux de lui : une Fughetta et une Canzone au piano ! Une très belle musique bien écrite ! Il fait partie des compositeurs que j'apprécie. Merci d'avoir mis en ligne ce morceau. Je te souhaite de passer un bon dimanche et à bientôt ! Amitiés musicales.
Thierry-alias-Jean-Philippe - le 12/12/2009 à 22h17
Ah, Haendel !!!
Merci de ton passage, Thierry
ANTIOCHUS